‹ Introduction a la pratique gynécologiqueChapitre 6 sur 170 · SALLE D'OPÉRATIONS · texte numérisé non relu

SALLE D'OPÉRATIONS

mis à nu; tous les meubles enlevés, sans exception. Un premier balayage des parois de la chambre, suivi d'un lavage général, est pratiqué ; l'aération est maintenue aussi large que possible, toutes ienètres ouvertes.

La veille de l'opération, on fait un nouveau lavage antiseptique

Fig. 2. — Appareil pulvérisateur (Spray).

des murs et du plancher, et on laisse le spray phéniqué en permanence. Le lit destiné à la malade, lavé à part, est muni de draps propres; le linge, les pièces de pansement, etc., sont introduits le matin même de l'opération. L'opérée séjourne ensuite dans la pièce.

Ces mesures sont applicables aux cas qui exigent la laparotomie. Mais, pour la plupart des opérations plastiques sui- la vulve, le vagin, le col de l'utérus, nous avons souvent négligé de prendre ces pré-

28 ASEPSIE. — ANTISEPSIE.

cautions et nous avons pensé que l'antisepsie locale, avant et pendant l'opération, suffisait à assurer le succès de celle-ci.

Cependant on ne doit pas hésiter à recourir aux pratiques les plus sévères d'antisepsie préliminaire, si le local a été souillé par une plaie en suppuration. 11 en est de même si l'appartement a été occupé auparavant par un individu atteint d'une affection contagieuse, comme l'érysipèle et la scarlatine. Le mieux est de s'abstenir de faire dans ces locaux toute opération chirurgicale.

Depuis peu de temps, la désinfection des appartements par différents procédés semble avoir été réalisée d'une façon pratique. Il y a lieu d'y avoir recours toutes les fois que la chose est possible et surtout quand on a de fortes raisons de redouter une infection préexistante.

A l'hôpital et dans ceiiaines maisons de santé il est possible de donner aux opérées le maximum de sécurité. Non seulement la salle d'opérations est toujours largement aérée, désinfectée soigneusement, mais la literie, le linge, les blouses, les tabliers, etc., sont passés à l'étuve avant chaque intervention.

B. — Opérateur et ses aides.

Il faut insister d'abord sur la nécessité d'être aidé et bien aidé pour les moindres interventions gynécologiques. La posture pénible imposée aux malades, leur sensibilité naturelle ou bien leur appréhension exigent l'assistance de plusieurs personnes. C'est pour vouloir pratiquer seuls, dans leur cabinet ou à domicile, que les médecins échouent souvent dans les opérations élémentaires. 11 ne faut pas oublier qu'ici les plus simples en apparence sont parfois malaisées et toujours délicates.

D'autre part, l'examen qui se pratique sans aide est, la plupart du temps, incomplet si le cas est difficile, et ne donne que des résultats approximatifs, faute de pouvoir se servir de tel procédé, ou de tel instrument utiles à l'exploration, mais impossibles à employer sans le secours d'un assistant.

A plus forte raison, s'il s'agit d'un acte opératoire sérieux, est-il indispensable de s'entourer d'un personnel suflisaiil.

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