‹ Introduction à la lecture de Nonius Marcellus [microform]Chapitre 4 sur 5 · QUELQUES CONJECTURES NOUVELLES · texte numérisé non relu

QUELQUES CONJECTURES NOUVELLES

P. 192. « Araneœ et femmini sunt generis... Ennius : Buxus araneœ. » Telle est la vulgate, éditée sans note, et repu'oduite par les collecteurs de fragments, par Hessel et récemment encore par M. Vahlen. Cette unanimité ne suffit pas à nous faire comprendre quel rapport il peut y avoir entre le buis et l'araignée. 11 me paraît certain qu'il faut lire bussus (arch. pour byssus), synonyme poétique de tela.

P. 77, V. Arci. Varro de Vita Pop. Romani : « Quod arci, quos summo opère fecerat, fessi pondère, diu facti, celeriter corruissent. »

On voit dans cette phrase un participe dénué de sens, qui n'a pas été signalé ; car il ne faut pas perdre de vue que, si un grand nombre de fautes ont été discutées et souvent corrigées dans le texte de Nonius, elles l'ont été au hasard des lectures, ou par suite de la célébrité d'un fragment. Mais lire le grammairien en entier, et chercher à se rendre compte de toutes les difficultés qu'il renferme, est un travail que Mercier seul avait entrepris et qu'il n'a pas achevé. Il se trouvait ici un mot rare, et non compris du copiste, « fessi pondère [et] di/fracti. » Bien entendu, Vf n'était pas redoublée.

P. 243. « Aura est ventorum. Virg., Georg., Ub. IV :

Atilli Dulcis compositis spiravit crinibus aura.

Idem, iEneid., lib. VI [204] :

Discolor unde auri per ramos aura refulsit.

— Aura, adactus. Varro, etc. »

Les lacunes dans les textes des auteurs cités par Nonius sont frappantes et incontestables. Qui oserait dire qu'il n'en existe pas ailleurs? Mais celleslà sont souvent difficiles à découvrir. Ici l'article de Nonius comprend àpeu près tous les sens du mot Aura; mais les changements d'interprétations ne sont pas indiqués. Dès le début, il manque évidemment quelque chose : ce devait être le sens le plus général : « Aura est ventorum [spiritus], » avec ou sans exemple ; car Nonius s'abstient souvent de produire des autorités pour la signification la plus ordinaire. Le premier exemple donné se réfère à un autre sens, qui est celui de odor. Ce sens est bien connu. On peut ajouter à l'exemple de Virgile celui de Stace (Theb. IV, 417) :

Visceribus laceris et odori sulphuris aura.

Le vers suivant ne se rapporte ni au sens de vent, ni à celui d'odeur, mais à celui de lumière, éclat. La chose est évidente, et Servius lui-même change notre conjecture en certitude, puisque dans ce vers il interprète

aura par splendor, interprétation qui est aussi dans Priscien, p. 1278. De telles omissions, qui ne sont jamais signalées dans les remarques des savants, laissent dans le texte de Nonius des interprétations fausses, qu'on met injustement sur le compte du grammairien. P. 482. Caltet itlam rem, pro illa re. Pomponius Pictoribus :

Mirum ni hspcMarsa est : in colubras callet canticulum.

Ce vers n'a pas attiré l'attention des savants. Un seul ms. ancien donne canticulum, reproduit par les éditeurs ; mais tous les autres ont canticulam, ce qui mérite réflexion. Le mètre a embarrassé. Bothe rejette d'une manière bien improbable canticulum au vers suivant; M. Ribbeck a bien vu que le vers était un septénaire trochaïque : il a indiqué <à la fin une lacune (qui serait d'un iambe). C'est là une omission que certainement Nonius n'aurait pas faite, mais que les copistes ont pu faire. Le féminin canticulam, qui n'est pas un mot latin, a été pour moi une lumière : j'ai cherché un mot féminin qui s'en rapprochât, et j'ai trouvé sans grande difficulté cantiunculam, autorisé par Cicéron (Finib. V, 18) : « Si cantiunr culis tantus vir irrctitus teneretur. » Avec ce mot, le vers marche parfaitement. En dépouillant les observations de Passerat, j'ai vu avec grand plaisir que je m'étais rencontré avec lui.

