L'ÉCORCE CÉRÉBRALE ET LES CORPS STRIES. NOUS
avons considéré les hémisphères en bloc. Il reste maintenant à en distinguer les parties. Sous le nom de lobes cérébraux, Flourens extirpait l'écorce, les corps striés et les couches optiques. Les expérimentateurs récents, mieux instruits sur l'anatomie de l'encéphale, ont essayé de limiter l'étendue des lésions qu'ils provoquaient. Mais le succès n'a pas entièrement répondu à leurs efforts. Certains physiologistes semblent bien avoir réussi à ménager les couches optiques chez les vertébrés inférieurs et chez les oiseaux. L'autopsie des chiens opérés par Goltz et par Rothmann a montré en revanche que la destruction du cerveau antérieur entraînait, pour cette espèce, l'atrophie du cerveau intermédiaire. On admet communément aujourd'hui que la couche optique représente à la fois un relai et un centre. Le relai est placé sur le trajet des voies sensibles qui aboutissent en définitive à l'écorce. Le centre est selon toutes probabilités d'ordre exclusivement réflexe. Ni l'un ni l'autre ne nous intéressent directement ici et nous pouvons les laisser de côté.
Le cerveau antérieur proprement dit comprend trois parties bien distinctes. Les deux premières — formations olfactives et corps striés — se retrouvent à tous les échelons de la série des vertébrés. La troisième