PORTE-TOPIQUES
lodofonTie
Gomme arabique
Eau distillée
Glycérine
Ces crayons doivent êlre assez souples pour qu'il soit facile de les plier et, en même temps, pas trop flexibles pour qu'ils puissent fi'anchir le défilé cervico-utérin et ne pas s'écraser quand l'extrémité butte contre un obstacle.
L'introduction d'un crayon semblable est facile. Il suffît de décou-
Fig. 108. — Écouvillon porte-topiques de Doléris.
vrir' l'orifice externe et de pousser le crayon dans la direction du trajet cervico-utérin reconnu d'avance. Le crayon suit les inflexions
Fig. 109. — Hystéromètre-injecteur de Hennequin.
du canal et pénètre dans la cavité du corps. Il est exceptionnel que l'on soit obligé d'exercer une légère traction sur le col pour faciliter la pénétration de ces crayons.
Ce mode de traitement est inférieur et à l'application directe d'une substance médicamenteuse liquide sur la muqueuse utérine à l'aide d'un tampon et au tamponnement utérin proprement dit.
1 ou 2 gr.
Og^lO àà p. e.
(le moins possible)
Les douleurs que ces crayons provoquent sont négligeables, mais ces corps étrangers se dissolvent parfois mal dans l'utérus. En outre, malgré qu'ils soient à base d'iodoforme ou de sublimé, ils ont parfois provoqué, par suite de leur mauvaise préparation, des accidents sepliques.
Vers 1845 Canquoin avait dilaté l'utérus etavait introduit, dans la cavité corporéalc, un morceau de pâte de chlorure de zinc pour traiter une production polypeuse reconnue et diagnostiquée.
En 1875, Blanchard soutint, à Paris, une thèse sur la cautérisation de la cavité utérine dans la métrite chronique. Il avançait que la pâte de Canqouin n'avait pas donné d'heureux résultats. Ces agents étaient réservés, il est vrai, à la cautérisation du col, mais il ajoutait qu'on ne pouvait songer à appliquer le chlo)'ure de zinc, la potasse caustique, le caustique deFilhos sur la muqueuse de la cavité du corps, par le fait môme de l'intensité d'action de ces caustiques. Et en effet il signalait les cicatrices et les rétrécissements du canal cervical consécutifs à ce traitement.
Cependant la cautérisation avait conservé quelques rares partisans.
C'est ainsi que, dans ses Leçons de clinique sur les maladies des femmes, Gallard déclare qu'il « introduisit dans la cavité utérine un cylindre de pâte de Canquoin ayant environ l/îl centimètre de diamètre et 6 centimètres de long ».
M. Dumontpallier a été le protagoniste du bàtonnage de l'utérus. 11 mettait dans la cavité utérine un bâton de chlorure de zinc. M. Polaillon y glissait une flèche de pâte de Canquoin, à une époque antérieure à la publication de M. Dumontpallier.
Cette méthode condamnée à l'Académie de médecine, à la Société de chirurgie et à la Société obstétricale et gynécologique de Paris, a été heureusement abandonnée par la grande majorité des praticiens. L'atrésic du canal cervical, la transformation delà muqueuse utérine en un tissu scléreux, des accidents consécutifs graves ont été si souvent observés qu'il a fallu rayer ce traitement du cadre thérapeutique.
Quelques gynécologistcs ont proposé de remplacer le bâton de pâte de Canquoin par un crayon de sulfate de cuivre. Le sulfate de cuivre dont se servait Becquerel a moins d'inconvénients que le chlorure de zinc appliqué suivant la formule et les indications de M. Dumontpallier. L'expérience n'est pas suffisante pour qu'il soit possible de
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juger définitivement cette méthode de traitement. Il est à craindre que le crayon de sulfate de cuivre ne donne pas toutes les satisfactions que l'on espère en tirer.
La technique à suivre est d'une grande simplicité. L'introduction de la tige ne présente aucune particularité. On aura soin de bien protéger le vagin avec des gazes aseptiques après avoir mis le crayon. Il sera nécessaire, deux ou trois jours après, de pratiquer des injections intra-utérines.
Il est inutile d'insister davantage sur un procédé qui appartient désormais à l'histoire.
Injections et irrigations intra-utérines.
Il y aurait lieu de différencier les instillations utérines des injections proprement dites et celles-ci des irrigations de Vutérus. Dans les instillations, la quantité de liquide qui entre en contact avec la paroi utérine est peu considérable et se réduit à quelques gauttes. Les injections comportent l'usage d'une cerlaine quantité de liquide. L'injection n'est pas poussée goutte à goutte, comme précédemment. La cavité utérine suffisamment dilatée peut permettre le reflux facile de la solution médicamenteuse. C'est ainsi que certains gynécologistes injectent dans la matrice, après le curage, le contenu entier d'une seringue dont la capacité est de 2 ou 3 centimètres cubes. La sonde est d'un diamètre relativement large et permet de lancer assez rapidement et avec une force modérée le liquide modificateur, la teinture d'iode, par exemple.
Enfin, Yirrigalion utérine est le lavage à grande eau de la cavité cervico-corporéale.
Ces distinctions ne sont malheureusement pas faites et dans le langage médical usuel, on désigne sous le nom d'injections intrautérines aussi bien les larges irrigations que les instillations.