GLANDES DE BARTHOLIN
La nature gonorrhéique des inflammations des glandes de Bartlîolin est admise, on peut dire, par l'unanimité des auteurs, à tel point que l'on considère généralement l'existence de l'inflammation de ces glandes comme un signe caractéristique de la gonorrhée. liasse donne les chiffres suivants : le gonocoque a été trouvé : dans la bartholinite suppurée, 88 pour 100; dans la bartlioiinite séreuse, 66 pour 100; dans les abcès des glandes de Bartliolin, 68 pour 100.
Cette statistique est intéressante non seulement parce qu'elle prouve que le gonocoque est la cause déterminante de l'inflammation, dans l'énorme majorité des cas, mais encore et surtout parce qu'elle démontre que le gonocoque peut provoquer des abcès.
Fritsch admet, lui aussi, la suppuration gonococcienne pure. La bartholinite peut survenir chez des personnes dont la première infection date de très longtemps, comme le montre le cas suivant, fort curieux, rapporté par Kûstner. Il s'agit d'une femme restée 7 ans séparée de son mari qui l'avait infectée. Au bout de ce temps survint un abcès de la glande de Bartholin. Il faut ajouter néanmoins que ce cas n'est pas absolument probant, vu que la possibilité d'une nouvelle infection ne peut pas être exclue d'une façon absolue.
J'ai, pour ma part, vérifié des cas certains de bartholinite streplococcienne.