‹ Introduction a la pratique gynécologiqueChapitre 127 sur 170 · Loc. cit · texte numérisé non relu

Loc. cit

m MÉTHODES THÉRAPEUTIQUES SPÉCIALES.

toli réplique que, dans ces cas, 1 electrothérapie n'était pour rien, en appuyant ses dires par les déclarations personnelles des chefs du service où quelques-unes de ces morts s'étaient produites.

11 est juste de dire que la discussion a été placée sur un terrain peu scientifique ; il semble néanmoins difficile de donner entièrement raison à M. Apostoli, tout en tenant compte cependant des erreurs et des fautes de technique inhérentes aux premiers essais.

NÉVRALGIES PELVIENNES.

Le docteur Régnier a fait paraître, sur ce sujet, un travail intéressantV Pour cet auteur, le traitement électrique des grandes névralgies pelviennes comprend deux parties :

l** Le traitement général (bains statiques) qui influence favorablement la nutrition en augmentant les oxydations, et apaise l'éréthisme nerveux. Le bain doit être administré trois fois par semaine; sa durée ne doit pas dépasser un quart d'heure.

2° Le traitement local. L'auteur a employé, comme traitement local, des courants continus descendants et des courants faradiques.

Chez les vierges, il applique le courant sur la colonne vertébrale; chez les femmes mariées et qui n'ont pas subi d'opérations, M. Régnier a recours à l'électrisation dorso-vaginale. La durée moyenne des scéances est de dix minutes. Dans deux cas, où il s'agissait de femmes hystérectomisées chez lesquelles les douleurs étaient très intenses, M. Régnier a obtenu une guérison complète.

Contentons-nous d'ajouter que si, dans ces cas, l'électricité a pu donner de bons résultats, il serait injuste de ne pas tenir compte de son rôle suggestif, et de la placer au premier rang comme méthode antispasmodique.

'1.. AiiH. de psijck. cl il' Il y p II., jmUel 1804.

ÉLECTROTHÉRAPIE.

AMÉNORRHÉE.

Étant donné que l'aménorrhée est symptomalique de rabsericede l'ovulation, on doit, bien entendu, avoir recours à un agent thérapeutique dont l'action soit générale. L'électricité est un de ces agents. On a préconisé l'électrisation intra-utérine négative, dont « l'action se concentre sur l'appareil utéro-ovarien ».

Voici, en quelques mots, la technique de ce procédé. .Une large électrode de feutre imbibée d'eau salée est appliquée sur le ventre et reliée au pôle positif d'une pile à courant continu. Une sonde mise en rapport avec le pôle négatif est introduite dans la cavité utérine.

La séance dure de cinq à si\ minutes.

L'intensité est de 50 à 40 milliampères.

De pi'éférence, il faudra traiter la malade à l'époque [u ésumée des règles. Dans le cas d'insuccès, on fera une nouvelle séance quarantehuit heures après. L'intolérance n'est constatée que dans les cas où il y a des lésions suppurées de la ti'ompe. Il faut donc s'abstenir du traitement électrique dans ces cas.

D'après Nitot', les résultats du traitement électri(ine sont excellents. 11 a cité quatre observations à l'appui de sa manière de voir. Dans un cas, l'aménorrhée a duré six mois; trois séances ojit suffi pour ramener les règles. 11 s'agissait très probablement de la ménopause anticipée (la malade était âgée de quarante ans).

1. Trailement ilr t' aiiu-norrhcc nu iiidijcii dr 1' (Herl risal ion, 188'2.

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