DÉTERMINATION ASTROLOGIQUE DES DIEUX
à leur berceau et les accompajjne très tard, pour ne tléchir un moment que dans le panthéisme. Les Babyloniens montraient quelque part le tombeau de Bel, en tant qu'homme, à l'époque où ils étaient loin de renoncer à voir sa divinité dans une planète, et où les penseurs parmi eux le considéraient probablement, si ce n'est en lui-même, en Bellis son épouse, comme la substance qui embrasse, engendre et dévore toutes choses.
Pour revenir maintenant à la tour de Babylone, il est à peine .louteux que, entre autres usages, elle ait servi d'observatoire aux prêtres astrologues. Il ne faudrait pas croire pour cela que leur savoir astronomique ait été poussé très loin. Le songe d'une science primitive de la haute Asie n'a plus guère d'adhérents, et n'en saurait avoir d'instruits des travaux de la critique moderne. Mais la simple observation des positions respectives et des déplacements des corps mobiles de la sphère, la science du ber-er complétée, systématisée (l'explication des éclipses de soleil peut-être, l'explication non la prédiction), voilà ce qu'il est permis d'attribuer à ces hommes. Et voilà te qui intéressait chez eux la spéculation, parce que, des rapports accidentels aperçus entre la situation des astres, d'un côté, et les modilications atmosphériques, les évéueuienl.s de la vie humaine, les révolutions des empires, de l'autre, rapports qu'ils crurent essentiels, qu'ils généralisèrent et édifièrent en théorie, ils firent peu à peu sortir le [ilus factice, et le plus élraiiger à toute idée murale, des syslèmes d'action de la divinité sur les honnnes.
Ce système a encouragé l'étude du ciel et la garde des annales astronomiques. Toutefois les observations de 19 siècles, transmises à Aristote, dit-on, se trouvèrent sans doute trop peu précises, ou porter en grande partie sur des faits alors trop dénués d'intérêt, pour paraître utilisables aux vrais astronomes de la Grèce. Et je ne sais si Vaslrolotjiey mieux accu»>illie et perpétuée à travers le moyen âge que ne le fut jamais Yfulronoinir, servit comme on le prétend à conserver l'élude de celte dernière; mais il est certain qu'elle y entretint une déviation funeste du but de la science, oulie qu'elle leurra les esprits d'une superstition dont les dernières traces sont encore mal effacées. Le principe de l'égarement est le même que celui du fétichisme, quoique l'objet en soit pris plus haut. Il consiste dans la conclusion tirée d'une action ou influence possible, qu'on imagine, à une action ou influence réelle, qu'on aflirme. La preuve se donne par la rencontre accidentelle de l'elfel prétendu avec la cause prétendue, et ne manque jamais, grâce à ce qu'on n'a garde de compter les cas qui démentent la règle, non plus que de prendre la peine de définir et d'observer rigoureusement ceux que l'on prend pour la confirmer. Les pratiques anciennes et modernes de divination et d'incantation,