Centialbl. f. Gijnœc, 1887, n
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stonte et facile régularité des résultats, je doute encore de la valeur médico-légale absolue que l'auteur leur accorde.
Deuxième groupe. — Ils sont aussi très nombreux les observateurs qui, tout eu ayant retrouvé le gonocoque, en donnent une description différant de celle de Neisser par quelques points de détail.
Haale (1880) signale la présence des microbes dans l'intérieur des cellules, dans les noyaux mêmes.
Weiss (th. Nancy, 1880) leur assigne des dimensions supérieures à celles indiquées par Neisser (de 10 à l!2 dixièmes de i^.).
Leisfikow (Berlin, 1882) trouve que les gonocoques siègent dans l'intérieur des cellules et non à leur surface, pas plus que dans leur noyau, comme l'avait avancé Neisser. Il signale leur absence dans le bubon et dans l'arthrite blennorrhagique et indique leur présence dans le pus de l'ophthalmie blennorrhagique.
D'après h'iein (1885) les gonocoques mesurent 8 dixièmes de dans leur principal diamètre; chaque couple lui apparaît sphérique et non pas discoïde et aplati.
Eschbaum (1885) emploie un procédé de coloration autre que celui utilisé par Neisser (solution aqueuse de violet de gentiane); il déclare que les cocci ne siègent ni à la surface des cellules ni dans leurs noyaux, mais bien dans l'épaisseur de leur protoplasma cellulaire. Selon lui, les microbes libres dans le liquide inlercellulaire pioviennent uniquement de la fonte des cellules qui, en se désagrégeant, mettent en liberté les cocci qu'elles contenaient.
Le professeur Bouchard (1884) reconnaît également la présence des gonocoques dans l'intérieur des globules purulents.
En 1885, de Sinety, Henneyiiy, de Pczzer, trouvent le gonocoque dans l'intérieur des globules du pus.
D'autre part, Chameron (th. Paris, 1885) constate la présence des cocci dans les cellules épithéliales de l'urèthre mais ne les retrouve pas dans les globules purulents.
En 1884, M. Bouchard avait fait la même constatation : « le point essentiel, explique-t-il, c'est l'envahissement par le microbe des cellules épithéliales; tandis qu'on trouve 1 leucocyte envahi sur 50, on constate la présence du parasite dans 2 cellules épithéliales sur 5 ».
Jidlien (Paris, 1885) assigne au gonocoque une forme sphérique.
Il le retrouve dans les globules purulents et en groupements irréguliers dont quelques-uns figurent des chapelets de 15 à 20 éléments.
Cornil et Bahès (Paris, 188G) donnent du parasite une description de tous points conforme à celle de Neisser. En ce qui concerne l'habitat du gonocoque leur opinion est des plus éclectiques; ils retrouvent les diplocoques à la surface et à l'intérieur des globules du pus, à la surface et à l'intérieur des cellules épithéliales, et aussi à l'état libre.
Crivelli (Paris, 1886) recherche le gonocoque en se servant du colorant d'Erlich. 11 arrive à des conclusions à peu près identiques à celles des observateurs précédents.
Levy (Copenhague, 1887) obtient les mêmes résultats que Neisspr, mais, contrairement à l'auteur allemand, il estime que le nombre des cocci n'est pas toujours en raison directe de l'intensité du processus blennorrhagique.
Sclnvai^z (1887) constate la pénétration du gonocoque dans les cellules épithéliales; selon lui, chacun des éléments du couple aurait la forme d'un disque ovalaire el non point arrondi.
Stcinbach (1888), dans un important mémoire où il étudie principalement l'influence de la blennorrhagie au point de vue de la stérilité, confirme la description de Neisser en ce qui concerne la morpholopie du gonocoque. Mais il signale un mode de groupement spécial et non indiqué par les autres micrographes, c'est une disposition des couples en séries de lignes circulaires et concentriques.
Ce travail de Stcinbach contient quelques données très intéressantes au point de vue de la physiologie et de l'évolution du gonocoque dans les voies génitales, il admet que le gonocoque procède volontiers en compagnie du stapinjlococcus aureus auquel il ouvre la voie, en quelque sorte, pour un envahissement simultané ou ultérieur. La blennorrhagie constituant un processus tout de surface, au staphyloœccus aureus incomberait l'attaque des organes pleins, tels que l'ovaire, etc.
