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PRÉPARATION DES COMPRESSES POUR LES LAPAROTOMIES

Les compresses dont nous nous servons, pour protéger l'intestin au cours des laparotomies, sont faites avec de la tarlatane. Ce tissu, tel qu'il est livré dans le commerce, est empesé, et une des premières difficultés de la préparation est d'enlever l'empois qui le rend rigide et impropre à l'usage chirurgical.

Voici les préparations que subit la tarlatane :

On commence par en tailler des morceaux de grandeur variable et à les plier en deux ou en quatre doubles. On a soin de rentrer dans l'intérieur les parties sectionnées et qui pourraient s'effilocher.

il ASEPSIE — ANTISEPSIE

Une couture maintient les doubles ensemble et empêche la compresse de se défaire.

Ces compresses sont laissées dans l'eau chaude pendant 48 heures. On a soin de les nettoyer, de les exprimer à plusieurs reprises et de renouveler l'eau.

Elles sont trempées, pendant 12 heures, dans une solution d'acide phénique au centième.

On les place ensuite, pendant 24 heures, dans une solution de sublimé au millième.

On les soumet successivement à l'action du permanganate de potasse à 2 ou 3 pour 100, et à celle d'une solution de bisulfite de soude à saturation coupée de partie égale d'eau.

A partir de ce momeni, la préparation continue sans que les compresses entrent en contact avec les mains. On ne les touche même pas avec un instrument stérilisé.

Les compresses sont mises dans une marmite spécialement et exclusivement consacrée à cet usage. Elles baignent dans une solution d'acide phénique au centième et sontsoumises à rébuUitionpendantoheures.

De l'eau stérilisée est mise à la place de l'eau phéniquée et les compresses sont de nouveau soumises à une ébullition qui ne dure pas moins de 4 heures.

Sans doute on peut diminuer le nombre de ces manipulations. Mais nous avons pris l'habitude de les imposer au personnel, et si compliquées qu'elles soient elles nous donnent le sentiment d'une grande sécurité.

I''ig'. 5. — Stérilisateur en lôle émaillée, avec couvercle, poignée, pour faire bouillir les compresses, linges, etc.

PnÉPARATION DES FILS A LIGATURE.

Comme fils à ligature, on emploie différentes substances de catgut, les crins de Florence, la soie, etc.

Quelques cliirurgiens ne se servent plus de catgut ; ils lui reprochent les graves inconvénients indiqués par Rocher. Us le rem-

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