H EXAMEN CLINIQUE
La déformation du museau de tanche, plus particulièrement la conicité ;
Les résultats de l'infection spécifique gonococcienne, savoir la métrite, mais surtout la salpingo-ovarite.
Beaucoup de femmes stériles présentent, comme un cliché identique, les commémoratifs d'une prétendue fausse couche des premiers mois qui ont suivi le mariage. Cette fausse couche fort douteuse n'a, de l'avortement, que le fait spécial de la suspension des règles, pendant quelques jours de quelques semaines, suivie de pertes sanguines, puis purulentes, et de douleurs abdominales. Les suites sont celles d'une maladie inflammatoire de l'appareil génital. Dés lors, les renseignements doivent êire suspectés. Nœggerath y voit presque toujours l'invasion du gonocoque. Il se peut qu'il s'agisse d'une infection banale quelconque, et parfois de contamination gonococcienne. L'interrogatoire du mari devient donc indispensable.
Souvent il s'agit d'une hématosalpinx légère, si on peut appeler ainsi une congestion apoplectique delà trompe, sous l'influence d'un spasme ou de coït exagéré. Il faut donc rechercher ce qu'il y a de vrai dans ces prétendues fausses couches du début du mariage, qui ont- laissé les femmes stériles pendant des années, et exiger des renseignements topiques sur l'âge, les dimensions, la forme, la nature du produit expulsé, s'il y a eu toutefois expulsion de membranes et non simple métrorrhagie.
Chez les mômes femmes, on trouve parfois la vaginite et surtout l'ampliation exagérée du cul-de-sac postérieur du vagin (colpocèle postérieure profonde), ce que Pajot appelle la fausse route vaginale, créée, dans l'espèce, par l'organe mâle, parfois de proportions démesurées.
Les tumeurs ne sont pas rares non plus dans la catégorie des femmes mariées stériles,:
III. — Chez les femmes mariées ayant eu une ou plusieurs grossesses, il faut rechercher les conséquences habituelles de la gestation : cervicite chronique, ectropion, kystes cervicaux, méti'ite, paramétrite, périmélrite; — les traumatismes utérins et périnéaux déchirures du col, déchirures du périnée; — les déviations, colpocèle, prolapsus, rétroversion.
IV. — A la ménopause appartiennent les troubles péri-vascula'rej. L'-aménorrhée et les pertes sanguines du retour d'âge dominent
cette période du retour d'âge. C'est aussi le moment de la recrudescence des accidents causes par des tumeurs anciennement existantes, comme le fibrome. Les hémorrhagies s'aggravent, le néoplasme s'accroît rapidement.
Les néoplasies malignes, le cancer du col utérin (épithelioma), plus rarement celui du corps (épithelioma, sarcome) se révèlent à cette époque ou peu après la cessation des menstrues, par la réapparition de petites hémorrhagies répétées et d'écoulements muqueux suspects.
Enfin les déviations, tolérées jusque-là, deviennent pénibles et sont mal supportées. Cela est dû à l'exagération momentanée de l'atonie des tissus privés désormais de leurs fluxions habituelles, et à la disparition lente du tissu musculaire qui fait place à du tissu iibreux.
Tout examen sera donc précédé d'un interrogatoire qui mettra souvent sur la voie du diagnostic. Peut-être ne sera-t-il pas inutile de rappeler quelques notions qui pourront servir de guide au médecin n'ayant pas fait d'études spéciales sur les maladies de l'utérus et de ses annexes.
Yoici notre façon générale de procéder pour prendre l'observation d'une malade.
Quel est votre âge? votre profession?
Antécédents Jiéréd itair es. — On cherchera s'il n'existe pas chez les ascendants ou les collatéraux des cas de cancer, de tuberculose, de scrofule, de rhumatisme, de syphilis, de maladies spéciales de l'appareil génital.
Antécédents personnels. — On saura si la femme a eu des maladies pendant son enfance : fièvres éruptives (rougeole, scarlatine, etc.), scrofulose, tuberculose.
l" Menstruation. — Date du début de la menstruation. Celle-ci a-t-elle été facile ou pénible au commencement? Comment étaient les règles alors que vous étiez jeune fille? Quelle était leur quantité? leur durée? leur périodicité?