‹ Introduction a la pratique gynécologique (volume 2)Chapitre 17 sur 100 · COUCHE EXTERNE · texte numérisé non relu

COUCHE EXTERNE

3° Couche externe, cellulo-séreuse.

Elle comprend :

1" Le tissu cellulaire pelvien, le paramélrhnn, le méso-ovarium, le mésosalpinx et le substratum celluleux des autres replis péritonéaux dépendant directement ou indirectement du ligament large;

2° Le péritoine ;

5° Les réseaux et les troncs lymphatiques de l'appareil génital.

C'est la troisième et la plus externe des trois gaines du conduit génital.

En réalité, cette couche est fictive dans la plus grande partie de l'étendue du conduit et formée par un feutrage cellulo-graisseux qui remplit l'espace vide entre la paroi musculaire et les parois pelviennes correspondantes.

Ce tissu est abondant autour du vagin et sur les côtés de l'isthme utérin.

Dans la partie intra-péritonéale de l'appareil, c'est-à-dire corps de l'utérus, trompe et ovaire, la tunique externe se transforme en un revêtement, séreux, mince, recouvert d'endothôlium plat; au niveau de l'écartement des feuillets séreux constituant leshiles, ou pédicules de ces organes, mésosalpinx, méso-ovarium, etc., la forme celluleuse lâche reparaît.-

Nous n'hésitons pas à assimiler entièrement le revêtement séreux à la gaine cellulaire lâche. Ce fut une grande préoccupation de Gallard que de démontrer par des pièces anatomiques la continuité de la gaine cellulaire même sur le corps de l'utérus, dans la partie recouverte du péritoine, entre le muscle et la séreuse. Dans le but de prouver victorieusement la réalité du phlegmon péri-utérin, entendu de l'inflammation suppurative sous-péritonéale, il montrait une ou deux pièces aussi rares que curieuses, dans lesquelles le péritoine utérin était doublé d'un matelas épais de tissu celluloadipeux.

Cette trouvaille d'amphithéâtre était parfaitement inutile à la démonstration.

11 est bon d'insister ici sur la définition réelle et l'importance des tissu celluleux et séreux qui composent la tunique externe des voies génitales.

La constitution des tissus cellulaires, des tissus conjonctifs et des séreuses, est identifiée aujourd'hui physiologiquement, grâce aux progrès de l'histologie. Ce sont des tissus de la varictc séreuse ou lymphatique. Ils sont rattachés nu grand système lymphatique canalisé, réseaux et troncs, et leur démonstration est réalisable par voie d'injections.

Les fentes et les lacunes closes qu'ils renferment desservent, à titre de circulation en retour complémentaire, ou de système de dégorgement, l'intimité des tissus et des organes (Recklinghausen, Renaut, Ranvier).

Cette importante notion implique l'idée d'existence d'un système séreux partout où existe du tissu conjonctif celluleux, lamellaire ou fibreux. Nous compléterons cet aperçu tout à l'heure, par une démonstration plus précise.

Dans l'inflammation, les exsudais plastiques, la suppuration, sont, de ce fait, démontrés possibles autour de l'utérus, de la trompe, sous la couche péritonéale qui les revêt, puisque l'endothélium repose sur une couche conjonctive, doublée elle-même d'un peu de tis^u cellulaire lâche, étendu par conséquent entre le muscle et le péritoine.

Cette troisième gaine a une grande importance en pathologie. D'abord elle contient les gros vaisseaux sanguins et les troncs lymphatiques, dans sa portion dépourvue de péritoine, comme elle renferme un fin réseau lymphatique sous-séreux dans la portion péritonéale (Poirier, Wallich, etc.). Elle est la principale localisation secondaire de certaines inflammations; quelquefois leur point d'arrêl, après l'étape accomplie de la muqueuse ou de la musculeusc aux lymphaticjnes collecteurs, gros troncs et ganglions.

Cette description sommaire doit se compléter naturellement par celle des lymphatiques.

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