‹ Introduction à la science de l'histoire, ou, Science du développement de l'humanitéChapitre 21 sur 35 · SECTION DEUXIEME · texte numérisé non relu

SECTION DEUXIEME

D« L'ACTiviTé logique; ou BV BAISONNEMENT» BT DSa

SCIBNCBS.

Ayant d'entrer dans notre sujet , nous éprouvons le besoin de prévenir nos lecteurs, afin qu'ils résistent au sentiment que devra d'abord leur inspirer la nouveauté des idées qui vont leur être présentées ; que leur impression soit bien veillante, ou hostile , nous les prions de réfléchir. Les choses nouvelles ont également à craindre et la faveur, et les préjugés ; l'une les adopte, sans les étudier ; les autres les repoussent, parce qu'elles en sont contrariées.

Il faut songer à la position où nou$ sommes; disciples d'une idée toute nouvelle dans le monde, celle du progrès universel , il nous faut refaire la classification entière des principes généraux aujourd'hui adoptés ; car ils émanent tous d'une conception complètement opposée à la nôtre.

Îi94 lNTRODtJClrt05

n y aura d'ailleurs, moins d'innovation qu'on le croirait au premier abord : nous ayons moins crëë, qu'opéré des déplacemens , fait' des changemens dans l'ordre ^ et le si^e, des facultés, et des fonctions. A cet égard, nous invoquons le témoignage des érudits, de ceux qui possèdent encore Tancienne science , et qui savent conmient elle a engendré les nouvelles.

Nous avançons hardiment, parce que nous avons foi entière dans la vérité de notre point de départ, et que nous sentons que nous ne faisons que marcher dans ses conséquences; parce que nous nous sommes assuré qu'il j a unité dans notre œuvre , tellement que l'ensemble de ce livre n'est que le développement d'une seule pensée ; tellement que si l'on admet sbn premier mot, inévitablanent, plu^ vite, ou plus lentement, on sera conduit où nous sommes.

liOrsque nous avons commencé l'exposition qui est contenue dans la section précédente, nous n'avons pas éprouvé la crainte qui nous saisit maintenant. Elle renferme , sans doute, des cho* ses qui n'ont pas été dites ^ mais elles sont tellement mêlées à d'autres , que tout le monde admet par sentiment ou par raison , que nous avons cru leur intelligence, et leur fortune faciles. Il n'en est pas de même dans le sujet que nous abordons- Nouô osons le dire , c'est le plus difficile , le plus aride , et le plus chargé de préjugés ; c'est aussi

PHYSIOLOGIE SOCIALE. SqS

celui OÙ il y a le plus de eonuaisseurs superficiels, qui prétendent juger. Ici , il y a dt^ écolfes à coM* battre. Bans les questions de sentiment, depuis long^temps il n'y en a plus. Aussi, nous demandons un peu de cette attention froide qui est d'usage dans les sciences, de cette attention qui écoute bien , et qui juge sans partialité.

Nous avons, dans la première partie de ce chapitre , donné Tidée générale de l'in^rumentâlité logique : nous avons vu qu'il était le résultat de l'organisme nerveux , tout entier; de telle sorte que j dès qu'un mouvement y était introduit , il se propageait suivant des voies nullement arbî* traires, mais, au contraire, rigoureusement déterminées. Nous avons, vu encore que le mouvement logique offrait trois caractères successifs : le premier, qui est celui de besoin , et qui donne origine au Sentiment ; le dernier, qui est Facte de motricité terminale ; enfin , l'état intermédiaire , dont nous allons surtout nous occuper ici, c'est celui qui tient le plus d'espace, et dure le plus dfe temps ; c'est eil effet par lui que l'impression primitive se transforme en une conclusion quélcon-

^g/6 L'«TRODUCnO!f

que. Cet état, nous r2q[^>eUat>iis partieuliàremeiit mouvenieiit rationnel.

