‹ Introduction à la philosophie analytique de l'histoire [microform]. Les idées. Les religions. Les systèmesChapitre 223 sur 253 · LES DÉCOUVERTES DA\S LA CUALDÉE · texte numérisé non relu

LES DÉCOUVERTES DA\S LA CUALDÉE

reporter la date des établissements humains des bouches de l'Euphrale à une époque non moins ancienne que celle des monuments de la Basse- Egypte.

Cette dynastie étrangère par laquelle commence réellement l'histoire politique de la Chaldée a été longtemps regardée comme aryenne, et Bérose lui-même parait l'avoir rattachée, non seulement à la Médie, mais à la Bactriane, et à ce fameux réformateur religieux, ou roi et conquérant, Zoroastre, dont le réel caractère et l'époque sont encore si difficiles à déflnir avec précision. La lumière est définitivement f^iite en ce qui concerne l'origine de l'envahisseur, qui n'était ni de cette race et de cette religion, ni venu de si loin. Dés i»nscriptions du roi d'Assyrie, Assoui-Bani-Pal, qui prit Suse en 661, nous apprennent que mil six cent trente-cinq ans avant lui, un roi dElam (Susiane) du nom de Koudour-Nakhounta avait conduit une expédition dans la Chaldée, avait pris les villes, ravagé la contrée, pillé les temples et enlevé pour les porter à Suse les images des dieux Chaldéens. Assour-Bani-Pal se fait gloire d'avoir reconquis ces trophées et rétabli les statues à leurs places. C'est toujours à la même époque à très peu près que ce nouveau calcul nous ramène (2296). On a cependant des inscriptions de rois plus anciens, mais dont on n'est pas parvenu à composer une suite régulière. Ils paraissent le plus souvent avoir régné sur des territoires séparés, dans les villes d'Our, d'Erech, de Larsam, de Sippara, etc. Le plus ancien d'entre eux, cependant, dont le nom est lu divetseinent, Ourouck ou Ourkham (Orcbamus) parles uns, Rickbagas par d'autres savants qui croient pouvoir en «létei miner la lecture touranienne, est un roi d'Our, grand constructeur, qui a attaché son nom à plusieurs temples pyramidaux dans les différentes villes chaldéennes, et non pas dans Our seulement. Le temple élevé dans cette dernière ville, — une de ces pyramides à étages et à retraits successifs qui sont restées caractérisiiques de 1 architecture religieuse babylonienne, — était un monument de dimensions immenses, rappelant, quoique sans les égaler, les grandes pyramides d'Egypte. Les ruines de cet édilice le font juger, d'après le genre des matériaux el le caractère des inscriptions, d une antiquité supérieure à celle de tous les autres monuments dont il y a des restes dans la contrée (1).

(l)Voy. G. Rawlinson, The firer/rea/ monarchies of the ancienteastem World, t I, Chaidaen. chap. viir. — L'auteur de ce grand ouvrage admet peut-être avec une trop jrrande facilittî le-? rapprochements de la chronologie rhHldeenne avec des personn igog bifiliqnes t^ls q'ie Nirarod et Koudour-Lnfîom''r (op. 133 et 161). — Ou a vnalii a-i-^si que le roi Ourkham, de Our en Chaldée, '^ût. identique à un cortain pf^rifonnase.du nom d'Orchimus,qii'Ovi le en «es Mt^ta'uorp'io-esrr^pelle « septième roi des Achéméniens après Belus » ; et puis, que pater Orchamu.^, ou

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