COUCHE MUSCULAIRE
assurer la perméabilité des conduits (co/, (rompe); mais, par contre, permettant des ampliations considérables et rapides des points correspondants du conduit et la turgescence du stroma.
Enfin, toutes ces régions glandulaires et accidentées, vulve, col, trompe et même l'ovaire restent comme les foyers persistants des inflammations génitales primilivemcnt diffuses.
MUQUEUSE DU PAROVAIRE.
Nous ne pouvions par laisser dans l'ombre ce fait anatomique connu, relatif à l'existence des conduits fermés, débris du corps de Wolf, épars dans l'épaisseur du ligament large, corps de Rosenmûllcr, canaux de Gartner, de Kobclk, etc., car il se rattache aux considérations précédentes par ce détail significatif : comme les voies génitales, ces vestiges organiques sont pourvus d'un épithélium cylindrique, cilié, et peuvent être le siège d'hydropisies d'origine irritative dues à des inflammations de voisinage. Mais ils ne recèlent jamais les éléments patliogéniques de l'infection et vraisemblablement jamais non plus de pus véritable.
2" Couche moyenne, musculaire, des voies génitales.
Au point de vue spécial de l'inflammation, la tunique musculaire ne donne lieu qu'à des considérations secondaires.
Elle s'étend de la vulve au péritoine, alfectant des différences considérables dans l'épaisseur, la distribution et la disposition de ses faisceaux, suivant les attributions physiologiques de chaque organe.-
Elle est le siège de deux ordres de mouvements.
Les mouvements liés à la fonction mécanique active, qui lui incombe, appartiennent plus spécialement à l'étude des déplacements ou déviations, en ce qu'ils ont pour effet de maintenir ou modifier la statique générale du système.
Les mouvements intrinsèques, en quelque sorte, ressortissent directement aux phénomènes de la nutrition des organes ou à l'exercice de certaines de leurs fonctions physiologiques.
La paroi musculaire, considérée à ce deuxième point de vue, règle le débit de l'irrigation sanguine, et le modifie dans des circonstances déterminées.
On sait que, pour Rouget, tout organe faisant partie des voies génitales est ércctile, plutôt pseudo-érectile. Cela signifie que les vaisseaux et la musculature s'associent dans un but de turgidité et de congestion qui a son rôle marqué dans le fonctionnement pliysiologique.
Après l'accoucbement, la simple rétraction du muscle utérin office la lumière des vaisseaux artériels et veineux, arrête l'écoulement du sang et favorise la formation des thrombus au niveau de la plaie placentaire.
On ne saurait dénier à la paroi musculaire du conduit génital, pendant Vétal de vacuité, un rôle analogue, l)ien que plus modéré. Ce rôle se vérifie de deux façons : par les alternatives d*" durcissement avec réduction de volume et de turgidité avec ramollissement qui s'observent dans le muscle lui-même, àô même que par les alternatives d'anémie et de congestion qui se produisent dans la muqueuse, suivant qu'il y a atonie ou contraction excessive de la musculature. Certainement la régularisation de l'irrigation sanguine n'est pas départie exclusivement à la paroi musculaire, cl les parois contractiles des artères y ont une part; mais le rôle du muscle est très sensible.
A ce titre, ce rôle est hautement à considérer dans révolution des phénomènes de stase, de congestion, d'arrêt, de retard ou de transmission rapide des processus inflammatoires. Car, si la paroi musculaire donne passage aux artères, de la séreuse \ers la muqueuse, elle constitue de même un ciible où se tamisent, en le traversant en sens inverse, les vaisseaux veineux et lynqjhaliques, allant de la muqueuse vers la séreuse. Notons déjà que les lymphatiques abondent dans l'épaisseur des faisceaux de cette couche musculaire.
A un autre puint de vue, les mouvements actifs des spliiiiclcrs sont à considérer dans cei tains phénomènes mécaniques qui se produisent au cours de l'inflammation.
Les appareils musculaires accessoires, tels que les ligaments utérins, le rcleveur anal, le corps du périnée, constituent des bandes ou des masses musculaires étendues des organes mobiles aux parois fixes du bassin.