P. Girard, Thèse, l. c, p
a. L. Lapicque, Bulletin de la société d'anthropologie de Paris, séance du
l'intelligence et le cerveau
porels et encéphaliques de l'homme et de la femme sont entre eux dans les mêmes rapports que ceux de « deux espèces animales distinctes et égales en organisation nerveuse » l.
On admet à l'ordinaire que la masse de l'encéphale s'accroît, dans l'espèce humaine, avec le développement de l'intelligence. Manouvrier a obtenu, sur une série de 44 hommes distingués de toutes nations et de toutes tailles, un poids de i 43o grammes, nettement supérieur à celui que l'on peut considérer comme normal. Il ne s'agit dans tous les cas ici que d'une « vérité de moyenne » et qui comporte de nombreuses exceptions. On rencontre des encéphales très lourds chez les sujets médiocres, comme on en a trouvé de relativement légers chez des individus éminents. Il paraît vraisemblable, d'autre part, que l'encéphale des races inférieures est moins pesant, à taille égale, que celui de l'Européen civilisé. Mais les documents dont disposent les anthropologistes sont encore trop rares pour autoriser sur ce point une conclusion définitive.
6 juin 1907. — La conclusion de Lapicque a été confirmée depuis par E. Dubois, K. Akademie van Wetenschaften te Amsterdam, séance du 3o nov. 1918.
1. Si l'on traite l'homme et la femme comme appartenant à une seule et même espèce et qu'on applique la formule que Lapicque a établie pour les cas de ce genre, on trouve que c prend une valeur un peu plus élevée dans le sexe masculin.