‹ Introduction a la pratique gynécologiqueChapitre 135 sur 170 · MOUVEMENTS ACTIFS · texte numérisé non relu

MOUVEMENTS ACTIFS

1" Exercice. — La malade élève les bras, les abaisse, les projette en avant, en arrière et de côté. Ces mouvements sont répétés de o à 10 fois; après une pause généralement courte, ils sont recommencés. Applic. : Dysménorrhée. Aménorrhée.

S"*^ Exercice. — La malade est couchée, la tête soulevée, une jambe est en extension, l'autre, croisée sur la première exécute des mouvements de flexion et d'extension. Après quelques exercices, c'est la jambe qui était primitivement en extension qui exécute les mêmes mouvements d'extension et de flexion. Applic. : Dysmén. Aménor.

S""" Exercice. — La malade appuyée du sacrum contre un objet résistant, les jambes écartées, les bras levés, incline le torse à moitié et successivement à gauche et à droite. Ce mouvement est répété 5 fois environ. Applic. : Régularisation de la circulation cérébrale.

4°"' Exercice. — Une jambe fléchie à angle droit est posée sur une chaise de façon à n'y appuyer que le pied. La malade debout exécute les mouvements suivants : elle se lève sur la pointe du pied, fléchit le genou, fait quelques pas tantôt sur la pointe du pied, tantôt sur la plante du pied. Ces mouvements sont répétés de 5 à 10 fois avec cliaque jambe. Applic. : Dysmen. Aménor.

5"^ Exercice. — Les jambes écartées, les bras levés, la malade incline le corps lentement en avant, le redresse et le courbe en arrière. Ce mouvement est répété de G à 10 fois. Les genoux ne doivent pas être fléchis. Applic. : Dysmén. Aménor.

C"" Exercice. — Debout les mains appuyées sur un objet quelconque, la malade soulève une jambe, fléchit à angle droit et lui fait décrire un arc de cercle de dedans en dehors. Répété de 5 à 10 fois. Applic. : Dysmén. Aménor.

7""'' Exercice. — Debout, les mains sur les hanches, la malade piétine sur place en levant successivement chaque jambe à la hauteur du bassin. Répété dix fois de suite. Après une pause, l'exercice est recommencé 5 à 4 fois. Applic. : Aménor. Dysmén.

8°"' Exercice. — Debout, les jambes écartées, les mains sur les hanches, la malade fait décrire à son torse un cercle ovale de droite à gauche. Répété 6 à 10 fois de suite. — Applic. : Aménor. Dysmén. constipation habituelle.

9"" Exercice. — La femme se met à genoux et écarte les cuisses; les mains sont appuyées sur les hanches; elle renverse le torse lentement en arrière et puis le redresse. Applic. : Aménor.

2° MOUVEMEÎ^ÏS l'ASSIFS ET DE RÉSISTANCE.

10"'" Exercice. —L'opérateur placé devant la malade met la main sur la nuque et fait courber la tôle en avant, tandis que la malade la redresse par un mouvement de résistance. Applic. : Aménor. Dysmén.

Il"" Exercice. — La malade lient les bras écarlés, la paume delà

main lournée en arrière. L'opérateur place ses mains dans celles de la malade, porte les bras en avant; la malade les ramène ensuite dans leur situation antérieure. Bien entendu, pendant tous ces mouvements, il y a de la résistance tantôt du côté de l'opérateur, tantôt du côté de la malade comme du reste dans tous les autres exercices que nous allons décrire. Applic. : Aménor. Dysmén.

12'"'' Exercice. — La malade à demi couchée, une jambe appuyée sur le sol met l'autre en extension sur le genou de l'opérateur. Celuici saisit la plante du pied entre le pouce et les autres doigts de sa main droite et résiste pendant que la malade exécute des mouvements d'extension et de flexion, tandis que l'autre main fixe la jambe au-dessus del'arliculationtibio-tarsienne. Applic. : Aménor. Dysmén.

io'^'' Exercice. — La malade, toujours à demi couchée, met une jambe sur le genou de l'opérateur de façon à ce que sa jambe soit pendante. L'opérateur résiste pendant que la malade met la jambe en extension; la malade résiste lorsque l'opérateur met la jambe tendue en flexion. Applic. : Dysmén. Aménor.

14"'' Exercice. — La malade se tient debout, les jambes légèrement écartées; l'opérateur se trouve derrière elle. La main gauche est mise sur l'abdomen, tandis que la main droite, les doigts écartés, frappe des coups successivement sur les régions latérales du dos depuis la nuque jusqu'aux lombes (Ruchenhackung)..4;jj:)//c.: Dysmén. Aménor.

|gme Exercice. — La malade est à demi couchée; l'opérateur se tient à côté d'elle. Saisissant de la main droite, la jambe droite de la malade au niveau du creux poplité, la main gauche tenant la plante du pied, il fait exécuter à la jambe un arc de cercle de dehors en dedans. Pendant cette première partie de Topération la malade reste absolument passive. Maintenant la malade met la jambe en extension tandis que l'opérateur en appuyant la main droite sur la face externe de la cuisse au-dessus de l'articulation du genou, la main gauche sur la plante du pied, oppose une certaine résistance au mouvement exécuté par la malade. Applic. : Dysmén. Aménor.

