RÉSISTANCE PAR MILLIMÈTRE CARRÉ
BOIS A L*iTàT MOTBff B0I9
ESSENCES I>E DOIS. |,£ pcStlCCATIOM. TRÈt-SEC.
kg k|r
Chêne de Québec 2,98 f\,'io
Cdêne de Dantzick » 5 , 4^
Gbêne anglais 4 ^ ^^ 7 ; ^7
Sapin rouge 4)05 /\j6Z
Sapin blanc 4j7^ S^fx
Sap;n de Prusse 4 > ^7 4 1 ^0
Pin résineux 4 > 77 »
Pin rouge i 3, 80 5,28
Orme » 7,^5
Peuplier a, 18 3, 60 (M
RÉSISTANCE INDICATION DES PIÈCES SOUMISES A L'ÉCBASEMENT. par
mlllim. carré.
Chêne de France 3^S85 à 4î63
Sapin de France 4 ,62 à 5, 38
Chêne anglais 2,71
Sapin blanc anglais i , 35
Pin d'Amérique 1,18
Orme u , 90
D'après MM. Gauthey et Tredgold, la limite des pressions qu'on puisse faire supporter, par millimètre carré, à une face de bois, afin qu'elle ne se refoule pas sensiblement sur ellemême» serait, pour
Le CHÊNE français, la face pressée étant perpend. aux fibres, de. 2,00
Le CHÊNE français, la face pressée étant parallèle aux fibres, de. i ,()o
Le CHÊNE anglais, la face pressée étant parallèle aux fibres, de. . 1 ,08
Le sapin jaune, la face pressée étant perpend. aux fibres, de.. . 0,70
269. Manière d'appliquer ces résultais, limite des charges permanentes. — Les nombres du premier de ces tableaux peuvent, d'après les expériences de Rondelet, être appliqués aux pièces chargées de bout, tant que leur hauteur n'excède pas 7 à 8 fois leur épaisseur; mais ils doivent être réduits aux { quand la hauteur est 12 fois l'épaisseur, et à j quand elle est 24 fois l'épaisseur (*).
Au delà de cette dernière proportion qui embrasse à peu près tous les cas d'application, il faut recourir à d'autres méthodes de calcul qui ne rentrent point dans l'objet de ce Chapitre, et
(") M. E. Hodgkinson a déduit de ses expériences, sur les poteaux en ehènc de Dantzick, la formule suivante, dans laquelle P désigne la charge do rupture, h répaisseur, et h la hauteur du poteau :
La limite du poids que Ton peut faire supporter, avec sécurité, à ces pièces, n'est que y^ environ de la charge de rupture P. Cette formule repose sur un petit nombre d'essais, et n'est peut-^tre pas encore suffisamment conlirmée par l'expérience. (K.)
34^ MfiGAlflQUB INDUSTRIELLE.
qui reposent sur la considération des flexions transversales éprouvées par les pièces qui ne spni ni encastrées aux deux bouts, ni appuyées latéralement; car lorsqu'il en est autrement, la résistance est augmentée, et se rapproche davantage de celles qui sont portées au premier des tableaux cidessus.
Dans tous les cas, on devra réduire les nombres obtenus, à Yïf au moins, de leur valeur, afin d'avoir la limite des efforts qu'il est permis de faire supporter, d'une manière permanente, aux bois qui entrent dans les constructions en charpente ordinaire. Ainsi, la résistance permanente, par millimètre carré, devra être réduite à o^»,4o ou même o''«,3o pour le chêne chargé de bout, et à o^«,5o ou même o^«,4o pour le sapin chargé pareillement, et cela encore bien que les pièces soient trèscourtes ou appuyées latéralement.
Cette règle, comme l'observe M. Navier, peut servir à calculer l'espacement des pilots de fondation des édifices, et elle s'accorde sensiblement avec celle d'après laquelle Perronet prescrit (171) dé charger, au plus, de 25ooo et 5oooo kilogrammes les pilots en chêne deo"*,i5 et o",32 de diamètre.
Il n'a point été fait d'ailleurs d'expériences directes pour constater la loi de la compression des bois, et pour déterminer leur résistance élastique, qu'il faudra provisoirement considérer comme étant sensiblement (236) entre certaines limites, la même que pour le cas de l'extension dont nous allons maintenant nous occuper.
270. Résistance du bois à la rupture par extension (*). — Gettje résistance varie suivant que Teffort est dirigé dans le sens des fibres, perpendiculairement à leur longueur, ou qu'il tend à séparer les deux parties d'une même pièce, en les faisant glisser l'une sur l'autre parallèlement à ces fibres. Les résultats moyens des expériences entreprises à ce sujet, se trouvent indiqués dans le tableau suivant :
( * ) Consulter à ce sujet le Mémoire sur les propriétés mécaniques des bois de MM. Chevandier et Wertheim (1846). Les chiffres trouvés par ces observateurs différent généralement do ceux qui sont donnés dans le texte, ^oir la IVote de la page 349- (K.)
DBS RÉSISTANCES. 343
RÉSISTANCE INDICATION DES BOIS ET DU SENS DE LA TRACTION par
mllliin. carré.
ktr k»
-Chênb dans le sens de^ fibres 6 à 8
Tremble ' Id 6 à 7
Sapin Id 8 à 9
fRÂNE Id ia,oo
Orme Id 10,40
HÂTRE Id 8,00
Teak Id 11,00
Buis Id i4,oo
Poirier Id < 6 , 90
Acajou Id 5, 60
Tremble latéralement aux fibres (ou par glissement). . 0,57
Sapin Id. Id o, 4a
Cbênb, perpendiculairement aux fibres i ,60
Peuplier Id i ,a5
Larix Id i... 0,94
Ici encore on ne doit pas charger les bois d'un effort permanent de traction , qui surpasse le V» ^^s nombres portés au précédent tableau; et cette règle, générale pour les bois, est principalement fondée sur ce que cette substance est sujette à des altérations intimes, telles que la vermoulure, la pourriture et réchauffement, par suite desquelles elle perd une grande partie de son élasticité au bout d'un certain temps. Ainsi, par exemple, l'expérience a appris que le bois de chêne, qui résiste pourtant mieux que le sapin aux causes de destruction de cette espèce, ne peut demeurer plus de vingtcinq à trente ans exposé à l'air libre, comme le sont notamment les charpentes de ponts, sans exiger un renouvellement intégral. *
271. Loi des allongements et résistance élastique du chêne. — Dans une expérience de MM. Minard et Desormes, sur un prisme de chêne de 36 millimètres d'équarrissagc et l'^jOiô de longueur, la marche des allongements a été ainsi :
Charges successiTes. . o^R, i7o8*'e, o*'R, i!\\v^%, o^Z, 3ii4''S, o'f AHongeraent absolu, o*", o"*,ooi, o*", o^.ooiS, o™, o™, 00 175, o™, 00026,
ce qui monire que, pour les deux premières charges correspondant à i3i^',8 el i86 kilogrammes par centimèlre carré, les allongemenls soni demeurés sensiblement proportionnels aux efforts de tension, et l'élasticité des Obres parfaite, la pièce étant revenue exactement à sa langueur primitive après avoir été déchargée.
L'allongement proportionnel, désigné par i au n^'SdG, et qui correspond à la charge des i3i^s8, ci-dessus, étant ici
o",ooi ,