Néanmoins, on ne paît rendre con^pte dn fhénomène scientifique , envisagé dans son int^;rité , qu'en exposant Tactiyité de Fappareil logique luim^e. En effet, ce que Ton appdle sciences ^ et rationnalisme, n'est jamaisautrecboseqiin^ûne daissification de faits, ou de conséquences successives, établie dans une vue presque toujours pratique, sur un thone donné par le sentiment. Cest parce que Ton a voulu considârer le raisonnement conmie un acte complètement isolé de tout autre, dans sa primitive origine, que Fôn aété dans l'impossibilité de concevoir ses modes les plus importans; que, dans l'impuissance d'expliquar ses phénomènes les plus communs, on a été obligé de recourir à l'hypothèse de facultés qui n'existent pas ; qu'enfin, l'on en est encore à se di^put^r sur la meilleure méthode d'invention , et d'investigation. Nous faisons cette remarque seulement dans l'iu* tà*ét de démontrer la rigueur de notre exposition, et afin qu'on ne nous reproche pas d'avoir traite de l'unité humaine à propos de sciences; car, nous n'avons pas voulu nous diriger par ces réflexions , à l'examen critique de ce qu'on ens^gne aujourd'hui sur le raisonnement. Après nous avoir lu , on fera cette critique aussi bien > que nousrmêmes.

L'appareil logique, représente ^ ainsi que nous Pavons dëja dit , dans Tencéphale , est mis en activité à priori ou à posteriori. Dans lé premier cas, c'est la centralitë spiritueUe de l'homme qui agit ; alors chacun des mouvemens de l'appareil reçoit un nom , au fur et mesure qu'il passe.

Dans la seconde manière d'être , dans le cas où l'impulsion vient d'un besoin de détail qui n'est pas encore liommé , et qui par suite n'est pas en-* core transformé en désir, lé mouvement logique n'est autre chose que la circulation nerveuse, .d'oii résultent le trouble, le malaise, la maladie quelquefois, qui tourmentent Kndividu.

Quant à une iiupréssion simple , qui frapperait un des sens externes , tels que la vue , le toucher , etc., si elle n'a pas de nom, elle n^a évidemment aucune chance pour engendrer un mouvement logique. Elle n'est en effet ni une douleur, ni une excitation instinctive. Pour qu'un contact de cette espèce soit senti , il faut que Tindividu veuille Tapercevoir, ou en d'autres termeis le cherche. Cest à cause de cela , que lés hommes restent des milliers d'années sans voir les faits les plus communs, et qu^ils ne lès perçoivent, que lorsqu'en -vertu d'une théorie , ils vont au devant.

En définitive, l'activité logique, et rationnelle, est le résultat des rapports de l'âme avec les phénomèneis "nerveux; et, parce que les phénomènes nerveux s'engendrent dans une succession organique-

1198 INTRODUCnOIl.

ment dâ;enniiiëe, la logique a une normalité ^solue, dont l'esprit n'est pas le maître.

La conclusion d'un mouyemont logique est de deux espèces; c'est une volonté motrice, ou c'est nn acte de conservation dans la mëmoire. Il n'j a en rëalité que ces deux genres de fins. En effet^ soit que la volonté empêche, ou produise un mouvenœnt expressif, ou musculaire , ou propre à un système spécial d'organes, eUedontne toujours lieu à un fait de motricité.

L'acte en vertu duquel le résultat de Tactivité logique devient un fait de mémoire , est celui qui est le fondement du rationnalisme, et des sciences. Aussi nous allons nous arrêter un moment pour en préciser la nature. L'existence du souvenir suppose d'abord une modification dans l'état nerveux. D est Éacile d'en préciser anatomiquement la nature. Elle consiste, en effet, tout entière en une augmentation continue de sécrétion de névrosité dans le point du système qui constitue Taptitude, objet de la mémoire. Cependant il n'y aura encore là qu'excitabilité plus grande , disposition extrême à agir toujours ; eu un mot, existence de toutes les circonstances organiques , d'où résulte ce qu^on appelle habitude ou facilité ; mais rien de ce qui constitue un signe ayant valeur spirituefle , susceptible d'être transmis par la parole , et l'écriture^ etc. II faut , pour que la mémoire soit, qu'il y ait réaction de l'esprit sur Icî^ points où la hévrosité

PHtfllOLOaiS SOCIALE. 299

est. augmentée. Cela est si vrai , que l'on observe que le souvenir des choses passées , n'a j^ïnais lieu, ijae par une influence à priori , ou en d'autres termes, que datis les cas ou Tesprit s'est placé ^ur.le terrain où il peut trouver ce souvenir. Cest à cause de cela encore, que la naémoire scientiftque n'existe qu'à condition de ces fommles qui abrègent les faits, et les concentrent sous un signe. Lia vraie mémoire est donc Feffet d'un acte double qui consiste dans l'intervention de l'àme sur une modification matérielle antérieurement produite.