16"" Exercice. — La malade est assise sur un banc étroit, les mains appuyées sur les hanches. Derrière elle se tiennent deux opérateurs et par leurs mains réunies posées sur les épaules de la malade font décrire à la partie supérieure du tronc un arc de cercle, 10 fois à gauche, 10 fois à droite. Applic. : Aménor. Dysmén. Constipation habituelle.

17™' Exercice. — La femme est assise sur une chaise, les jambes légèrement écartées. L'opérateur qui se trouve en lace d'elle, passe la main gauche sous l'aisselle droite et la main droite sur l'épaule gauche et fait exécuter au tronc un mouvement à droite. La position des mains de l'opérateur est inverse dans le mouvement de gauche. Mouvements répétés de 5 à 6 fois pour chaque côté. Applic. : Tendance aux ménorrh. et métrorrh. (endométrite et atonie de l'utérus).

18'"'" Exercice. — La malade est agenouillée sur un coussin, les mains sur les hanches. L'opérateur se trouve derrière elle, il passe une jambe entre celles de la malade de façon à ce que le sacrum de cette dernière appuie sur son genou. Ayant passé ses deux mains sous les aisselles de la malade, il fait tourner le tronc successivement à droite et à gauche. On exécute ces mouvements assez rapidement une dizaine de fois de suite. Après une courte pause ils sont recommencés 5 ou 4 fois. Applic. : Dysmén. et Aménor.

lO"" Exercice. — La malade se tient debout les jambes écartées, les bras en l'air. L'opérateur, derrière elle, monte sur une table, saisit ses poignets et la fait tourner d'un côté, la malade s'opposant à ce mouvement. Ensuite la malade revient à la position première malgré la résistance de l'opérateur. Le mouvement est répété cinq fois environ pour chaque côté. Applic. : Dysménorrhée et Aménorrhée.

20"'' Exercice. — La femme est debout: une jambe fléchie à angle droit repose par la plante du pied sur une chaise posée derrière. L'opérateur monte sur cette chaise et saisit les poignets de la malade. Alors celle-ci se lève sur la pointe du pied, fléchit ensuite lentement la jambe, de nouveau se redresse et finalement retombe sur le talon. Mouvement répété cinq à dix fois pour chaque jambe. Applic. : Dysménorrhée et Aménorrhée.

Nous allons passer maintenant à des excercices plus importants au point de vue de leurs applications pratiques, nous voulons parler des exercices gymnastiques ayant pour but de remédier aux différentes déviations de l'utérus.

En résumé, il ne s'agit que d'une gymnastique susceptible de produire des efl'ets généraux sur la nutrition et le système nerveux; avec une localisation pelvienne plus spécifiée pour quelques-uns des exercices portant sur les mouvements de flexion et de rotation du tronc.

Inutile de dire que l'indication constante : Aménorrhée, Dysménorrhée, justifie bien notre manière de voir.

Applications thérapeutiques de la gymnastique suédoise

à l'utérus.

RÉTRODÉVIATION DE l'cTÉRUS.

II existe quatre méthodes de redressement :

1° redressement recto-vaginal ;

2° redressement ventro-vaginal ;

5° redressement ventro-reclo-vaginal;

4° redressement veniro-rectal.

1° Redressement recto-vaginal.

Cette méthode doit être appliquée de préférence dans les cas où il s'agit de l'utérus augmenté de volume ou gravide.

La malade se tient debout devant l'opérateur qui, appuyant le coude gauche sur son genou, introduit son index gauche dans le rectum aussi loin que possible. Il exerce des pressions prudentes mais énergiques sur le corps de l'utérus cherchant à le pousser en avant et en bas, tandis que avec son pouce introduit dans le vagin il cherche à pousser le col en arrière et en haut. Ces pressions combinées sont répétées jusqu'à ce qu'on réussisse à ramener l'utérus en antéversion.

2" Redressevient venir o-vaginal.

Cette méthode comprend quatre procédés.

Lorsque l'utérus est petit et dur, de façon à ce qu'on puisse le mettre en mouvement tout d'une pièce, Brandt introduit l'index gauche dans le vagin et exerce des pressions sur la face antérieure du col, cherchant à faire basculer l'utérus en avant. Au même moment, la main droite déprime la paroi abdominale, saisit le fond de l'utérus el le repousse en avant.

Lorsque l'utérus, étant dur et petit, repose immédiatement sur le sacrum, le procédé est le même, avec celte différence que la main droite cherclie d'abord à décoller pour ainsi dire l'utérus du sacrum, et le repousse ensuite en avant.

Lorsque l'utérus est mou, de sorte que les pressions sur le col ne font qu'augmenter l'angle de flexion, on place l'index gauche dans le cul-de-sac latéral droit et l'on cherche à appuyer la phalangette sur le fond de l'utérus; tandis que la main droite, pénétrant aussi derrière le fond de l'utérus, tâche de le repousser en avant.

