‹ Introduction à la philosophie analytique de l'histoire. Les idées. Les religions. Les systèmesChapitre 236 sur 291 · LES RADICAUX SÉKITIQUES DE LA DIVINITÉ · texte numérisé non relu

LES RADICAUX SÉKITIQUES DE LA DIVINITÉ

daïques de Dieu, iElah, iEloha (1), et le pluriel iGlohim, constamment employé dans la Bible pour signifier ]a réunion de toutes les puissances dans une personne (2). Ce même radical, par une association d*idées qui jette du jour sur la nature antique de la religion, fournit le mot âlâh^ jurer ^ serment^ chose promisey alliance^ imprécation. La notion de force ou celle de grandeur, qui y tient de près, peut-être aussi une sorte de culte primitif du chêne, expliquent les mots de même famille, âlàh^ œlâh, chêne ^ et alon^ selon, chênaie ^ bocage sacré {3),

Le radical bilitère al et les mots qui en dépendent se confondent par la signiGcation avec les précédents. Le mot a/, comme particule, a ce sens de la négation par crainte (le ne latin, qui manque au français), dont il ne serait peut-être pas trop téméraire de chercher Torigine dans l'impression de la terreur sacrée, c'est-à-dire de la force divine. ^/, autre particule, exprime une multitude de rapports différents, comme c'est Tordinaire des prépositions dans toute les langues. Mais âel nous ramène directement à l'idée de Force, et représente tout pouvoir, ou celui qui Ta en main, un Fort, un Dieu étranger ou inconnu par exemple, ou même un héros et un conquérant(4). Le pluriel de/m désigne les puissants, les grands du monde (5) ; mais âel est aussi l'idée générale et de plus en plus exclusive de Force divine, comme quand les Juifs traitent les dieux étrangers de schêdinij c'est-à-dire de simples pouvoirs malfaisants et de nondel{Q) ; ou que, dans un document plus ancien, ce nom, joint à celui de HGelion (le Haut), est appliqué au Dieu de Ma1kisédeketd*Abram.

Le nom i'jSlohim partage avec celui de j^l ce double sens, polythéiste ou monothéiste au besoin. Il s'applique aux divinités de l'Egypte et à d'autres Dieux quelconques, différents de celui des

sans Toyelles, et les mots qui en dériyent, j'adopte la lettre a pour Taspirée aîepfi, h pour Taspirée hé, j pour Taspirée jod et hg pour Taspirée hgaïn. Je suis obligé de faire servir encore la lettre a, marquant simplement la pleine ouverture de la bouche, soit comme voyelle, soit pour accompagner les voyelles qui viennent se joindre, pour la prononciation, A Valepfi du radical. Je ne m'astreins à cette loi qu'ici et par besoin de clarté.

(i) Rares, et absents des documents les plus anciens (voir Deutéronome, xxxit, 15, et Habakkouk, i, il).

(2) On ne doute pas de ce sens, ou de celui d'un pluriel de majesté, qui devait, primitivement en être peu différent, qaand on voit ce pluriel régir constamment des verbe» au singulier, et quand ou lit les apparitions personnelles d'iEIobim dans la Genèse.

(3) Genèse^ xxxv, 4 et 8 ; xii, 6 ; xin, 18 ; Josué^ xxiv, 26.

(4) Genèse, xxxi, 29; Exode, xxxiv, 14; Ps. ijcxxi, iO; Es., vl, b;Ézéch., xxxi,

(5) Ps. XXIX, 1 • [B)Deut., xzn, 17 et 21.

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