‹ Introduction a la pratique gynécologiqueChapitre 9 sur 170 · C. — Asepsie des instruments · texte numérisé non relu

C. — Asepsie des instruments

Il est essentiel d'obtenir la stérilisation des instruments dont on se sert, soit pour pratiquer un simple examen, soit pour faire une opération.

STÉRILISATIOiN PAR LA CHALEUR.

Les stérilisateurs rendent de grands services et permettent d'avoir des instruments aseptiques. Mais ces appareils ne sont pas d'un usage facile, leur prix de revient est élevé, et les chirurgiens de la campagne ne sauraient y recourir en cas d'opération extemporanée. Ces reproches sont les seuls qu'on puisse adresser à une méthode excellente de stérilisation. Cependant, il faut ajouter que les appareils dont on se sert habituellement sont mal réglés au point de vue de la distribution de la chaleur, qui n'est pas uniforme dans toutes les parties de l'éluvc. Le thermomètre n'indique pas toujours avec une rigueur suffisante le degré que l'on désire atteindre. Bref il y a des causes d'erreur et il faut avouer qu'il faut, non seulement avoir la chance de posséder un bon stérilisateur — il en existe, — mais encore celle de trouver une personne de confiance et capable de faire fonctionner régulièrement l'appareil.

Si les éluves à air chaud ont occasionné des déboires, il faut reconnaître que ce sont d'excellents appareils à stérilisation, quand ils sont bien réglés.

Nous en dirons autant de l'autoclave, qui nous a donné pleine satisfaction.

On peut pratiquer toutes les opérations gynécologiques, faire de l'antisepsie et de l'asepsie suffisantes, sans avoir recours à un stérilisateur quelconque. D'ailleurs, la diversité des circonstances et des conditions oblige de se préoccuper de la simplification de tous les procédés mis en œuvre pour assurer la propreté chirurgicale.

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