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DES IRRADIATIONS DOULOUREUSES PAROXYSTIQUES EN DEHORS DU BASSIN

Elles portent sur la paroi abdominale, la fesse, les membres inférieurs, la vulve.

Telle malade a sa sciatique, telle autre ressent sa douleur dans la fesse, sa brûlure à la vulve, son point de côté dans le ventre: (il s'agit ici d'une douleur à fleur de peau).

L'anatomie permet de comprendre ces irradiations, dans l'état chronique aussi bien que dans l'état aigu des afl'ections pelviennes.

352 SÉMÉIOI.OGIE GÉNÉRALE.

L'électricité permet de les bien juger et de les reproduire expérimentalement.

Dans un certain nombre de cas qui motivaient la faradisalion intra-utérine, nous avons pu, en faisant agir l'électrode bi-polaire <lont le pôle positif était mis en contact direct avec la région de l'isthme, reproduire la plupart de ces manifestations sous forme de mouvements imprimés à des régions musculaires déterminées, de réveiller les sensations douloureuses ressenties, antérieurement, par la malade, d'une manière intermittente.

Nous avons produit les mêmes effets avec l'électrode bi polaire vaginale, alors que le pôle positif était mis en contact avec le culde-sac postérieur du vagin.

Des courants modérés amenaient, chez certains sujets, d'abord des fourmillements dans la cuisse et dans la fesse, puis un tremblement généralisé de tout le membre inférieur.

Parfois une sensation douloureuse vive était provoquée du côlé de la grande lèvre.

En agissant spécialement sur un des côtés, droit ou gauche, de la région faradisée, nous avons quelquefois obtenu des effets croisés; c'est-à-dire que c'est du côté opposé que les mouvements contractiles et les douleurs se produisaient.

Toutefois nous devons reconnaître que nous n'avons pas pu reproduire expérimentalement de phénomènes moteurs ou sensitifs sur la paroi abdominale.

Nous signalons sommaii^cment ces résultats, ne voulant pas leur accorder ici une trop grande importance.

Nous ajouterons, pour rester dans la vérité clinique, que ces irradiations, singulières par leur llxité, appartiennent surtout à une catégorie spéciale de malades prédisposées par ailleurs : les névropathes, les arthritiques.

VULVO-VAGINISME.

C'est une affection assez sérieuse qui est toute dans la douleur provoquée par l'examen ou le coït.

Son siège réside dans les muscles du périnée et surtout dans le fais-

VULYO-VAGINISME. 355

coau ansiforme du releveur de l'anus douloureusement contractun; Il s'y joint un état permanent d'appréhension tel que la malade souffre, pour ainsi dire, avant tout contact, le spasme devançant la sensation perçue. Il y a là un côté psychique de la maladie qui prend son origine, soit dans un état véritablement morbide du système nerveux central, soit dans le souvenir d'une impression douloureuse ressentie une première fois.

Le coït ne peut s'accomplir en aucune façon, l'approche seule du mari amène la contracture douloureuse. La description de cette forme de la douleur est tellement connue que nous n'y insisterons pas autrement.

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