La formule mirum ni était fréquente dans les Comiques. On la trouve dans un passage de Novius, cité par Cicéron (de Orat. II, 69), dont j'avais pris note parce que je le voyais divisé en deux vers dans les éditions :

Qiiid ploras, pater ?

— Mirum ni cantem ! condemnatus sum.

Malgré l'autorité de M. Ribbeck, qui suppose après cantem une lacune d'un mot, afin d'obtenir u» iambique trimôtre, je trouve beaucoup plus simple de voir ici, comme dans le vers de Pomponius, un septénaire : Quid ploras, pater? — Mirum ni cantem! condemnatu'sum.

P. 257. Calx est finis. Virg. lib. V : '

Calcemque Icrit jam calée Diores.

Il n'est pas rare que Nonius reproduise le même mot dans deux chapitres, l'envisageant chaque fois sous un jour différent. Ainsi Calx a déjà figuré p. 199 pour le genre ; il est cité ici pour la signification. Mais cette seconde citation est incomplète et très-fautive : elle attribue au mot de l'exemple un sens qu'il n'a pas, et la traduction indiquée n'est justifiée par aucun exemple. 11 est évident que la première définition se rapporte à la ligne tracée avec du blanc au bout de la carrière. Deux exemples de ce sens sont donnés p. 199. Pour l'autre signification, nous lisons au même endroit, avec une remarque ayant trait au genre : Calx est generis fcminini. Virgil., lib. XI:

Ferrala calce fatigat.

Par suite de ces simples observations, j'ai rétabli en partie le passage dont je m'occupe ici :

[Calx, extrema pars pedum terrée proxima.] Virgilius, lib. V [324] : Galcemque terit jam calce Diores.

— C(\lx est finis. Lucilius Satyrarum lib. VII : Hoc est cum...

J'ai introduit, d'après quatre bons manuscrits, le second sens (nécessaire dans ce chapitre) avec un exemple incomplet, deux choses omises dans les éditions. Quant à l'explication du commencement, je la dois à Nonius lui-même, qui traite encore de ce mot p. 29 : « Nam sunt calces extrema pars pedum terrœ proxima. Virg., lib. V :

Ecce volât, calcemque terit jam calce Diores. »

P. 196. u Chartam generis feminini. — Mascuhni. Lucilius, lib. XXVII : Nec sic ubi Grœci, ubi nunc Socratici charti, quidquid quœritis, périmas.» Ce passage est embarrassant pour la grammaire, pour la métrique, pour le sens. Je ne me flatte pas de l'avoir rétabli, mais je puis corriger la faute capitale. Que dit le grammairien ? Qu'il y a deux déclinaisons latines, charta et chartus? Nullement : ce dernier mot serait par trop barbare. Il dit que charta, le seul qu'il cite, est du féminin et du masculin. Il ne parle nullement de charti, mais cette fausse conclusion a été tirée par les copistes, qui avaient sous les yeux des textes portant charte, d'autant plus facilement que charti rimait avec Grœci et Socratici. L'ancienne langue avait conservé le genre du mot grec, ô -/àp-ni;. Il faut donc lire Socratici chartœ.

Pour le reste, la Vraie leçon est à trouver. Nec sic ubi, donné au commencement par les mss. et les éditions, fait un vers trop long; il en est de même de Nescis conjecturé par Juste-Lipse. Quidquid, leçon ordinaire, ne présente pas un sens net. Perimus, premier mot du vers suivant, doit être maintenu, changé toutefois en periimus. La variante ou conjecture petimus, donnée par quelques éditions, contrarie le mètre sans apporter de lumière.