C'est à la physiologie spéciale à exposer en détail ce phénomène. Nous en avons dit assez ici, poin* l'usage que nous devons en faire.

Les conséquences à tirer d^ lois organiques dont nous venons de parler, sont très nombreuses, n en résulte d'afcord, que la perfection de l'appareil logique, quant à la rapidité, à la précision, à l'ensemUe de ses mouvemens , est un résultat de réducation , c'est-à-dire de l'action prolongée de la spontanéité pour le mettre en jeu. Plus il a fait, plus il peut faire. Ce n'est, au reste, ici qu'une manifestation d'une loi physiologique propre à tous les appareils , loi gymnastique en quelque sorte , en vertu de laquelle le développement de diaque partie est en raison de l'activité à laquelle on l'a soumise.

Les dispositions organiques se transBMttent à un certain degré , et prescpe toujours des païens

3oO INTR0DUC3TI0N

à leurs enfahs ; en sorte qù^après plusieurs généra^ tioiis nourries dans un même système et une même activité logique, les hommes qui naissent reçoivent un organisme prédisposé dans le même sens ; ils sont originairement meilleurs et plus intelUgens. Sans doute, ils n'ont pas acquis une seule aptitude de plus; mais leurs facultés sont plus puissantes, plus excitables, plus énergiques.

n résulte encore de la manière dont la mémoire s'établit , que la connaissance des théories ancien^ nés , et des découvertes antérieures , ainsi que des raisonnemens auxquels elles ont donné lieu , est le moyen des théories nouvelles. En effet, il résulte de la pratique de ces œuvres intellectuelles ) soit comme raisonnement, soit pour le souvenir, une disposition organique particulière, en un mot, création d'un instrument nouveau. L'instrument est parfaitement préparé, tellement qu'il suffit d'un acte spontané de l'esprit , pour qu'il produise une conclusion ou une généralisation nouvelle, faite avec ces élémens mêmes trouvés à Taide des théories anciennes.

C'est par là que Ton peut expliquer conunent les théories engendrent le terrain de celles qui doivent leur succéder , et les conunandent, de telle sorte qu'elles s'enchaînent les unes aux autres. C'est par là , et par là seulement que l'on peut rendre compte du phénomène de l'invention à priori. Le phénomène se réduit à une véritable

PHYSIOLOGIE SOCIALE. 3oi

sensation spirituelle ; l'âme , après avoir cherché , sent une généralité nouvelle de rapports, et la nomme; exactement comme, dans une minime circonstance, elle perçoit, et nomme un besoin (Je l'organisme. A cet égard , appdez-en à ceux qui ont pï'oduit , dans leur vie, un de ces actes à priori. Ils vous diront qu?ils n'ont point conscience de la route qu'ils ont suivie pour inventer ; que la découverte n'est pas le fait d'un raisonnement; mais, que depuis long--temps , ils apercevaient une lacune, un vide; ils éprouvaient le besoin d'une solution ; et qu'un jour , sans qu'ils fussent préparés, ils ont tout d'un ccKip senti le rapport et le mot nouveau ; ils ont été frappés comme d'un ëclair de vérité

Enfin, notre définition explique comment il n'este pas de mémoire sans formule spirituelle , c'est-à-dire sans signe ou sans théorie. En eflfet , l'aptitude nerveuse ne constitue qu'une excitabilité plus grande, une habitude; et rien de plus, etc.

