OPÉRATEUR ET AIDES
Une solution de sublimé au millième devra toujours être à la portée de l'opérateur, de l'açon à ce qu'il puisse laver rapidement ses mains souillées au cours de l'opération, soit par du sang, soit par des produits pathologiques.
Dans ce dernier cas, nous nous servons volontiers du permanganate puis du bisulfite et enfin de la solution de sublimé au millième.
Rien n'est propre à montrer combien sont irraisonnées certaines pratiques excessives, nous dirions incohérentes n'était le respect dû aux principes rigides de l'antisepsie, comme le contraste qui existe entre certains opérateurs et leur manière de faire.
Ici c'est un chirurgien à l'extérieur élégant et soigné, méticuleux à l'extrême pour tout ce qui touche à la tenue et à la propreté de son individu; une rose fleurit la boutonnière du gentleman. Ses mains habiles ne connaissent que l'eau impure de la Tamise et le savon ; son linge est impeccable ; il ne dépouille que son habit, retrousse ses manchettes, et se revêt uniquement d'un tablier blanc d'hôpital pour les opérations les plus délicates. Ni acide phénique, ni sublimé; de l'eau et de la gaze stérilisée suffisent à tout.
Là l'opérateur a le cou, les bras et les épaules nus; tablier de caoutchouc, culotte de caoutchouc, boites de caoutchouc ; la salle d'opérations est une buanderie, l'atmosphère est lourde et humide, suffocante; la vapeur phéniquée voile et enveloppe le chirurgien, les aides et l'opérée, le parquet est inondé, la buée recouvre les murs qui ruissellent.
Nous avons vu l'un et l'autre, et, les résultats opératoires obtenus par l'un et par l'autre, se valent,
Leopold fait revêtir les visiteurs d'une blouse. Ce sont des précautions qui, sans être indispensables, garantissent mieux la pureté du milieu. Nous les avons adoptées à l'hôpital depuis longtemps.
ASEPSIE. — ANTISEPSIE.