‹ Introduction a la pratique gynécologique (volume 2)Chapitre 73 sur 100 · TRAITEMENT GÉNÉRAL DE L'INFECTION. — OCITOCIQUES · texte numérisé non relu

TRAITEMENT GÉNÉRAL DE L'INFECTION. — OCITOCIQUES

La méthode du purgatif précoce, après la laparotomie suspecte, est généralement usitée avec profit. On peut la recommander utilement dans le début des phénomènes de l'infection puerpérale. Son action se fait sentir surtout sur le péritoine, en ce qu'elle parait favoriser la résorption des exsudais septiques qu'il peut contenir. Le calomel répond bien à l'indication théorique. On l'administre à dose modérée : 50 centigrammes, en deux fois, à vingt minutes d'intervalle.

Après une évacuation intestinale suffisante, l'asepsie intestinale peut être maintenue grâce au naphtol (Bouchard), au benzo-naphtol (Tarnier). J'use de ces médicaments avec modération et par doses très fractionnées : 2 grammes quotidiens en 8 à 10 prises, dans du lait, ou en cachets concurremment avec le lait.

DES OCITOCIQUES.

Déterminer la contraction permanente du tissu utérin revient à limiter l'absorption des poisons intra-utérins grâce à l'occlusion vasculaire. Cette proposition, pour être théorique, n'en a pas moins la sançtion de la pratique. Le danger reconnu moindre dans l'infection post abortum n'a guère d'autre explication.

L'ergot de seigle et l'ergoline répondent à celte indication. Il importe de fractionner le médicament en vue d'un effet à peu près permanent.

Je ne nie pas que le résultat soit difficile à obtenir. Toutefois l'administration hàtivc des ocitociques usuels reste logique au début des infections, à condition qu'on les associe aux autres moyens. J'ai préconisé, il y a quinze ans, cette pratique prophylactique qui consiste à « purger préventivement les voies génitales de tout germe infectieux, détruire celui-ci dès que l'existence en est reconnue, favoriser l'occlusion des voies d'absorption et de diffusion qui sont les voies vasculaires veineuses et lymphatiques ».

Je ne crois pas qu'aucune raison milite contre l'adoption de cette dernière précaution et je suis heureux de l'étayer de l'opinion d'autrui.

Leivis rapporte, dans une Interview avec Porro {Amer. Journ. of obstetrics. Sept. 1794, p. 356), la pratique de cet accoucheur éminent. Dans les cas de lièvre puerpérale, Porro donne de fréquents

lavements, des injections intra-utérines de créoline ou de sublimé. L'ergot et la quinine sont administrés en injections hypodermiques.

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