‹ Introduction à la géométrie généraleChapitre 2 sur 8 · VI PREFACE · texte numérisé non relu

VI PREFACE

rente, on prit modèle sur ce qu'avaient fait les précédents géomètres, et l'on édifia un système différent du premier, mais non moins fermé que lui; puis une troisième hypothèse engendra une troisième Géométrie. On eut ainsi :

La Géométrie d'Euclide, où, par un point extérieur à une droite, ou peut mener, dans le plan qu'ils déterminent, une droite qui ne rencontre pas la droite donnée et où Ton ne peut en mener qu'une ^

La Géométrie de Lobalchefsky et de Bolyaï, où l'on peut mener une infinité de telles droites;

La Géométrie de Riemann, où l'on ne peut en mener aucune.

Ces trois systèmes fermés, construits à l'imitation mais indépendamment l'un de l'autre, présentent certaines ressemblances qui ont toujours été remarquées. Il y a d'abord, dans la Géométrie euclidienne, des propositions dont la démonstration est indépendante du postulatum : on ne peut évidemment que les retrouver dans les deux autres Géométries. Mais il y a plus : dans la Géométrie de Lobalchefsky, par exemple, on rencontre des surfaces, dites horîsphériques, qui présentent exactement toutes les propriétés du plan euclidien, à la retoumabilité près, c'est-à-dire que tous les théorèmes de la Géométrie plane ordinaire dont la démonstration n'exige pas le retournement du plan y sont vrais, si l'on substitue aux droites du plan les géodésiques de l'horisphère, c'est-à-dire les lignes qui y sont déterminées par deux points. Celte même Géométrie

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