‹ Introduction à la géométrie différentielle suivant la méthode de H. GrassmanChapitre 39 sur 48 · Surface polaire. — Posons a = PNB · texte numérisé non relu

Surface polaire. — Posons a = PNB

et prenons la dérivée (formules de Frenet)

^"^ =TNB — P(^-T-H -bV+ -PNN = TNB4- -PBT,

ds

ou

(.) g = i(P + ?N)BT,

APPLICATIONS. l33

c'est-à-dire que le plan -7- est parallèle au plan rectifiant

en P.

La caractéristique de l'enveloppe a dans le plan a, ou la génératrice de la surface polaire qui correspond au point P, d'X

est la droite oL-r-y ou bien encore, d'après la formule (i), la

droite (P4-pN)B.

Donc :

La génératrice de la surface polaire, qui correspond au point P, passe par le centre de courbure P 4- pN, parallèlement à la hinormale.

Pour déterminer l'arête de rebroussement de la surface

polaire, on peut considérer cette surface comme engendrée

par la droite

<2 = (P + pN)B

et développer, sur le plan PNB, le produit régressif « ^; or

BN

ds 1 \ T ds I T ds

et, si la courbe P est gauche f - ^ o j ,

ds x\ ds ) '

la droite -r- est ainsi parallèle à la normale principale au point P, sa distance à la droite PN est — t-t^? et, par conséquent, le point Pn-pN — T-j^B est commun aux droites a et -j-t c'est-à-dire que V arête de rebroussement de la surface polaire est décrite par le point P-f-pN — t-j-^.

a. Si la courbe P est plane, la surface polaire est un cylindre; la section droite est le lieu des centres de courbure P -H pN de la courbe P.

l34 CHAPITRE III.

b. La sphère de centre P + pN — t^B, qui passe par le

point P, est appelée sphère osculatrice de la courbe P au point P : c'est la position limite de la sphère déterminée par quatre points de la courbe qui tendent vers P. Le cercle de centre P H- pN (centre de courbure ) qui passe par le point P est appelé, par analogie, cercle oscillateur de la courbe P au point P.

c. Nous dirons que la courbe P est une courbe spliérique quand elle est tracée sur une sphère. Pour que la courbe P soit une courbe sphérique, il est nécessaire et suffisant que

do

le point P-hpN — Ty-B soit un point fixe, condition que l'on peut écrire

ou, d'une manière équivalente,

p d / dp\ T ds\ ds J

60. Surface rectifiante. — Posons a = PBT; les formules de Frenet donnent

^=-^P(pTN + xNB).

La droite a-r- est la génératrice de la rectifiante qui cor-

dx respond au point P, situé d'ailleurs dans les plans a, j-? c'està-dire que la surface rectifiante contient la courbe P.

Pour déterminer une forme du deuxième ordre dont la position décrive la surface rectifiante, il suffit alors de détermi-

d% ner le produit régressif des bivecteurs des formes a, — -7-;

ces bivecteurs BT, pTN + rNA sont tels que BT(pTN + TNB) = TNB(pT — tB),

APPLICATIONS. l35

et si a est une forme du deuxième ordre qui engendre la rectifiante, on peut poser

a = P(pT-TB).

Le déterminant

ds ds

s'annule quand - est une constante et, réciproquement, si les

conditions que nous avons imposées à p et t sont satisfaites.

Nous aurons (pT— tB) ^ (pT— tB)=: — ôTB, et puisque la

condition (pT— rB)^(pT — tB) = o, ou è—o, ou ^ = const.,

quel que soit s, exprime que la direction du vecteur pT — tB est constante :

L'hélice est la seule courbe gauche ayant un cylindre pour surface rectifiante.

En développant le produit régressif a^^ sur le plan PBT,

on obtient une forme du premier ordre de la même position

que la forme

x(pT — xB) + 8P,

et, par conséquent.

Si pour toute valeur de s, <5 ^ o, l'arête de rebroussement de la surface rectifiante est décrite par le point P + ^ T — '¥^'

Soit encore 9 l'angle du vecteur T et de la génératrice de la rectifiante, parallèle au vecteur pT — tB, qui passe en P,

on a

tangcp = p

d'où

l36 CHAPITRE III.

et si 4* est l'angle de contingence du vecteur oT — tB,

mod(pT — xB)^(pT — tB) ^^^ "^^ = [mod(pT-.B)P "^^ = F^^'-

En développant la surface rectifiante sur un plan, l'angle o ne change point et ^ devient l'angle que fait avec une droite fixe du plan la transformée de la génératrice; mais les formules (i), (2) donnent é/tj> = dz c?o ou vj^ zp ç := const. Donc :

La courbeV se transforme en une droite en développant la surface rectifiante sur un plan (*). (Théorème de Lancret.)

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