‹ Introduction a la pratique gynécologique (volume 2)Chapitre 30 sur 100 · MIGRATION- ET LOCALISATION · texte numérisé non relu

MIGRATION- ET LOCALISATION

rcâlisé. Quant à rélémeiit virulence, il est en quelque sorte fatal. C'est une question de temps et de hasard.

Dès lors, les conduits génitaux externes recèleront de tels germes et en telle quantité que les ptomaïnes produites par ceux-ci deviennent de véritables agents et d'irrilalion et de destruction de la barrière prolectrice constiluée par l'épitliélium de revêtement, qui sert à la défense des tissus plus profondement situés.

Privée de cet épithélium résistant dont la reproduction est si rapide, la paroi est véritablement traumatisée par une sorte de procédé chimique, et les phénomènes de l'inflammation vont se dérouler, comme s'il s'agissait d'une plaie ordinaire.

Ici iuiit ce qui a trait à l'étiologie proprement dite de l'inflammation banale. Je ne puis suivre l'évolution de chacun des nombreux microbes })athogènes dont il a été question dans ce chapitre. Je me bornerai à quelques remarques.

Il suffit, en terminant, de faire cette constatation de la plus haute importance, c'est que les lésions de l'inflammation banale tendent, d'une façon générale, à rester localisées au foyer d'inoculation, et à créer des affections limitées à un point ou à un segment des voies génitales externes; mais il y a exception à celte règle.

L'exception se produit, lorsque, au milieu des organismes vulgaires ou pyogènes bénins, apparaît le streptocoque ou un staphylocoque de virulence exaltée. Dès lors l'effraction du foyer primitif et la migration des organismes par des voies directes ou détournées deviennent possibles. Nous ne sommes pas encore au courant des conditions diverses qui font qu'un foyer primitivement local donne lieu à une migration lointaine, mais le fait est certain et nous aurons à revenir en détail sur le mécanisme des localisations et des migrations. La propagation par la muqueuse, suivant la voie des lymphatiques réticulaires sous-épithéliaux, — ou par le système tronculaire des lymphatiques, — ou enfin par le système veineux, va créer des foyers secondaires plus ou moins éloignés, dans les districts correspondants du bassin. On verra naître ainsi des ovarites, des salpingites, des pelvi-péritonites, des paramétrites secondaires.

La remarque véritablement importante qui se place ici, c'est que ces lésions secondaires revêtiront les mêmes caractères que les lésions primitives, c'est-à-dire qu'elles seront causées toujours par les

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mêmes organismes sécrétant les mêmes ptomoïncs. fal)riqnant le même pus que dans les foyers générateurs primitifs. Cette considération est capitale pour établir la distinction clinique entre les foyers pelviens secondaires de l'inflammation banale, et les foyers secondaires des inflammations puerpérale et gonococcienne- Ce sera toujours un processus comparable, suppuradf ou plastique, mais non identique.

Le secret de la conduite thérapeutique est en grande partie dans cette distinction.

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