‹ Introduction a la pratique gynécologiqueChapitre 12 sur 170 · STÉRILISATION DES COMPRESSES · texte numérisé non relu

STÉRILISATION DES COMPRESSES

Après expression, on les met dans de l'eau distillée additionnée de '20 gouttes par litre de soude caustique au dixième et on les lave jusqu'à ce qu'elles n'offrent plus aucune odeur de brome.

On les conserve dans le sublimé à 1 pour 1000 additionné de 5 gouttes par litre d'acide chlorhydrique.

Voici quelle a été longtemps notre pratique, aussi simplifiée que possible, et dont nous pouvons garantir la valeur par les résultats.

La préparation commence la veille de l'opération, au matin, ou l'avant-veille, au soir. Les éponges sont débarrassées par le battage, autant que possible, des particules calcaires. Elles sont rincées à l'eau tiède, puis plongées dans une terrine contenant le mélange suivant . eau, 10 litres ; acide sulfureux, 400 grammes. Elles y sont laissées pendant 18 ou 24 beures. Ensuite, on les passe successivement dans six terrines pleines d'eau froide bouillie; d'où elles sortent blanches, souples et ne dégageant plus de vapeurs sulfureuses. Enfin, on les conserve dans une solution phéniquée assez faillie (2 p. 100) durant 10 à 12 heures, en attendant l'opération. Cette simple et rapide préparation n'a jamais donné lieu à des mécomptes.

Les petits matelas, les compresses de gaze destinés, dans les laparotomies, à remplir le rôle des serviettes sur l'abdomen, ou des éponges dans le ventre, doivent être l'objet de soins spéciaux.

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