SUITE DES CROYANCES PERPÉTUÉES PAR LA TRADITION OU LE TÉMOIGNAGE
I. Nécessité d’un culte public. — II. Croyance d’une autre vie et de l’immortalité de l’âme. — III. Intervention de la Providence. — - IV. Diverses croyances. : Chute de l’homme, attente d’un réparateur, etc. — V. Traditions morales, connoissance des devoirs. — VI. Résumé des traditions.
Nous avons vu la croyance de Dieu universellement répandue parmi les nations, et nous l’avons vue se perpétuer dans les siècles, par les moyens de la tradition humaine. D’autres croyances, également universelles, accompagnent partout ce dogme perpétuel et constant des sociétés.
L’objet de cet ouvrage n’est pas de rechercher, dans les antiquités historiques, tous les monumens de ces croyances , puisqu’elles se montrent partout d’ellesmêmes, comme autant de faits éclatans de lumière. Ce travail, d’ailleurs , a été fait par des hommes profondément versés dans la connoissance des mœurs et des opinions de tous les peuples; et si nous avons ajouté nos propres recherches à toutes celles de ces savans hommes, lorsqu’il a été question de la croyance universelle et perpétuelle de Dieu , ce n’est point sans doute pour
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donner une autorité nouvelle à cette grande .tradition , mais pour voir de nos yeux briller son éclat, et pour nous assurer par nous-mêmes du peu d’eflort qu’il faut à l’homme pour apercevoir autour de lui la trace toujours vivante des grandes notions qui intéressent le plus son intelligence. La même facilité se feroit sentir pour découvrir de toutes parts l’empreinte de plusieurs autres traditions, qui se présentent avec le même caractère d’universalité. Mais nous ne poursuivons pas le vain honneur d’une érudition que les travaux de plusieurs savans ont rendue désormais facile ; et comme nous avons principalement en vue de faire comprendre plus tard les hautes conséquences qui se déduisent de la doctrine de la tradition humaine, considérée comme un simple fait historique, nous nous contenterons d’exposer rapidement quelles sont les croyances que cette tradition a ainsi perpétuées, en laissant aux esprits curieux le soin ou le plaisir de chercher dans les histoires, non point les preuves de la vérité de ces croyances, mais les preuves de leur existence perpétuelle dans la société.