Gautliier et Larat, Loc. cit
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faire remarquer que parfois nous avons eu recours à des courants très intenses, allant jusqu'à 250 milliampères, sans constater d'accidents.
Si ce petit fait prouve que les médecins qui combattaient l'emploi des courants forts, de crainte d'accidents, étaient dans l'erreur, il montre en même temps que les électrothérapeutes partisans ardents de ces courants n'ont pas toujours raison parce que, malgré leur grande intensité, nous n'obtenions pas toujours les résultats que nous désirions.
Quant aux résultats, l'un de nous a déjà, il y a 9 ans, donné des chiffres et émis son opinion dans un travail publié par un de ses élèves ^
Dans CCS 20 cas, nous n'avons observé ni la disparition de la tumeur, ni sa diminution notable, et cela malgré l'intensité de nos courants.
Dans quelques cas, il est vrai, on croit constater la diminution de la tumeur, mais c'est une illusion qui résulte soit de ce que le fibrome s'est déplacé en totalité et se trouve placé plus bas, soit de ce que la tumeur s'est dégagée et est devenue sous-séreuse, d'interstitielle qu'elle était.
Ajoutons que, dans la plupart des cas, nous avons observé une diminution réelle après les premières applications, mais cette diminution, très peu appréciable du reste, ne s'est point maintenue.
D'autre part les douleurs n'ont pas été modifiées d'une façon notable. Les hémorrhagies diminuées au début du traitement, dans certains cas, réapparaissaient le plus souvent dès que le traitement était interrompu et cela même après plusieurs mois de traitement. On a pu néanmoins régulariser la menstruation et diminuer considérablement les ménorrhagies, mais ce résultat n'était point obtenu dans les cas où l'on avait affaire soit à des fibromes mous à tendance myxomatcuse ou kystique, soit à des femmes débilitées.
L'avantage i.icontestable de l'électrothérapie consistait dans la stimulation de la nutrition générale, et par conséquent l'augmentation des forces.
En somme, aujourd'hui comme alors, nous reconnaissons à l'électrothérapie, après une étude longue et patiente de cette méthode, une
1. Voir Villa. Thérapeutique comparative des fibromes. Nouv. arcli. d'obstél. et de qyn., janvier 1888.
influence favorable sur l'état général et une action sur la musculature utérine, pour favoriser le dégorgement des tumeurs interstitielles de volume moyen et des utérus afleclés de myomatose difluse.
Mais cette action ne se manifeste pas sur les gros fdjromes.
L'électricité est inefficace pour la guérison complète et définitive, et la meilleure preuve de ce que nous avançons, on la trouve dans ce fait connu de tous que bien des malades traitées par des spécialistes se sont vues forcées de recourir à l'opération radicale pour être débarrassées de leur néoplasme.
Répétons que l'électrothérapie n'est pas une méthode de traitement absolument inoffensive.
Avec la galvanocaustique on observe assez souvent des accidents plus ou moins graves : septicémie; perforation de la vessie et du rectum suivie de fistule; ouverture de la cavité abdominale par perforation de la tumeur elle-même ou d'une trompe suppurée, avec péritonite consécutive.
On a pu dire, avec quelque causticité, que l'électricité contre les fibromes était le remède des malades qui ne voulaient point d'opérations et des médecins incapables de les pratiquer. Il faut être moins sévère et reconnaître que, manié avec prudence, c'est un traitement palliatif de premier ordre, auquel nous reprochons encore cependant d'endormir les malades dans une fausse sécurité.
MÉTRITE, PARAMÉTRITE ET PÉRI.MÉTRITE.
M. Gautier' affirme avoir obtenu des guérisons complètes et rapides avec la méthode d'électrolyse interstitielle et cela même dans les cas où l'endométrite était d'origine blennorrhagique (il est vrai que M. Gautier a trouvé des gonocoques au microscope mais no les a pas cultivés). 11 a cité plusieurs cas d'endométrite ancienne ayant provoqué des hémorrhagies considérables, qui ont été suivis de guérison définitive, à ce point que les femmes devenaient enceintes.
M. Gautier conseille des séances prolongées de vingt minutes à
\. Loc. cit.
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une demi-heure environ. 11 estime qu'elles doivent être préférées aux séances de courte dui'ée mais où l'on emploie des courants d'intensité très forts.
Dans 14 cas de para et de périmétrite, Koupidonoff' s'est servi de la méthode Apostoli, quelque peu modifiée. Les courants que cet auteur a employés étaient de beaucoup moins forts et ne dépassaient pas 60 milliampères; en outre, à l'encontred'Apostoli il faisait communiquer l'électrode intra-utérine avec le pôle positif. Enfin les séances étaient très courtes — de une à deux minutes. Koupidonoff a obtenu : une guérison complète dans 8 cas; une amélioration notable dans 2; le traitement n'a pu être achevé dans 3 cas; enfin dans 1 cas il y eut de l'aggravation à cause de courants trop forts.
Koupidonoll ariive aux conclusions suivantes :
1" Les courants ne provoquent presque pas de douleur et ne détruisent pas les tissus;
2° Les malades en traitement pouvant s'adonner à leurs occupations habituelles, sa méthode est applicable aux femmes qui viennent du dehors.
5° Les épanchements diminuent rapidement et la douleur s'atténue ; l'amélioration de l'état général est également rapide.
4" L'avantage de sa méthode consiste en ce qu'elle ne présente pas les inconvénients de la méthode Apostoli, tout en donnant les mêmes résultats mais plus lentement.
D'après Weil \ les métrites catarrhales ou hémorrhagiques sont justifiables de la galvanocausiique positive intra-utérine; les métrites purulentes, de l'électrolyse (pôle positif intra-utérin imbibé d'une solulion d'iodure de potassium); les eudométritcs fongueuses, de l'intervention chirurgicale. D'autre part, d'après le môme auteur, sont justifiables de la galvanocausiique positive intra-utérine, les périmétrites et les exsudais pelviens chroniques.
11 nous parait intéressant de dire, à la fin de ce chapitre, quelques mots, à propos de la discussion entre MM. Apostoli et Danion, sur la valeur et les dangers de la métiiode Apostoli.
Ce que M. Danion lui reproche, c'est d'être inutile, dangereuse et même mortelle, en invoquant des cas de mort conslatés dans les hôpitaux où les malades ont été traitées par celte méthode. M. Apos-