DÉFINITION
Ces phénomènes constituaient les premières phases de l'inflammation, qui se résumaient dans le mot phlegmon.
Quanta la phase ultime, elle consistait dans la diapédèse excessive, l'exsudation liquide unie à la multiplication ccllulaii'e, aboutissant à la désintégration des éléments, et s'appelait suppvralion.]lu d'autres termes, pyogcnèse l'opréscntail le dernier tei mc, l'aboutissant univoque de la. série des phénomènes successifs dont l'ensemble constituait l'acte inflammatoire.
Tout cela reste vrai analomiquement, mais est absolument insuffisant au point de vue de la filiation des causes et des effets. Une lésion d'ordre inflammatoire ne réside pas dans un processus plastique seul et ne saurait être le résultat d'une simple irritation mécanique. Les processus plastiques s'arrêtent aux premiers stades et doivent rétrocéder fatalement, dès que l'irritation cesse. Dès lors, si le processus s'entretient, s'étend et finit par provoquer la mortification, soit lente, soit rapide des exsudats, s'il aboutit, en un mot, à la suppuration, qui est une des formes de l'élimination, c'est que des conditions nouvelles interviennent. A cet égard il n'y a que deux liypotlièses possibles : ou bien il s'est ajouté quelque chose de plus aux phénomènes plastiques, ou Inen ce quelque chose préexistait et c'est lui qui a donné au processus son allure spéciale.
Préexistant ou surajouté, ce quelque chose est nécessaire. Or il faut remarquer que l'ancienne description de la phlogose se satisfaisait très Ijien dcV irrilation comme élément phlogogène primordial ; l'irritation suffisait pour provoquer toute la série des phénomènes inflammatoires, et l'exemjde habituellement choisi était l'étude microscopique des modifications observées sur la membrane inlerdigi taie d'une grenouille, autour d'un point irrité par la piqûre d'une aiguille rougie au feu.
Nous ne pouvons plus souscrire à cette manière de voir.
Pour qu'il y ait inflammation, il faut un agent phlogogène, un microbe.
Nous n'insisterons pas ici sur les microbes pathogènes auxquels revient le rôle essentiel dans les phénomènes inflammatoires ce n'est pas encore le moment.
Emettons simplement le principe en thèse générale. Dans tous les cas, lorsqu'on observe une inflammation franche, d'où qu elle vienne, quelles que soient sa nature et sa forme, il est certain qu'il existe
dans le milieu enflammé un organisme vivant, cause elficiente de tous les accidenls, et (ju'oii pourra mettre en évidence pai- des procédés appropriés. C'est ainsi que l'entendent aujourd'hui le plus grand nombre des pathologistes, en ce qui concerne la plupart des phlegmasies organiques.
Puisque cette conception générale admet, pour toute inflammation, la nécessilé d'un élément plilogogène, voire d'un éh-ment spécifique venu du deiiors, il n'y a aucune raison pour l'aire une exception lorsqu'il s'agit de l'appareil génital.
La métrite, pour en revenir à notre exemple, ne gît donc plus dans un symptôme, comme V liémorrhagie ; elle n'est pas simplement une lésion mieux définie mais insuflisante, lymphangite ou phlcbilc, elle est tout entière dans l'évolution d'un élément étiologique. d'un pi incipe plilogogène. Telle a été, pour la pathologie, la succession des doctrines.
Aujourd'hui la notion de cause qui équivaut à l'idée d'es[ièce, domine la nosologie. Telle doit être l'évolution rationnelle de la gynécologie.
Si la nature microbienne des maladies aiguës est acceptable et acceptée généralement, la porte d'entrée du microbe, ou, pour mieux dire, le premier foyer de la contamination, n'est pas toujours aisé à déleiminer.
Ceci demande quelques détails puisés dans la pathologie générale. Nous nous occuperons d'abord des formes aiguës de l'iiiHam-
Ouaiid on considère ces affections aiguës des muqueuses, il est tout naturel d'adniellre qu'elles se sont primitivement localisées dans ces mu(|ueuses et qu'elles résullent d'un contact direct avec un agent plilogogène extérieur. Qu'il s'agisse de l'œil, de ra|)|)areil digestif et de ses dépendances, bouche, pharynx, amygdales, qu'il s'agisse aussi bien de l'appareil respiratoire, la chose s'explique sans diflicullé par ce fait que, tous les organes dépendant de ces divers
matioii.