‹ Introduction a la pratique gynécologique (volume 2)Chapitre 31 sur 100 · ÉVOLUTION CLINIQUE · texte numérisé non relu

ÉVOLUTION CLINIQUE

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INDICATIONS GÉNÉRALES DU TRAITEMENT dans les infections banales des organes génitaux.

L'évolution clinique des maladies génitales ayant pour origine une infection par l'un quelconque des organismes que j'ai rangés précédemment dans la catégorie banale, pour la raison qu'ils restent en dehors des deux autres catégories, est conséquemment d'une variété telle qu'il faudrait renoncer à l'étudier sans une entière connaissance de chacun de ces nombreux organismes.

Et cependant l'allure de la maladie engendrée par un seul, ou par plusieurs de ces microbes associés, diffère peu à certains égards.

Les troul)les sont subaigus et n'arrivent que rarement à la forme aiguë. En dehors du peu d'action pathogène habituel à la plupart de ces microbes, la raison réelle de cette subacuité ne se trouve guère que dans la localisation exclusivement muqueuse de l'infection.

Les organismes de la catégorie banale, quelle que soit leur intensité de virulence, à moins de trouver une solution de continuité qui leur ouvre la voie des réseaux lymphatiques profonds, restent cantonnés dans le revêtement muqueux. Mais celui-ci se trouve assez résistant pour juguler leur irruption en profondeur et, en tous cas, pour en paralyser les effets.

L'incubation d'un élément microbien très nocif y est quasi impossible et, cliniquement, il ne saurait êire question, en l'état de non gravidité, d'érysipèle ou de lymphangite grave ayant débuté dans l'appareil génital externe intact, bien que l'on ne puisse douter que souvent les microbes de la lymphangite et de l'érysipèle, c'est-à-dire des streptocoques très virulents, arrivent à son contact. Ces sortes d'in-

fections ne s'observent pas. C'est donc qu'apparemment la résistance physique, chimique ou physiologique du milieu le défend victorieusement en pareil cas.

Autre chose est, lorsqu'il y a effraction. Et cette rareté des infections génitales graves, en dehors de la blennorrhagie gonococcienne ou du puerpérisme, bien que le streptocoque et le staphylocoque soient habituellement présents dans l'infection du tégument externe, peau ou muqueuses, montre bien la prépondérance de conditions accessoires.

C'est, pour la blennorrhagie, la destruction primordiale de l'épithélium, par le gonocoque, qui parait avoir une affinité particulière pour les épilhéliums de sécrétion où il pullule activement.

C'est, pour le puerpérisme infectieux, d'abord la nature des fluides excrétés, sérum et sang, qui sont d'excellents milieux de culture; et ensuite l'état de désunion, d'elfraction, disons de pénétrabililé du revêtement génital, qui en facilite l'invasion par des organismes déjà adaptés à ce genre de milieux, et, en tous cas, tivs disposés à l'adaptation. Sans compter qu'ici, la béance de larges et nombreux vaisseaux absorbants à la surface infectée favorise la propagation rapide de l'infection qui est un des éléments de sa gravité spéciale.

Donc, ces conditions propres à la blennorrhagie, à l'infection puerpérale, aux traumatismes, faisant généralement défaut dans l'infecliou le l'elentissementde la plilogose consécutive à l'invasion

microbienne est lent et généralement atténué.

Il existe cependant des formes assez graves de l'infeclion génitale, même banale. Cette gravité dépend moins de l'activité des germes pathogènes que de leur extension rapide favorisée par des conditions spéciales du terrain et de leur localisation dans les régions génitales |)articulièrement susceptibles, les annexes par exemple On peut dire de ces infections qu'elles tiennent leur gravité du sièya (ju'elles occupent.

Viilrite, Vaginite Ixoiales. — A l'oiifice vulvairc, dans le vagin, les phénomènes morbides sont : la rougeur érythémateuse, le gonflement, la desquamation, les exsudations sénîuses discrètes, puis séropurulenles et muco-purulentes enlin, qui caractérisent les infections

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cutanées et muqueuses. Avec cela, douleurs, cuisson et, tardivement, prurit rebelle.

Je n'iasislciai pas sur les affections classées nosograpliiquement qui correspondent à ces étals, l'allure générale de l'infection devant seule m'intércsser ici.

Il est bien rare que les désordres restent longtemps localisés, car, de deux choses l'une : ou l'attention est attirée tôt et les précautions liygiéniques prises à temps (lavages, injections, topiques) suffisent à enrayer le maL; ou, l'accident ayant été négligé, le mal se propage de l'extérieur à l'intérieur, et le déplacement des symptômes suit l'évolution ascensionnelle des germes pathogènes. De la vulve, elle a passé au vagin, du vagin, elle passe à l'utérus et la métrite s'établit insidieusement. Remarquons que les follicules muqueux situés à l'enlrée des voies génitales ne restent pas impressionnés chroniqucment grâce à la défense efficace des épitliéliums de sécrétion. Nous verrons plus loin que, contrairement à ce que je signale pour les infections banales, dans la blennorrhagie, un caractère fort commun et réputé typique est la chronicité des lésions aux orifices glandulaires, et au méat uréthral, qui sont, comme on sait, tapissés d'épilhélium cylindrique.

Méirite banale. — Tout d'abord, qu'elle soit le résultat de la propagation d'une infection similaire du vagin ou qu'elle se déclare à la suite d'une infection directe qui aui a épargné ce conduit, phénomène assez habituel dans la lymphangite bâtarde des filles strumeuses, raffection est généralement obscure à ses débuts. Chez la vierge, on comprend aisément que les moindres sécrétions originaires de la vulve, stagnant forcément dans la cavité vaginale en raison de l'occlusion de l'hymen, la propagation au col utérin soit précoce et presque inévitai)le. Les symptômes capables de révéler la métrite sont discrets : leucorrhée, — si la muqueuse du corps est prise, métrorrhagie , — douleur modérée et intermittente, mais souvent absence de douleur.

Le siège de l'infection reste habituellement cervical, et l'endocervicite, avec ou sans ectropion, en constitue le fond anatomique.

La propagation au corps de l'utérus engendre en général des elfets superficiels et passagers.

Au surplus, l'infection a de grandes tendances à ne pas dépasser l'utérus.

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