Lorsqu'on fixe , ainsi que nous le faisons ici , son attention sur l'organisation de l'homme , on est frappé d'admiration. Tout y est fait, même l'individualité , dans l'intérêt de la vie sociale, et . du progrès. On s'étonne de l'aveuglement de ceux qui ne veulent y voir que les hasards d'un aggrégat matériel, et d'une mécanique sans &me. En e£fet , tout ce qui existe socialement , est le fait de l'esprit. Rien n'est transmissible d'un homme à un

302 IKTRODUCTION

autre, parla parole , l'ëeriture, (pue ferélu du signe spirituel : dans la censcience de l'homme luimême, il n'y a de rëalitës que celles des signes. Ainsi tQUt se tient ; l'individu ne peut savoir qu'à condition qu'un autre ait su , ou saura ; et déjà , dans cette vie , le moi spirituel n'existe que par ses conta^^ts avec les moi spirituels qui l'entourent.

Les besoins qui soUicitent Tactivité de Pappareil logique , sont de deux espèces j l'un vient de l'organisme rationnel lui-même, lorsqu'il demande à dépenser l'énergie qu'il a acquise dans le repos.

On Ta appelé instinct de savoir , curiosité. Il est d'autant plus exigeant, que par suite <Pun usage antérieur , Tinstrument a acquis un développement phjsique plus considérable.

Mais ce besoin bien qu'impérieux , bien que ses appels aient pour sanction le malaise de l'ennui dont la prolongation devient une maladie , ce besoin est le moindre de tous ceux qui excitent l'activité scientifique.

Llaomme, pour agir, quelque soit l'œuvre qu'il en4r€|]arëiid , a besoin de savoir ; il resterait immobile , s'il ne prévoyait atteindre par ses efforts u^ r&ultat déterminé f sans une probabilité quelcoH** que sur le succès des moyens q^'il emploie , il n'^^ntireprendirait rien, quelque fôt d'ailleurs la

PHYSIOLOGIE SOCIALE. 3o3

violence du désir dont il serait possède. L'ignorance et le doute sont mortds pour nous ; a v€c eux, nous désespérons , et nous ne pouvons vivre: car pour satisfaire le plus simple de nos appétits j no faut-il pas avoir calculé des actes , être certain de leur appropriation ; enfin , ne faut-il pas agir sur un monde que nous ne pouvons changer? Aussi c'est là Torigine de la plus énergique , et de la plus puissante des impulsions scientifiques.

Les satisfactions que réclame ce besoin, sont déterminées par leur but même ; les problèmes posés , comme les solutions qu'il exige , sont fixes : en efi*et, les questions &ont relatives aU monde qu'il s'agit de modifier ; dles sont demandées en vue d'une pratique. Leur vérité sera donc facilement vérifiée; c'est en les appliquant, qu'on appréciera leur justesse. Aussi , la pratique est le moyen le plus sûr de vérification pour toutes les hypothèses rationnelles.

Il est une raison plus profonde encore , en vertu de laquelle certaines solutions sont inévitablement demandées , avec une telle vivacité , qu'il n'y a pas de repos intellectuel possible avant qu'elles soient obtenues. Celte dernière raison est inhérente à l'organisme rationnel lui-même. Expliquons-nous. Nous avons dit que le mouvement logique consistait, en quelque sorte, en une circulation de ganglions en ganglions , tellement organisée, qu'une modification parcourait nécessaire-

3o4 INTRODUCTION

ment, et inyariabl^nent, toujours, la même voie* La loi de ce mouyement , ou , en d'autres termes , Tordre dans lequel se succèdent chacune des inter-* Tentions ganglionaires qui j prennent part, n'est connue et n'est réalisable ou applicable, qu'autant qu'elle est nommée. Or , tant que tous les phéno^ mènes partiels qui composent une période ration^ nelle de ce genre, ne sont pas convertis en signes , il j a sentiment chez l'homme d'une lacune , d'un vide à combler; perception d'un problème à résoudre, et activité dans ce sens. Plus l'appareil aura été exercé, plus cette perception deviendra claire, exigeante. Ainsi, c'est autant par suite des conditions organiques du raisonnement , que par un effet de l'activité constante de la spontanéité spiritueUe , que Thomme sent le besoin de certain nés solutions , et ne s'arrête pas qu'il ne les ait obtenues. Le nombre des termes qu'il doit atteindre , et l'ordre de succession suivant lequel il les saisit , deviennent l'origine du mode de progression de chaque spécialité intellectuelle.

