C. — MÉTRORRHAGIES PAR GÈi\E CIRCULATOIRE
Les troubles circulatoires généraux et ceux qui paraissent plus localisés dans le petit bassin apportent, à coup sûr, un trouble dans les fonctions utéro-ovariennes.
Leur pathogénie est double : ou bien il s'agit d'un étatasystolique avec gène considérable de la circulation en retour, ou bien c'est
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l'ectasie généralisée des vaisseaux pelviens, comme on l'observe à la suite de grossesses répétées avec subinvolution, ou après les phlébites d'origine puerpérale.
On a englobé, sous la dénomination de varicoccle pelvien, de semblables états. Les recherches histologiques les plus récentes montrent que l'ectasie veineuse ne se borne pas aux troncs volumineux qui cheminent en dehors des organes, mais se propage aux vaisseaux organes eux-mêmes.
Richet et Devalz avaient appuyé, sur celle lésion vasculaire, leur doctrine de l'hématocèle péri-utérine et quelques faits d'hémorrhagies interstitielles, de thrombus pelviens semblent leur donner raison, dans un certain nombre de cas bien observés.
Dans les organes, l'utérus en particulier, on a décrit des lésions angiomateuses du muscle et de la muqueuse. Ces lésions représentent le processus ultime auquel correspond la phase propice aux métrorrhagies. L'un de nous a publié des faits de ce genre à la Société obstélricale et gynécologique de Paris.
Il n'y a pas lieu de rejeter cette variété. Bien au contraire, il est intéressant de la rechercher, chaque fois que des pertes sanguines inexpliquées surviennent chez des femmes affectées de troubles circulatoires des membres inférieurs et du bassin, coïncidant, par conséquent, avec des hémorrhoïdes, des varices, de l'œdème malléolaire.
Beaucoup plus rares sont lesmétroiv'liagies d' oing ine cardiaque, et c'est un sujet d'étonnement que de voir des femmes asystoliques ne présenter que peu de troubles du côté de la menstruation.
Par contre, les congestions passives sont liées au prolapsus utérin. Le plus souvent, elles sont motivées par la gène de la circulation en retour. Coïncidence ou conséquence de la di'viation, quelquefois cause de cette dernière, si on en croit Emmet, cette gène circulatoire entraine des pertes abondantes, pendant la période menstruelle, chez quelques femmes plus particulièrement prédisposées.
A l'approche de la ménopause, ces pertes existent presque toujours et coïncident avec une recrudescence du prolapsus.
Dans la déviation de l'utérus en arrière (rétrodéviation) , l'hémorrhagie peut se montrer au début, ou à de longs intervalles. Dans le premier cas, elle tient à l'état de subinvolution de l'organe et des
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vaisseaux; dans le second, elle succède à des retards de règles ou à une période aménorrhéiqiie. Elle peut encore tenir à une tout autre cause, c'est lorsque la muqueuse utérine est concurremment affectée d'inflammation, ce qui est assez fréquent.
Les hémorrhagies utérines, qui viennent d'être brièvement passées en revue, présentent donc un complexus un peu moins simple que celles qui ont été décrites dans le début de ce chapitre.
On y voit l'adjonction possible à la lésion vasculaire, au trouble circulatoire, d'un élément inflammatoire ou d'une lésion vague et indéterminée de la tunique musculaire de l'utérus, qui a mal accompli son involution post-puerpérale, soit qu'il ait été surmené par des grossesses trop rapprochées, par des avortements, soit qu'il ait été le théâtre d'accidents des suites de couches, ou d'altérations amenées par un mauvais élat général.
Nous allons voir maintenant les hémorrhagies tirer leur raison d'être de lésions plus tangibles, affectant l'organe utérin lui-même ou les annexes.
Hémorrhagies par lésions de la muqueuse utérine.