‹ Introduction a la pratique gynécologiqueChapitre 85 sur 170 · Berliner klinische Woclienschrifl, 1882, n° 34, p · texte numérisé non relu

Berliner klinische Woclienschrifl, 1882, n° 34, p

vessie; là il fait saillir le ballon et le gonfle en y injectant du mercure. Ce ballon constitue une tumeur artificielle qui, par pression, oblitère l'uretère.

En 1884, IIavrisson\ sur le cadavre, la vessie étant ouverte, tente, avec ■ la main introduite dans le rectum, de faire saillir les orifices de l'uretère afin de les porter, en quelque sorte, au-devant du cathéter.

L'année suivante, de Jong^ met, sur le vivant, ce procédé à exécution avec un succès douteux.

Entre temps, EmmeP avait proposé un procédé sanglant : il découvrait l'uretère en ouvrant la vessie, par le vagin, le cathétérisait, puis faisait, par suture, l'occlusion de la tîstule vésico-vaginale artificielle.

Enfin, en 1886, Sœnger'' crée sa méthode, celle de la palpation vaginale directe des uretères et en tire d'utiles constatations vérifiées à l'autopsie.

De ce résumé historique qui comprend une courte période de treize ans, il résulte que les procédés d'exploration des uretères se rapportent à trois méthodes dilférentes :

1" La palpation directe (Sœnger) ;

2^ L'obi lié rat ion artificielle d'un uretère par compression. C'est la méthode de Tuchmann, de Polk, de Silbermann, Weir, Sands, Harrisson, de .long. A cette méthode se rattache l'opération d'iïégar (ligature de l'uretère) qui restera en dehors de ce travail ;

3° Le cathétérisme évacuateur d'un uretère. C'est la méthode de Simon, Pawlik, Newmann. Pawlik l'a faite presque sienne par la simplicité de son manuel opératoire et le nombre de ses succès personnels. 11 faut joindre à ce procédé la proposition d'Emmet, à savoir le cathétérisme d'un uretère dénudé, ce qui n'entre pas dans la présente étude.

ÉCLAIRAGE DE LA CAVITÉ VÉSlCALE. — ENDOSCOPIE.

L'idée d'éclairer la cavité vèsicale pour pratiquer le cathétérisme uretéral est assez ancienne. Il faut citer de nouveau les tentatives de Griinfeld qui datent de 1876 et celles de Newmann en 1883-1885. En effet, Griinfeld, puis Newmann dans son premier procédé, avaient essayé de substituer aux indications du palper celles de la vue directe du trigone. Grùnfeld s'est servi de l'endoscope, Newmann d'un spéculum dilatateur de l'urèthre, fermé à son extrémité par un discjuc de verre et muni d'une lampe électrique. Les instruments d'éclairage, une fois mis en place, on introduit le

Page 1