L'activité logique et rationnelle doit être étudiée dans ses propriétés , dans son mode, et dans ses produits. Les paragraphes suivans seront consacrés successivement à l'examen de ces trois ques* tions.

Oit le soumette^ hn n'en obtiendra riervau-delà deis ^alites qui k, caracte'nser^t ; quels que ^bieiil:,;€|a ' ufi mot . le ïtômtre et Jja yàrieté^ djes conibinaîso^ns ' . ^ «jixqiïeUes^on le mété/;H ne partie ciinesd'èUêsj qu'en raison des f<)rce^q^p ' i

• . • ' Cêfrîoçip6estincantésfaJ)le eh^logîqjie j^* comme • * ^ttf ait . NonVyeiïons ici l*ajppliqiu.r à l'homiD^ luji*

. L^h(îmiÀe il'expnme jamais ,;s^ •'^n^^ctes, rien àiiTttelà des éle^ïens m^és'de son î^etivité:''Tbus ses'effprts paraissent teâdre jyi.jin . iséuîljiH;, ctîlui de posséier-j et<l'-ex|irim^ graphifitjé qe^çn.étré. \ * * . *.,'' *^

En eîïet ; liVjeuvfe scieôtiiicrue toiit cintièrjef , le

inîçiHeur plâh eneyclopédi^e ^ . es^ virttiQUemmt

' orgoinîsrf onlui^; ien sorte que fci fin;aé nos. tràvsgiiîe

sera de représenter exactement , en signes t*jnsr ^îiissibles . la. sjsll^ii^atlsatîpn' ôuie Vnouç pprl^^

BVec nous* (/est;' lancette V^érîté al>solue au •pbiat

T .âe^n'k^ ntirtiain-, dbntf là rccliérche^st le suiet de, *.

.ia progression/ SoiWcéVappbrt;,; il çM /cQfnplè^^^

. menV just# de .dire que Pfiomtrie' est np* petit

ïhôQd«-Il nép^tj-en effpt, rienseiitir^ riencom-

ao

3o(> . INTROi>UCTIOlf.

prendre du moude extérieur , il ue-peiit rien créer uonplus en théories, eH abstrayions, au-delà des possibilités qu'ii.possède comme aptitudes*; il ne peut percevoir enfin de rapports autres ({ue ceux qui sont établis dans son organisme. Sans doute^ il se passer autour de nouô^ dausle'milieu.oà no.us vivons, uiiejnultitudéd'e^ets qùî pe tombent point

soùs nos sens; céûx-là sont Douryiçiis comme sHb

n'étaient pas; nous les ignorons: mais bienpîUÀ, il est certain qu'bn grand nombre de phépomènes . sont en réalité tout autres qu'ils nous* pâtaî^sent. Or, nous le répétons, qiie nous importe! il lious suffit de pjDsséder un instrument approprié au rôle que nous sommes appelés à jouer sur cette teire^ et^dont nous ne pouvons douter; car, à chaque moment, nous avbns l'occasion de vifrifio* lè^ cal- 'Cijls<ju'il nous fournit , ks probabilités qu'il ncius donne, et- de rieus ^sùrer. ainsi non-seulemeiit qu'il ne nous tPQpipe*pas le plus ordinairémeait^ mais encore que ses erreurs , lorsqu'elles ont lieu , ne dépassent jamais àbs limites dont nous scNOomes prévenus à l'avance- • * .

\ai propriété- la plus générale qui «é manifeste dans les phénomènes logiques , est le rapport d'actlvite à passivité, rapport qui. n'est autre cjiose que la relation d'influence -qui ne cesse d'ferôt^ eiiti'e notre^pontanéité spirituelle, et notre matièpe nerveuse. t*

L'existence de cette duaiité est prés^ile daiis

Wtit fet* T^ufe Ikit f hettïi^ H dâAS tout ce qu'A peufee, tïnit ce qu'il sfeht, toUt ce qu'il exprîm». €*^ oè qtfori appîplte te sentîmedt ou le ^>Tth<àpe ûe relâ'- 'tîôh (fe^tîausé à :èflfet, et recipiX)q«^feàfèî*. Il «st en ^fet imptfesijiite que- lé fait qui forme fe (opjà»' ment de tiolY-e àiAivifé, ne-tJOBStiUi^ J^as notre mode le pltis gën^l de '^ntîr , de râi&otonèr , et i^è parieiî-. €ette aptitude doit êlr'é Considérée ecMiinie le séïM le plus sûr at le plus vaèfe de cetuc (|lie nous possédions ; car <;'est eélai qui eoti^»e&d . tïdtis les aub'es.

