‹ Introduction a la pratique gynécologique (volume 2)Chapitre 15 sur 100 · MUQUEUSE DE LA TROMPE · texte numérisé non relu

MUQUEUSE DE LA TROMPE

La muqueuse tubaire se conlinue avec la muqueuse utérine sans changer notablement de caractère.

Unie dans la première portion intra-pariétale ou utérine de la trompe, et en tout semblable à ce qu'elle est dans le corps de l'utérus, elle devient très accidentée, au fur et à mesure qu'elle se rapproche de son extrémité abdominale ou pavillon.

Dans sa deuxième portion, moyenne, conduit et ampoule, elle offre une disposition pectinée, ou mieux foliacée, qui rappelle vaguement les crêtes et les sillons de l'arbre de vie dans le col utérin. Ce sont de grands replis muqueux, lamellaires, parallèles entre eux, qui courent le long du conduit tubaire, pour arriver à leur maximum de développement dans l'extrémité de l'ampoule et qu'on ne saurait mieux comparer, dans leur ensemble, qu'à la disposition plissée d'un filtre en papier.

Dans sa troisième portion ou pavillon, elle s'unit, sur les bords de chacune des digitations frangées, au péritoine.

Comme structure, elle se rapproche, par certains côtés, de la muqueuse du corps de l'utérus : chorion souple et très vasculaire, épithélium cylindrique régulier et cilié.

Les dépressions folliculaires, bursiformes (Hennig), en caecum, digitées et légèrement spir oïdes qu'elle contient, sont peu profondes et peu abondantes. Des anfracluosités nombreuses, représentant autant de hernies de la muqueuse au travers de la tunique musculaire, existent au fond des sillons.

Le caraclère spécial de la muqueuse tubaire, c'est de s'ouvrir directement dans la cavité du péritoine et de se continuer avec l'endothélium qui revêt la séreuse. Ce fait, unique dans l'économie, réalise la communication constante d'une grande séreuse avec l'exlérieiu'. Cette notion qui, à force d'être banale, n'arrête guère plus la réflexion, est grosse de conséquences lorsqu'on songe à l'importance ' qu'ont prise aujourd'liui les idées de virulence et de contage : c'est le vaste conduit vulvo-vaginal, si exposé à toutes les infections, mis en communication avec le péritoine.

REVÊTEMENT DE l'oVAIRE.

Par l'intermédiaire de la grande frange qui relie la trompe à l'ovaire, ou ligament tubo-ovarique, l'épitliélium cylindrique cilié aborde la surface libre de la glande ovarienne. C'est bien, en effet, une vraie glande. A l'inverse des autres, elle présente une surface sécrétante convexe, mais sa texture est telle que si, par la pensée, on la déprime pour la retourner de façon à convertir cette surlace convexe en une surface concave, comme on retournerait un doigt de gant, on aura la glande du type le plus parfnit: surface excavée, criblée de pertuis folliculaires aboutissant aux ovisacs rangés en une couche sécrétante (ovigéne), revêtue par une tunique musculaire, et enfin tunique externe cellulo-vasculaire....

Toutefois l'assimilation avec un appareil de sécrétion n'est absolument vraie que chez le fœtus et chez la petite fille, où exisie une couche épithéliale formée de cellules à type cylindrique (épithélium germinatif), donnant lieu à des invaginations épithéliales dans le slroma.pour former l'ovule. Chez l'adulte, le revêtement germinatif de l'ovaire n'est nullement théorique, pas plus (lue l'existence des conduits correspondant aux ovules, vestiges des tubes primitifs de Pflùger, mais ces derniers sont pleins et très raies; ce sont des traînées épithéliales allant de la surface de l'organe à certains ovisacs. L'existence de tubes de Pflûger a été démontrée chez la femme par Koster en 1889, pendant toute la durée génitale, observée par Ralbiani sur une femme de vingt-deux ans, enfin par Pflùger lui-même, au moment de la reproduction. Chez les animaux, chienne, chatte, etc., le cas n'est contesté par aucun physiologiste.

Pour nous résumer, nous trouvons l'appareil génital tout entier pourvu d'un revêtement muquoux continu, de structure générale très comparable, mais avec des particularités saisissantes qui fournissent matière à des considérations utiles.

D'abord le groupement des glandes mucipares autour des orifices, comme à la vulve, au col utdrin.

Ensuite, la disposition anfraclueuse, foliacée, plissée, prédominante dans les points où le drainage des Iluides est le plus nécessaire pour

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