‹ Introduction a la pratique gynécologiqueChapitre 86 sur 170 · S- Ucbcr Taslimh dev Harnleiler bcini Wcibe · texte numérisé non relu

S- Ucbcr Taslimh dev Harnleiler bcini Wcibe

EXPLORATION DES URETÈRES.

cathéter, dont on dirige la pointe vers l'orifice choisi. Ces méthodes donnent peu de lumière dans la vessie et il était difficile de manier à la fois le cathéter et l'endoscope. Aussi Newniann abandonna-t-il ses essais.

Par contre, les chirurgiens qui voulurent suivre les préceptes de Pawlik, ne tardèrent pas à reconnaître les difficultés du cathétérisme urétéral. On eut la conviction qu'il s'agissait d'un procédé d'auteur destiné à n'être employé que par quelques rares initiés.

C'est ainsi que, dans une communication faite à l'Académie des sciences en 1889, M. Poirier' déclarait que le cathétérisme des uretères, d'après la méthode de Pawlik, était extrêmement compliqué et inapplicable dans la majorité des cas. Il était facile, ajoutait cet auteur, de faire pénétrer une sonde dans les conduits urétériques, quand on avait soin d'éclairer la vessie avec le cystoscope de M. Boisseau du Rocher. Dans la note qui est insérée dans les Bulletins de l'Académie des sciences on ne trouve aucun détail sur la technique employée par M. Poirier.

On revint donc au procédé de Grùnfeld. Brenner modifia le cystoscope de Nitze.

En mars 1896, Rubeska^ fait en faveur du professeur Pawlik un ardent plaidoyer. Non seulement Pawlik a pratiqué le cathétérisme suivant le procédé bien connu, mais, dès 1889, il dilatait l'urèthre, évacuait la vessie, mettait la femme dans la position genu-pectorale, distendait la vessie qui pouvait être ainsi explorée à' travers un spéculum uréthral, soit à la lumière directe, soit à l'aide de rayons réfléchis. Dans le cas où l'anesthésie était nécessaire, on attachait la patiente sur la table de Bozemann. En 1888-1889, Pawlik essaya de photographier l'intérieur de la vessie, mais les résultats obtenus ne furent pas satisfaisants. Cet auteur introduisait dans la vessie une lampe à incandescence pour mieux l'éclairer. Mais celte méthode ne pouvait être utilisée quand il fallait pratiquer une intervention parce (ju'une main était occupée à maintenir le spéculum uréthral et l'autre à tenir la lampe. C'est alors que Pawlik réunit dans un même appareil le spéculum et la lampe à incandescence et imagina un dispositif pour prévenir réchauffement. Telle fut l'origine de l'endoscope vésical de Pawlik, du cystoscope présenté par lui en avril 1894 au Congrès international de liome. Telles sont les revendications faites par Rubeska au nom de Pawlik.

H. Kelly % directement visé dans la communication de Rubeska, invoque e témoignage de Goodel et déclare que c'est lui qui a eu l'idée, en 189i, de mettre les patientes dans la position genu-pectorale, de distendre la vessie par la simple pression atmosphérique en mettant un petit spéculum dans l'urèlhre et qu'il a fait ainsi sous le contrôle direct de la vue le cathétérisme de l'uretère.

I. Comptes rendus des séances de l'Académie des sciences, t. CIX, p. 410. 2. American journal of obst., mars 1896.

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