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STÉRILISATION DES INSTRUMENTS

Les appareils coûteux peuvent être remplacés par des moyens plus simples, moins dispendieux et aussi efficaces.

Les instruments peuvent être très bien stérilisés par l'eau bouillante, pourvu que l'ébullition soit prolongée et répétée.

Immédiatement après chaque opération, tous les instruments doivent être soigneusement lavés et brossés à l'eau chaude. On les

Fig. 3. — Étuve de Poupinel.

tait bouillir, préalablement, pendant cinq à dix minutes au moins, dans une solution phéniquée faible, on les essuie avec une gaze antiseptique et on les conserve dans un endroit bien clos, à l'abri de toutes les causes d'infection.

Une heure avant l'opération projetée, on doit encore les faire bouillir et les brosser une dernière fois, en insistant sur le nettoyage des angles, des rainures, des interstices qui ne peuvent être complètement évités dans la fabrication des instruments de chirurgie. Une brosse en crin, dure, est affectée à cet usage.

Pour plus de précaution, on les trempera dans une solution phéniquée forte, avant de les placer dans différents plateaux où ils baigneront, au cours de l'opération, dans un liquide

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faiblement antiseptique. L'ébullition sera faile pendant une demiheure dans une solution de carbonate do soude à 1 pour 100.

Fig. 4. — Étuve à stériliser les matoriaux de pansement, de M. Sorel.

A. Cylindre en laiton dans lequel on introduit l'ouate, la gaze, etc. (stérilisation à 150° sous pression de 1 k. 1/2 dans la vapeur d'eau saturée). — B, B'. Rigole annulaire recevant l'eau destinée à être transformée en la vapeur d'eau qui liasse à travers le grillage pour s'engager dans le cylindre A. — a. Robinet servant à l'expulsion de l'air, par la vapeur d'eau, dans le premier temps de la cliaulTe. — c. Robinet du tuyau qui amène l'eau froide pour refroidir le cylindre et dessécher les matériaux de pansement. — e. Tube de platine enroulé en spirale qu'on porte au rouge, grâce au bec de gaz, avant d'ouvrir le robinet b, pour laisser entrer l'air dans l'appareil.

Un flambage rapide à l'alcool est une bonne méthode pour aseptiser l'instrument. On ne saurait trop le recommander dans les cas d'intervention extcmporanée. Les plateaux qui sont destinés à con-

STÉRILISATION DES ÉPONGES

tenir les instruments, pendant l'opération, sont souvent d'un volume trop considérable pour qu'on puisse les mettre dans le récipient qu i sert à l'ébullition. On les stérilisera à l'étuvc sèche ou à l'aide des antiseptiques chimiques et ensuite en faisant brûler de l'alcool à 90° que l'on y aura versé.

Les instruments et les objets destinés à l'examen gynécologique doivent être tenus avec la même propreté. C'est une négligence condamnable que de se contenter d'essuyer ou de laver superficiellement un spéculum ou une valve que l'on vient d'employer, et qui doit servir pour une autre malade, ainsi qu'on le voit faire par quelques infirmières. Nous en dirons autant des cathéters, des pinces, etc.

C'est là une cause certaine des accidents qui suivent incontestablement des examens faits dans les cabinets privés, dans les cliniques ou dans les consultations des hôpitaux.

Étant données les conditions où se pratiquent ces examens successifs, étant donnée surtout la pénurie des appareils, il faut exiger une antisepsie rigoureuse, et ici les solutions chaudes de sublimé, le savon et les brosses pour le lavage, l'immersion dans l'alcool rectifié, pour terminer, ne sauraient être trop recommandés; sinon, on comprend qu'une malade infectée deviendra facilement une source d'infection pour la malade suivante.

D. — Désinfection des Éponges, Compresses, Linges, Fils à ligature destinés aux opérations.

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