‹ Introduction a la pratique gynécologique (volume 2)Chapitre 3 sur 100 · SUR L'INFLAMMATION DE L'APPAREIL GÉNITAL · texte numérisé non relu

SUR L'INFLAMMATION DE L'APPAREIL GÉNITAL

V appareil génital de la femme se compose des organes suivants :

La vulve;

Le vagin ;

L'utérus;

Les trompes ;

Les ovaires.

Ces organes, sauf les ovaires, forment une série ininterrompue de conduits creux, commençant à la peau et se terminant à la cavité péritonéale.

Leur structure est similaire et constituée par trois gaines superposées :

Revêlement interne, muqueux muni de follicules et de papilles ; Tunique moyenne musculaire ;

Atmosphère externe celluleuse, revêtant les caractères d'une membrane séreuse, seulement pour les organes logés dans l'abdomen :

portion du col et totalité du corps de l'utérus, trompes et ovaires.

V inflammation des organes génitaux de la femme comprend les états morbides qui correspondent aux maladies connues sous les termes de :

vulvite,

vaginite ou colpite, métrite, salpingite, ovarite,

A côté de ces affections principales se placent :

a. la périmétrite, inflammation conjuguée des annexes (ovaire, trompe, et péritoine circon voisin) auxquels on peut rattacher la péri-entérite pelvienne et l'urétérite.

P la cellulite, inflammation du tissu cellulaire qui enveloppe ou avoisine les organes génitaux, — et des faisceaux musculaires ligamenteux qui s'insèrent sur ces organes.

Lorsqu'elle siège dans le tissu cellulaire qui confine directement à l'utérus, la cellulite devient paramétrite.

§ I. Dans quel sens on doit entendre le mot « influniniation ».

Ces appellations de incivile, iHu/inilc, etc., dont la désinence implique l'idée de plilegmasie, sont parfois employées à tort, dans le langage usuel, pour désigner des altérations très différentes de l'inflammation vraie.

Ainsi, on a fait et on fait tous les jours une confusion étrange entre des états fi'ancliement inflaunnaloii'cs et caractérisés par ce que nous appelons en médecine générale la plthx/osc, et des lésions qui représentent bien plutôt des troubles physiologiques passagers ou des' processus purement plastiques, absolument étrangers à l'inflammation vraie.

De ces désignations trop larges et nécessairement vicieuses résultent des erreurs, soit dans l'application des termes eux-mêmes, soit dans l'appréciation exacte des lésions (jui leur correspondent. Ces discordances nous ont l'rappé depuis longtemps. Peut-être est-ce le peu de goût (iU(! nous inspirent les néologismes qui nous a fait

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