Toutefois, contrairement à cette opinion des dualistes, Wertheim est arrivé à la conclusion diamétralement opposée. D'une part il montre que le staphylocoque prospère moins bien sur un bouillon de culture du gonocoque que sur un bouillon de culture pur. D'autre part, dans 32 cas de pyosalpinx où il a trouvé des microbes, il n'a jamais constaté que le gonocoque fut associé à d'autres
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inicroorganismes pyogènes. Je m'arrêterai plus longtemps sur ce dernier point quand je traiterai de la gonorrhée des annexes.
■ Èraud (Lyon 1888), dans un travail très étudié, où sont recherchées d'une manière très minutieuse et très précise les localisations du gonocoque dans les divers territoires génitaux, acceple pleinement les conclusions de Neisser, dont il ne diffère qu'au point de vue de l'habitat du parasite et de son mode de groupement.
Il ne peut admettre la présence des gonocoques dans les cellules épithéliales, quoi qu'en aient dit Bouchard et quelques autres; pour lui, ils se trouvent soit à l'intérieur des globules du pus, soit à l'état libre. Quant au groupement, il est des plus simples; les gonocoques forment des amas compacts, des îlots, qui sont situés soit à l'intérieur soit à l'extérieur des leucocytes; en d'autres termes, ils constituent, suivant l'expression de l'auteur, des ilôts interglobulaires et des îlots intraglobulaires. La constatation de ces îlots, principalement des intraglobulaires, a une valeur absolument palhognonionique.
Contrairement à Horand, l'auteur lyonnais proclame la difticullé des recherches micrographiques en ce qui concerne le gonocoque; il admet même que, dans nombre de cas, en l'état actuel de la technique, le microscope ne peut trancher la question d'emblée et d'une manière absolue. Ces examens demandent une longue patience, une certaine habileté, et surtout doivent être répétés à plusieurs reprises.
La thèse de M. Péraire (Paris, 1889) sur les métriles infectieuses contient un assez long chapitre relatif à la métrile blennorrhagiquc, mais on n'y trouve aucune donnée nouvelle de grande importance.
Troisième groupe. — La découverte de Neisser eut de bonne heure des contradicteurs :
Eckliind (1882) retrouve le gonocoque dans toutes sortes de liquides purulents; il lui refuse par conséquent toute valeur spécifique. Le véritable agent virulent serait un mycélium : l'Ediophyton dictyodcs.
Steimberg (1883) n'accorde au gonocoque aucune qualité spécifique ; ce serait, d'après lui, un simple parasite, agent d'un processus vulgaire de fermentation, tel par exemple que le microbe de Cohn pour l'urée.
Gaina P'tnlo (1884) croit que le gonocoque est un germe banal et que le principe virulent de la blennorrhagie n'est pas encore connu.
On a reproché et non sans raison à cet auteur des erreurs de technique'.
Aubert (Lyon, 1884) estime qu'il y a deux sortes de blennorrhagic.
Dans la première, ou blennori'hagio vraie, qui est la plus fréquente, on retrouve toujours le gonocoque de Neisser.
La seconde comprend des écoulements uréthraux divers el caractérisés par la présence d'un nombre considérable d'éléments bactériens autres que le gonocoque. Il est possible que ces variétés bactériennes soient dues à la transformation accidentelle du type primitif qui est la blennorrhagic gonococcienne.
De Amie i s (1884) constate la présence des gonocoques dans des écoulements uréthraux, chez des petites filles dont il est impossible de soupçonner la contamination. Ces faits doivent être rapprochés du cas plus récent signalé par Strauss et dans lequel on voit l'uréthritc d'un jeune masturbateur produire un liquide à gonocoques.
On pourrait certes multiplier les faits de cet ordre; ils prouvent seulement qu'il n'est pas toujours possible de saisir l'origine et le procédé de la contagion".
Biel (Lyon, 1886) cherche le gonocoque dans le pus d'uréthrites survenues chez des rhumatisants, uréthrites dont l'origine blennorrhagique n'était d'ailleurs pas démontrée, et ne trouve pas le microbe de Neisser. Cette constatation ne prouve pas que les vues de Neisser soient erronées ; peut-être suffirait-elle à démontrer l'existence d'une uréthrite rhumatismale.
Un de mes élèves et amis, le D'' Poney (de Montevideo), a donné des microbes de la blennorrhagic une description qui diffère en apparence de celles qui ont cours dans les traités et les publications classiques. Dans un travail très consciencieux exécuté sous mes yeux au laboratoire d'histologie de la clinique d'accouchements, l'auteur conclut, après de patientes recherches, que le gonocoque n'est pas l'unique agent de la blennorrhagic aiguë. A côté des microcoques de Neisser dont la présence est constante, il existe dans le pus blennorrhagique d'autres éléments non moins constants et indispensables, des éléments de forme cubique. Ces microcoques simples ou couplés