‹ Introduction a la Psychologie, l'instinct et l'émotionChapitre 25 sur 71 · II · texte numérisé non relu

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anthropomorphe ne se place à son tour bien au-dessus du chien. Or, le poids de l'encéphale accuse 1 36o grammes pour le premier, 4oo pour le deuxième, et i35 seulement pour le dernier. À n'envisager que ces trois cas, on aperçoit d'emblée un rapport entre le développement de l'encéphale et le degré de l'intelligence.

Nous avons choisi à dessein trois sujets de poids rapproché. Si l'on essaie de multiplier les comparaisons et de les étendre à un grand nombre d'espèces, on rencontre bientôt un obstacle qui a longtemps arrêté les anatomistes. Il est manifeste que le volume des centres nerveux ne saurait être identique chez des animaux de taille très différente et que, à intelligence pareille, la masse de l'encéphale doit croître avec les dimensions de l'organisme. Mais le point est justement de déterminer la nature de la relation qui unit cette masse et ces dimensions. Le problème a été l'objet de longues recherches. Il n'a trouvé encore qu'une solution approximative.

Envisageons des espèces de niveau équivalent, mais de taille inégale. Nous constaterons tout de suite que le poids de l'encéphale augmente avec le poids du corps, mais que le premier n'est pas proportionnel au second. Le fait est bien connu. Haller enseignait déjà que le poids relatif1 de l'encéphale est d'autant plus élevé que la taille de l'animal est plus faible. Les exemples grou-

1. On obtient le poids relatif de l'encéphale en divisant le poids absolu de l'encéphale par le poids absolu du corps. On l'exprime d'ordinaire par une fraction avec l'unité pour numérateur.

i iS

LA MOELLE ET LE CERVEAU

pés dans le tableau ci-joint suffiront à illustrer cette loi1.

POIDS

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