BUT. VARIÉTÉS. MÉTHODES
Les procédés qui ont pour but d'augmenter ou de rétablir le calibre du trajet cervico-utérin, sont assez variés. On s'est ingénié à multiplier les moyens capables de rendre plus accessible une portion ou la totalité du canal compris entre l'orifice externe et la muqueuse qui tapisse le fond de la matrice. 11 n'est pas inutile d'établir des divisions pour pouvoir exposer, avec quelques détails, les procédés mis en usage journellement dans la pratique gynécologique.
Le degré de dilatation que l'on doit atteindre, dépend du but que l'on vise. Or, quand on entreprend la dilatation, parfois il est simplement nécessaire d'obtenir une dilatation légère, snflisante pour passer une sonde ou une fine curette exploratrice. Dans un autre cas la dilatation doit être moyenne, assez large pour permettre la facile pénétration d'instruments volumineux : c'est ainsi que, le plus souvent, on dilate la matrice pour pratiquer l'abrasion de la muqueuse utérine.
Il est indispensable, dans certaines circonstances, d'obtenir le maximum de dilatation de l'utérus. L'index par exemple, introduit dans la cavité cervicale, devra parvenir aisément jusqu'au niveau du fond de l'utérus. Dans quelques cas l'utérus doit être surdistendu. Ses parois devenues flasques favorisent l'agrandissement de la cavité utérine. On peut tamponner l'intérieur de la matrice avec des gazes aseptiques qui maintiennent indéfiniment la dilatation lentement réalisée.
Divisions. — La dilatation est rapidement ou lentement obtenue, suivant le procédé que l'on emploie.
En se basant sur le temps que doit durer la dilatation, on peut diviser celle-ci en temporaire ou permanente.
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Elle sera partielle ou totale, suivant le but poursiiivi. Partielle, elle permet d'explorer la cavité cervicale et d'entreprendre certaines opérations sur la portion inférieure de l'utérus.
Enfin la dilatation peut être sanglante ou non sanglante.
l'BÉCEPTES GÉNÉRAUX.
Quelques règles générales doivent être formulées, à propos de la dilatation.
Il faut, tout d'abord, insister sur les précautions antiseptiques qui doivent présider à la dilatation. Une faute peut causer les accidents les plus graves, et il est indispensable que le matériel dont on se sert soit absolument privé de germes. Les tentes, les instruments, le vagin, les mains de l'opérateur et de ses aides doivent être aseptiques. Ce sont des recommandations banales, mais on ne saurait trop les répéter parce que, dans l'espèce, elles ont une importance qu'il est facile de deviner.
Les malades soumises à la dilatation utérine séjourneront au lit. Ce précepte, qui est proclamé par Emmet, llart et Barbour, mérite d'être observé. Sans doute une femme qui a un tamponnement intra-ntérin peut, à la rigueur, se lever. Certaines malades qui ont une tige de laminaire dans la matrice quittent parfois leur lit pour satisfaire un besoin naturel ou 'même pour se distraire de la douleur ressentie, et aucun accident n'est observé. Mais cette immunité ne doit pas engager les gynécologistes à donner semblable autorisation et mieux vaut, à tous les points de vue, pécher par excès de prudence et immobiliser les malades au lit.
La dilatation utérine ne sera pas faite pendant l'époque menstruelle. Les règles doivent faire interrompre les manœuvres utérines et l'on se contentera de prescrire des injections antiseptiques pendant la période cataméniale.
S'il est indiqué de cesser la dilatation pendant les règles, il n'en est pas moins vrai qu'il faut parfois ouvrir largement l'utérus pour mettre tin soit à une ménorrhagie, soit à une métrorrhagie.
2° Dilatation extemporanée.