‹ Introduction a la pratique gynécologique (volume 2)Chapitre 69 sur 100 · ANTISEPSIE DE LA CAVITE UTÉIUNE APRÈS LE CDKETTAGE · texte numérisé non relu

ANTISEPSIE DE LA CAVITE UTÉIUNE APRÈS LE CDKETTAGE

Elle est réalisée déjà en partie par l'écouvillon enduit de la solution glycéro-créosotée.

Une irrigation intra-utérine avec une solution phéniquée à 1 pour

Fig. 8. — Sonde dilatatrice à irrigation intra-utérine de Doléris.

N. B. — Le modèle de l'auteur, en usage actuellement, est muni d'une vis à écartement — Les orifices sont situés à l'extrémité en biseau des branches de la soude, ce qui' permet un nettoyage suffisant et empêche l'obstruction de l'instrument (Dol.).

100, ou sublimée à 1/5 pour 1000, très chaude, suit l'écouvillonnage.

Je recommande l'emploi de ma sonde dilatatrice de préférence aux autres sondes, pour l'avantage qu'elle offre d'assurer absolument le retour du liquide et de permettre la sortie des quelques fragments qui auraient pu être laissés dans l'utérus

Enfin, pour assurer l'asepsie permanente de la cavité utérine, on pratiquera le drainage à la gaze imbibée d'un mélange glycéro-iodoforraé à 10 pour 100. Ce drain reste en place pendant quarantehuit heures, et n'est pas remplacé. Il est bon d'imprégner très légèrement la gaze d'une solution phéniquée, ou de la solution glycéro-créosotée, avant de l'immerger dans le mélange glycéro-iodoformé. Cette addition du phénol à l'iodoforroe est motivée par la diffusibilité plus grande de cette substance. Il faut se servir, pour conduire la gaze jusqu'au fond de l'utérus, d'une pince ou d'un hystéromètre. C'est là une manœuvre très aisée.

Il est nuisible de tasser la gaze dans la cavité du col, car on pourrait gêner l'écoulement des liquides exsudés de la cavité du corps.

Le vagin sera également tamponné avec de la gaze iodoformée faiblement tassée et sèche.

Inutilité de la cliloroformisalion.

Le traitement intra-utérin, en cas d'endométrite infectieuse, est d'une simplicité telle, qu'il s'agisse d'avortement ou d'accouchement, et détermine si peu de douleur, lorsqu'il est prudemment exécuté, que la chlorol'ormisation est inutile. La douleur, d'ailleurs, est modérée tant que la lésion est endométrilique. L'expérience ici vaut mieux que tout raisonnement a priori. Dans quelques cas rares, alors que la patiente est très nerveuse ou très craintive, si elle n'est ni trop épuisée par la perte de sang, ni trop afl'aiblie par l'ancienneté des accidents ou l'intensité des symptômes réactionnels, on peut user de l'anesthésie chloroformique.

Mais il y a avantage à s'en passer, ainsi que beaucoup d'auteurs l'ont fait observer avec raison. Le contrôle de l'opération est mieux assuré par la sensibilité de l'opérée; l'hémorrhagie par inertie est moins à craindre. Dans la pratique rurale, c'est une complication de moins pour les cas où l'intervention s'impose d'urgence.

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