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LA SCOLASTJQUE OU LA FILLE DES ÉCOLES

latin défiguré que parleront les peuplos gernianiciuos, mais oncore lo latin savant tel qu il fut consorvé dans les livres, après la création dos langu(^s niodornos ; enfin la phase de la renaissance ou de la latinité régénérée par rhumanisnie.

Pour marquer ces trois âges du latin, on les ai)pola respectivement ^ haut âge ou Age supérieur, moyen ago et âge inférieur ou infime «^).

Calquant leurs divisions sur celles des philologues, les historiens s'habituèrent à regarder comme intermédiaires, au point de vue général de la cinlisaiion, les siècles intercalaires au point de vue de la Infinité.

Une identification semblable vicie la définition de la scolastique dont il vient d'être parlé. En histoire de la philosophie comme en histoire générale, nous sonnnes les tributaires inconscients d'un A^ç^ ignorant et injuste. Les pédagogues du xvi® siècle jugeaient la philosophie scohistique en bloc : l'ensemble de ce qu'on enseignait dans les écoles du moyen âge, et ils considéraient ces enseignements comme les fruits secs d'une mentalité surannée et barbare (2). — Quelque chose de ces puérilités a survécu à la Renaissance.

') 0^ cit, pp. 14 à 16.

§ i. — Les méthodes scolastiques,

13. La méthodo (fAs^o^o;) est le chemin suivi pour atteindre un but. Ce but, quand il s'agit de la science philosophique, est ou bien sa construction, ou h'wn son cns('i(jnc7ncnt. Au moyen âge, le système de philosophie qu'on ;ip|)ello la scolastique, eut ses méthodes inventives ou construr(iv(^s, ses procédés pédag-()g:i(iues ou didactiques. Ketrarons-les sommairement.

14. MKTaoDEs coNSTRUCTivEs. — Toutc scicuce emprunte ses méthodes constmctïncs à ce qui constitue son obj(H formel, celui-ci donnant à la science sa spécificité (5). Or la philosophiiî scohisticpie ne fut pns dVmblée en possession de ses voies propres, et on constate dans la formation de ses méthodes un progrès historique parallèle à la constitution même de son patrimoine doctrinal.

Le haut moyen âge s'éprend de l;i méth mIo sf/hthctiqnc ou dédifctirc, qui, partant de principes très gtméraux et très simi)les, en déduit d(\s relations de plus en plus s[)éciales et complexes. Scobisti(jU(»s et antis(!()lastiqu(»s airectionneni cette marche descendante de Tc^sprii.

Je me propose, écrit Boèce, d'édifier 1m science nu moyen de C(mcepts et de mnximes, ;iinsi que celn se prniique dans les mathématiques ^). Anselme de Cantorbéry tire de ridée de Dieu noii seulement la preuve de Texistence réelle

') J^e hehdomadibiis^ Prol.

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