Entin lorsque l'utérus se trouve en véritable rétroversion, on introduit dans le cul-de-sac postérieur, aussi loin que possible, l'index gauche qui cherche à repousser quelque peu l'utérus vers la paroi abdominale. On glisse doucement la main droite au-dessus de la symphyse, jusque sur l'isthme de l'utérus, et l'on cherche, avec l'aide de l'index gauche, à le pousser en arrière. Maintenant l'index gauche est glissé sur la face antérieure du col et se rencontre ainsi avec les doigts de la main droite. Les doigts des deux mains exercent ensemble des pressions sur le col et sur l'isthme jusqu'à ce que le fond de l'utérus exécute un mouvement de bascule en avant. Tandis que l'index gauche cherche à maintenir l'utérus dans cette position, la main droite tâche de saisir le fond de l'utérus du côté droit et le repousse en avant.

5" Redressement ventro-recto-vaginal .

Ce procédé est indiqué dans les cas où l'on a affaire à un utérus très mou, long et placé très haut.

On introduit l'index gauche dans le rectum aussi loin que possible et, en même temps, le pouce dans le vagin. La main extérieure déprime la paroi abdominale et tandis que l'index cherche à repousser l'utérus en avant, elle tâche de pénétrer latéralement derrière le fond de l'utérus. Si cette manœuvre réussit, le pouce et l'index poussent le col en arrière, tandis que la main extérieure fait basculer le fond de l'utérus en avant.

4° Redressement venir G-reclal.

Ce procédé est appliqué exclusivement chez les vierges. L'index gauche introduit dans le rectum appuie sur le fond de l'utérus jusqu'à ce que la main extérieure puisse passer derrière lui.

ANTÉFLEXIOIV DE l'uTÉRUS. PROCÉDÉS DE REDRESSEMENT.

Premier pi'océdé. — On introduit l'index gauche dans le rectum et le pouce dans le vagin, en appuyant ce dernier sur le col. Dès qu'on sent l'utérus entre les deux doigts, on cherche par la main extérieure à repousser le fond de l'utérus en arrière. Voilà le premier temps de l'opération. Le second temps consiste à faire reposer l'utérus sur l'index, de façon à ce que la phalangette arrive à peu près au milieu de l'organe et à le maintenir pendant quelques instants dans cette position.

Deuxième procédé. — L'opérateur transforme l'antéflexion en antéversion. Pour cela l'index gauche, introduit dans le cul-de-sac antérieur du vagin, pousse le col en arrière et en haut, tandis que la main extérieure fait hasculer le corps de l'utérus en avant et en bas. Dans le cas où l'antéflexion résulte d'adhérences il faudra préalablement faire résorber les exsudats par le massage.

ÉLÉVATION DANS LE PROLAPSUS DE l'uTÉRUS.

La malade, après avoir fait les exercices gymnastiques appropriés, est à demi couchée. Le corps est nu ou bien couvert d'une chemise; la vessie et le rectum vidés. En outre la malade doit être à jeun depuis deux heures au moins. L'opération est exécutée par deux personnes, l'opérateur et son aide.

L'opérateur se place à gauche de la malade et tient, avec ses deux mains, l'utérus en antéversion. 11 met l'index gauche sur la

face antérieure du col et pousse la portion vaginale en haut et en arrière. De cette façon, la parlie mobile de l'utérus s'élève plus haut dans le bassin. Maintenant il place sa main droite sur la paroi abdominale et ramène les téguments en bas derrière la symphyse mais devant l'utérus maintenu en forte anléflexion.

L'aide se tient devant la malade et penché sur elle.

Son pied droit en avant aussi loin que possible: son genou droit est appuyé à la jambe gauche de l'opérateur, le genou gauche à la face externe de la jambe de la malade, qui, de son côté, appuie son genou contre la hanche de l'aide.

Ce dernier commence par mettre ses deux mains en supination sur l'abdomen. Ensuite, se penchant de plus en plus sur la malade, il enfonce ses doigls aussi profondément que possible dans le bassin. L'opérateur a enlevé sa main extérieure, son doigt qui se trouve dans le vagin indique à l'aide la position de l'utérus.

Dès que l'aide a atteint le col, il saisit l'utérus par devant et par en bas et, fléchissant légèrement ses doigts, il le remonte lentement et prudemment jusqu'au promontoire. L'essenliel est de ne pas perdre le point de contact (l'isthme) ; autrement les doigts feront basculer l'utérus en arrière.

Dans les cas de prolapsiis total, il est souvent nécessaire d'élever l'utérus au-dessus du promontoire. D'une façon générale, la hauteur de l'élévation doit varier suivant la sensibilité individuelle.

La manœuvre ne doit jamais être douloureuse, elle est répétée deux ou trois fois. Brandt conseille une pause de dix minutes après chaque séance.

L'élévation est suivie du massage des ligaments utéro-sacrés. Brandt prétend avoir obtenu de 70 à 80 pour 100 de guérisons. (Voir nos conclusions, page 465.)

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