TnoussEAïï. Bulletin de l'Académie de médecine
valait à une définition de la maladie. En assimilant la plaie placentaire de raccouchée au traumatisme d'un blessé, en émettant l'idée que « quelque chose de spécifique s'ajoute à la plaie placentaire, à la plaie chirurgicale », il devenait le vrai précurseur de la docliine moderne.
Lorsqu'en 1857 Pasteur eut découvert un genre d'expérimentation inconnu jusqu'alors, et ouvert à la chimie une Yoie nouvelle, en isolant le ferment lactique; lorsqu'il eut montré que ce ferment était vivant, ce fut un trait de lumièi e dont l'éclat ne fit qu'augmenter à partir de cette époque.
La découverte du rùle des infiniment petits dans la circulation de la vie, dans le mécanisme des transformations incessantes de la matière morte, dans l'action destructive des ferments pathogènes sur la matière vivante : telle est l'anivre de Pasteur.
Les découvertes de ce savant ont servi de prélude à toules les études du même ordre.
Dès ISG'i, Siefferinann, de Strasbourg, élève de Stolz, aflirmail sans preuves que la cause de l'infection puerpérale était un germe de nature encore inconnue.
Recklinghausen ' (1871), puis Valdcyer- et Orlh"' constatèrent la présence de bactéries nionilifoi'mes dans le sang des femmes infectées. Orth, par ses inoculations sous-cutanées de liquides péritonitiqucs, détermina des accidents infectieux et des suppurations chez h; lapin.
Les injections, chez les animaux, de liquides morbides recueillis impurs aux autopsies (d'Espine, Quinquaud', Heiberg, Haussniann), ne pouvaient, en aucune façon, préciser la question.
C'est en 1879 que, pour la première fois. Pasteur vil dans le sang el cultiva à l'état de pureté le sLreplococcus puerperalis.
En 1880, je publiai le résultat de mes recherches sur les microbes infectieux de la fièvre puerpérale. J'en trouve dans la thèse d'agrégation de Bar (1885) un exposé très succinct que je préfèi'c citer plutôt que d'entreprendre l'analyse de mon piojjrc travail.
« En 1880 parut la thèse inaugurale du docteur Doléi'is, qui,
1. Uur.iu.iNoiiiUSKN. Cenlrtilhl. /'. nicd. W'isaensch ., 1871.