L'ACTIVITÉ RÉFLEXE ET L'ACTIVITÉ CÉRÉBRALE
i. Les réflexes de défense. — L'étude expérimentale de l'activité réflexe a été entreprise de bonne heure. Boyle constatait déjà que la décapitation n'empêche pas une grenouille de réagir à certaines excitations. Stephen Haies reconnaissait, un siècle plus tard, que les mouvements de l'animal décapité cessent de se produire quand la moelle vient à être détruite. Robert Whytt, à son tour, confirme ce résultat. Il recueille une foule d'observations exactes sur les animaux et sur l'homme, et il esquisse une théorie qui ne diffère pas dans ses grandes lignes de celle que les physiologistes continuent à recevoir. Legallois, dès les premières années du xixe siècle, enseigne que l'activité réflexe a son « centre d'innervation » dans la substance grise de la moelle. Magendie détermine peu après la signification propre des racines spinales et découvre ainsi les éléments qui servent au réflexe de support anatomique. Les travaux de détail se multiplient ensuite, mais sans apporter de longtemps un progrès décisif dans l'interprétation des faits. En 1869, Goltz publie ses