Voici comment j'ai édité ce fragment, bien sûr d'avoir satisfait à deux conditions, celles de la grammaire et de la métrique, mais laissant le sens obscur :

Nec si ubi Grœci, ubi nunc Socratici chartœ. Quid? quid quœritis? Periimus !

Le texte est certainement altéré. C'était aussi l'opinion de Guyet : « Locus depravatus videtur. »

P. 256. Comparare, emere. Terentius Heautontimorumeno : « Discubia aurum et vestem atque alla, quse opus sunt, comparet. » Telle est la leçon des manuscrits, au lieu de : « Des qui aurum. n Les anciennes éditions don-

nent : « Argentum dabitur illi ad nuptias aurum atque vestem qui comparet. » Junius et Mercier : (c Argentum d. i. ut aurum atque alia, quae opus sunt, comparet. » Cette variété de lecture provient d'une lacune qu'on n'a pas vue : deux exemples de la même pièce, qui ont une grande ressemblance, ont été confondus. Les vers doivent être rétablis comme il suit.

Terentius Heautontimorumeno [IV, 5, 29] :

Argentum dabitur illi [ad nuptias, Aurum atque vestem qui : tenesne ? — Comparet.

Idem in eadem, V, 8, 15] :

Des quî aurum, et vestem, atque alia, quap opu' sunt, comparet.

P. 18, V. Delirare. Lucilius :

Quaproptor délire, et cupide offlcium fungor ruberum.

Ruberum, leçon de tous les mss. et de Mercier, a fort embarrîissé les savants. Rubetum, des premières éditions, n'est d'aucun secours. Ruderum, donné par Junius, paraît une conjecture; Gerlach, qui l'adopte, tente vainement de l'expliquer. Juste-Lipse propose Iherum, que" Mercier rejette avec raison comme introduisant une fin d'hexamètre dans un vers trochaïque. Dousa voulait tuberum. L'idée de Mercier liberum, acceptée par Corpet, vaut beaucoup mieux que toutes les précédentes. Cependant la différence avec le texte est considérable : une r ne peut être remplacée par une /; d'ailleurs, comment un mot aussi simple que liberum aurait-il été mal reproduit? Je suis parti de ce principe, que le mot en question devait être un mot rare et non compris des copistes. Suberum m'a paru satisfaire à cette condition, en même temps qu'il substituait une lettre à une lettre presque entièrement semblable. Suber, au génitif pluriel, était peu usité en latin, relativement au singulier. Cependant il y a dans le choix de ce nombre une grande propriété, puisqu'il s'agit non de l'arbre, mais de fragments de liège. Dès lors le vers se traduit avec beaucoup d'unité : a Voilà pourquoi je bats la campagne, et je me comporte (et je flotte) comme des morceaux de liège; » ou « Voilà ce qui rend mon esprit flottant, et je suis volontiers comme un bouchon sur l'eau. »

P. 96, V. Domuitionem. Pacuvius Hermiona :

Nam solus Danais hic domuitionem dédit.

Lucilius, lib. XXVI :

Domuitionis cupidi iraperium régis prene imminuimus.

L'explication .du lemma s'est perdue; car on ne saurait admettre que Nonius, voulant instruire son fils, ait négligé d'expliquer les mots surannés ou même entièrement tombés en désuétude qu'il se "proposait de lui apprendre.

Le mot domuitionem, donné ici, signifie « le retour dans la patrie. »

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Mercier n'a pas de note sur cet article, mais il a écrit pl^sieurs fois domuitionem sur son exemplaire de Junius, que je possède. Junius avait domutionetn. C'est une nouvelle preuve que le ms. de Saint-Victor était postérieur à tous les bons mss. que nous connîdssons aujourd'hui. Ceux-ci donnent en effet (j'en compte six) domutionem, forme reproduite par les premières éditions. Le seul ms. de Paris porte Domitionem, avec cette glosé à la marge, et de la même main : domo (leg. domom) itionem. • Il y a trente-six ans que j'ai proposé dans mon Thésaurus poeticus la leçon domitionem. Je ne connaissais pas alors les manuscrits, mais je pensais que domu devait perdre la voyelle finale devant itio, et les exemples poétiques de ce mot, cités ici ou ailleurs, me confirmaient dans cette opinion.

