NEURASTHÉNIE
nous venons de dissocier, troubles sensilifs, troubles moteurs, troubles vasculaires, liés à l'élément psychique, on arrive à établir sinon des démarcations très nettes entre les diverses malades, du moins des catégories répondant aux. deux types dont il a été question.
L'association n'est jamais absolument fixe, dans ces diverses manifestations. Mais il faut toujours en revenir à ces deux types : la neurasthénique à forme passive, paralytique si l'on veut, chez laquelle dominent les atonies viscérales, les pertes de la sensibilité, sans autre trouble psychique que de l'affaissement moral, — et la neurasthénique chez laquelle les phénomènes congestifs, les spasmes, les périodes d'excitation cérébrale alternent avec de profondes dépressions.
Ici se place la détermination du traitement. Il sera antispasmodique, c'est-à-dire médical, car il est bien évident qu'une intervention chirurgicale dirigée contre les douleurs si intenses qu'elles soient, contre les métrorrhagies si répétées qu'on les suppose, ou contre des déviations d'origine atonique, ne peut être sérieusement proposée, sous prétexte de métrile, de lésions pelviennes incertaines, de troubles de la statique utér ine. Car, et c'est le point essentiel, ce sont là, comme toute manifestalion d'ordi-e nerveux, des perturbations transitoires et passagères, de simples variations dans l'état physiologique, sans adjonction aucune de ces trois éléments qui seuls constituent la maladie : infection, traumatisme, néoplasme.
Donc, sur ce terrain, la thérapeutique antispasmodique générale a seule sa raison d'être.