‹ Introduction a la pratique gynécologique (volume 2)Chapitre 78 sur 100 · Voir Bricon, Le Goiwcoccus, rrogrés médical · texte numérisé non relu

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2. Lire à ce sujet une très intéressanle discussion à la Société Gynécologique de Berlin, 1888. On y verra qu'en Allemagne, dans les familles pauvres, la vulvo-vaginite et l'urcthrite gonococicnnes ont été observées à l'état endémique chez des petites filles, (l'ost, Sœnger., etc.)

206 INFLAMMATION BLENNORRHAGIQUE.

mesurent environ 1/2 i^.; ils forment des groupes tantôt libres, tantôt inclus dans le protoplasma des leucocytes, plus rarement dans celui des cellules épithéliales.

Les éléments cubiques sont plus nombreux dans le pus de la blennorrhée chronique; ils se présentent sous des formes diverses : bacilles courts, sarcines, etc. ; et celles-ci peuvent, par une nouvelle culture, reproduire des microcoqiies ; c'est là une transformation morphologique qui n'est pas sans importance.

Ces recherches de Pouey exécutées avec un soin et une bonne foi absolus ne pourraient être légilimementopposées aux résultats obtenus parNeisser. Cependant, en lisant entre les lignes, si je me rappelle bien les préparations de M. Pouey que j'ai examinées, en tenant compte de rimperfection relative des méthodes de préparation et de coloration, j'apprécie encore la netteté de la description. Il en ressort très clairement, pages 20 et suivantes, qu'il a vu : 1° le gonocoque de Neisser tantôt en diplocoque, tantôt, quand la fragmentation centrale de chaque élément commence, en tetracoccus; 2° un staphylocoque différent des précédents. En tout cela il est d'accord avec Steinbach, Bumm, Eraud, etc.

Enfin, nous voyons, avec quelque surprise, le professeur Von Zeissl, de Vienne, qui est bien à même, on en conviendra, de connaître les travaux d'Outre-Rliin, enseigner, en 1890, que la contagion blennorrhagique par un microbe spécial n'est pas encore suffisamment établie. Il est vrai que Zeissl ne cite, à l'appui de son opinion, aucune expérience personnelle infirmant celles de Neisser.

Cet historique, encore trop long quoique succinct, m'a paru nécessaire à dresser pour la simplification des discussions qui vont suivre. Je le compléterai plus loin par de nouvelles données sur la physiologie du microbe spécifique.

En résumé, parmi les contradicteurs de Neisser, les uns n'ont pas retrouvé le gonocoque dans le pus de la blcnnorrhagie ;

Les autres l'ont rencontré dans des sécrétions non blennorrhagiques ;

D'autres enfin ont découvert et décrit dansle liquide gonorrhéique, indépendamment des gonocoques, des parasites divers, champignons ou bactéries auxquels ils attril)uent le rôle d'agent palhogèn(! et spécifique. Ces objections ne sont pas dépourvues de valeur, tant s'en

GONOCOQUE. — RÉACTIFS COLORANTS. 267

faut et elles expliquent bien des contradictions en ce qui concerne les processus secondaires dérivant de la gonorrliée; mais elles ne nous paraissent pas suffisantes pour contre-balancer les très nombreux travaux qui militent en faveur de la découverte de Neisser.

OPINION ACTUELLIi.

C'est en 1891 qu'apparaît un mémoire important dû à Wertheim, qui vient donner une forme précise, on pourrait presque dire définitive, à l'étude du gonocoque.

Le progrès de la question est dominé par les procédés spéciaux employés par l'auteur et que je reproduis d'après le résumé fourni par Klein dans le Monahsschrift fur Gebur. 2ind Gyn., janv.-févr.,

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