Le premier vers est un excellent iambique trimètre avec domitiontm ; il a une syllabe de trop avec domuitionem. On pourrait dire que nous avons ici une partie d'un vers plus long; mais je ne le crois pas, à cause de nam, dont la place serait moins naturelle dans le cas supposé.

Le vers de Lucilius nous fournit une preuve plus convaincante, puisque le premier hémistiche du trochaïque septénaire n'est légitime qu'en écrivant :

Domitionîs cupidi, imperium.

Nous avons encore deux exemples à notre disposition. Âttius, dans son Astyanax (ap. Non. p. 357, v. Obscenum) :

Desisset * exercitum Morari, nec me ab doniitione arceret* [cum] obsceno omine.

11 n'y a aucun doute que ce fragment est en vers iambiques octonaires. J'avoue qu'ici avec domuitionele vers serait régulier. Mais ce seul exemple n'annule pas les autres.

Citons encore ce vers d'un poëte anonyme, rapporté par l'auteur de la Rhétorique à Herennius, III, 21 :

Jam domitionem reges Âtridse parant.

Ce n'est pas là le texte de la plupart des manuscrits, lesquels portent domi ultionem. Mais quelques-uns, suivis par Aide Manuce et Victorius, ont domuitionem. Ce mot, généralement adopté, donne au vers une syllabe de trop. \

Quiconque prendra la peine délire tout ce passage avec un peu d'attention reconnaîtra l'excellence de la lecture domitio. En effet, l'auteur enseigne des moyens mnémoniques dont l'orateur peut tirer bon parti. Si l'on veut se rappeler le commencement de ce vers, dit-il, il faut songer

1. Je donne la leçon des manuscrits, qui fait un vers faux. Les corrections n'offrent rien de certain.

2. Les mss. donnent marceretu. On néglige Vu final, dont j'ai fait cum.

au nom propre Domitius. Comme on ne dit pas Domuitius, la comparaison emporte domitio. C'est ce qu'a fait ressortir récemment, dans une excellente page (de Re Metric. p. 420), M. Lucien MûUer, et j'avoue que cet argument me paraît irréfutable.

Cependant M. Ribbeck, quoiqu'il eût déjà cité in extenso dans sa première édition le passage du rhéteur, n'a pas été touché de la conclusion de M. MùUer, et dans sa nouvelle édition, il se contente de mentionner la conjecture. Nous en sommes surpris, et nous le sommes bien davantage de le voir abandonner partout la leçon domuitio pour y substituer, quoi? domum itio, sans doute pour éviter les vers faux. Mais Nonius, d'après son plan, explique un mot, et n'en explique pas deux : ni domum, ni itio ne présentent la moindre obscurité. Trois ou quatre exemples de titres en deux mots : Infestum habere, In solum {ventre), In populum, ne ressemblent nullement à domum itio.

Domitio est un mot rare. Sur quatre exemples d'écrivains de la République, Nonius nous en a conservé trois. Cicéron l'avait peut-être employé dans un passage de la Divination (I, 32), où il est donné par quelques manuscrits; mais l'autre leçon, domum ilionem, est généralement admise par les éditeurs. Toutefois Schott (IV, 10) maintient domuilionem, disant que la vulgate est une glose passée dans le texte.

Le mot domuitio ou domitio devait reparaître dans les auteurs de la décadence. Forcellini en cite un exemple d'Apulée (Met. II, sub fine) : « Titubante vestigio domuitionem capesso. » 11 en indique d'autres exemples du même auteur, parmi lesquels il s'en trouve un que Fulgence (v. Choragium, p. 563 M) avait déjà cité. Le même Fulgence (v. Pollinctores, p. 560) rapporte un autre exemple d'un ouvrage perdu d'Apulée, Hermagoras : « Pollinctores funere domuitionem paramus. » On trouve encore ce vieux mot dans Dictys de Crète (I, 20) : « Tum Ulysses, simulata ex pervicacia Agamemnonis iracundia, ob id domuitionem confirmans. »

Plusieurs glossateurs l'ont enregistré. Nous voyons dans les Gloses de Placide : « Domuitionem, domus (1. domum) reditum. » C'était peut-être là précisément le début de l'article de Nonius : domuitionem n'est autre chose que domum ilionem, transformé par l'omission d'une abréviation. Les gloses de Philoxène présentent cela de remarquable qu'elles ont conservé la vraie leçon : Domitione[m], iTtavoSov. Papias n'a pas donné ce mot.

Quelques-uns trouveront peut-être que c'est beaucoup insister pour arriver à un mince résultat. Mais la vérité n'est jamais à dédaigner. Souvent d'excellentes conjectures ont été compromises parce qu'elles n'ont pas été suffisamment défendues, et l'on éternise le doute pour n'avoir pas montré le chemin qui nous avait conduits à telle conclusion. J'ose croire que, si un critique de la valeur de M. Ribbeck avait eu devant les yeux les faits

et les inductions que je viens de grouper, il n'aurait pas refusé de suivre M. Lucien Mûller.

On lit dans le lexique de Forcellini domuitio; quant à domutio, qui n'avait alors que l'autorité des anciennes éditions, il est à peine indiqué. Le lexique de M. Freund, qui est le plus récent, ne reconnaît que domuitio.

J'espère que dorénavant les dictionnaires abandonneront une fausse leçon. L'article sera plus exact, et en même temps plus court : il n'y aura plus à discuter.

P. 100. « Duodevicesimo, ita ut duodecimo. » Telle est la vulgate, répétée ensuite dans deux exemples. On lit dans Aulu-Gelle •, traitant du même sujet, duo et vicesimo. C'est ce que donnent encore les dernières éditions. Il s'agit bien du même archaïsme, puisque les deux grammairiens citent le même exemple de Varron. Si l'un produit un autre passage, tiré de Fabius Pictor, et l'autre un passage de Caton, ils montrent ainsi leur individualité.

Le cadre d'Aulu-Gelle diffère entièrement de celui de Nonius. Rien ne nous guide pour retrouver la leçon correcte du premier grammairien ; mais nous savons par la place de l'article dans Nonius (Kvre II) que la manière de parler dont il est question était tombée en désuétude : voilà pourquoi cet adjectif méritait une explication. Or l'adjectif duodevicesimus est de la langue commune. Duo et vicesimus est h peu près dans le même cas, bien que moins usité. Duoetvicesimani est dans Tacite (Hist. V, 1).

Il s'agit donc de découvrir le vrai mot, que les copistes ne connaissaient pas, et qu'ils ont altéré. Nonius nous l'indique par une comparaison lumineuse. Duodecimus est une déclinaison irrégulière, dans laquelle on a conservé le nom numéral duodecim; mais, suivant l'analogie, ce devait être l'adjectif secundus {decimus). Pareillement, en maintenant pour la seconde dizaine le nom de nombre duo, au lieu de vicesimus secundus, on a duovicesimus'^. Ces deux adjectifs sont calqués l'un sur l'autre. Mais plus tard, vicesimussecundus était la seule forme usitée, qui est mise par Priscien dans ses paradigmes (p. 1332).

Les adjectifs donnés par Aulu-Gelle et Nonius sont donc également vicieux, et c'est Nonius qui nous indique la rectification. Ainsi, quand un interlocuteur d'Aulu-Gelle dit : « Non duo et vicesimo, sed duodevicesimo scribi oportuit, » il faut lire, « sed duovicesimo scribi. »

Cette rectification n'est pas nouvelle : Junius l'avait déjà indiquée en marge de son édition ; mais ni les éditeurs de Nonius, ni ceux d'Aulu- Gelle n'en ont profité.

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