Le sefttinàèiit de caïf se à effet , ou eu termak plus btiefs j le principe de <5ausalité^ est IHi^gttié ée toùtèa les sciences , sC34t tiiéQibgiques ^ soâ; ïnëtâ* p!iysSquèà/'au5sl4)ieh que natureîles; let^rffet^ te$ ^îèucfe déhs- leur do^^ier progti^ ^ ne è4iSt àUttè dhosé que lk*cOnààissà^e de toutes les riàk^ tidn^ dè'eàuàe à' jèff<Èft e^sb^ès; en d^autim tèr^ liàéi;, ëUèd bôÉfij^tent dans la pbssestiioi^ d'uhe* formule ^i èîpHmerki l(à dé g^tfëratîqii <ie& plbé^ ttél«èaés. ' • ' • % • ' . .

^ hè ràp^èM. de cause ^ effet , pût dès niMîÈcai^ ik^B^ ëUbËèssiVès qu^il t^èig^it du, miïiea di^ le<fîd il ^è tÉ^^ifeke ^ engendre Ih^ sehtfmèu$ des relations y qu^on dësighé sons^les .noms de coiàpar»^ son et jugement-â priori et à po§tériori, sjntlièse ^ d^lj^âe, gpéliëf alités et partia^ritéé ^ etc.^ ddnt àëb^'fiôiié oéQti^â'ons bientôt lorsque, nous traite^ xOtiè %ès Ittétikydes .

3o8 : INTRÔDUCTIOK.

, ' Lorsqu'oH ^examine isolëqient les deux ^ëmens^ 4e cette propriété de logique générale , oh trouve d'une part Féléiuent actif, ou la spoqtaaâté, de l'autre, rélément passif, ou rinstrumeûtàlité* n^r^* veuse. L'activité isolée de cHacun d'eux est I'opigine dès principes ifttellectuel& secondaires. "

Le fait de l'activité pUre èiigendre 1er principe et le sentiment de l'uaité absolue, j[|u'on^pelle aussi, l'être, le fini, lejpoinl, etc^ : wpus fer^s re-. «^ marquer que le sentiment* de. cê.tte uilité^ést tout., spirituel ; c'est celui d'une existence sans étendue^ dcpouryuç de toutes qualités matérielles , et représentant exactcm'pHt ce qu?on çntend en mathéinatk|ue par unité, et p^f point. - ' , • . Le fait de l'activité engendre encoreila manifestation d'un autre principe, c'est celui de l'infini j c'jest-à-dire le sentiment qui*règ*'&ente Façtivite . absolue ou saqsliraites . Ces deux absolues, celle d'n- *nité et celle- d'infini, ne sont que k manifestatioo^ des propriétés dé l'être spirituel lui-inénae.

Le &it de |a spontanéité agissant dans l'espace de rinstrumentalifeé aiërvense, engendre \e prih-r cipe. desYelations qui s'établîsâeait par ^ceessjon^ telles' que celles He durée, d'espace, de comparai-

son, ete» . , .. .

La propriété que fious avons désignée soàs le noin.de principe de causalité, semanifeste surtout d'une manière évidente dans la création dûlan-

PHYSiOLOGlE SOCIALE. SfO^

gage. Cèlûi*cîyen effet, *dans Torigine^ n'expVime que des relatiôos d'une acCiritë gënëratrîcef à âe» actîyitës succiessivemetit pliis înferiéures , £t agis- • sant les uné^sur If/as autres jusqu'à un terme der-' nier qui est l'inertie absolue. /.

Les principes de l'unité, et de la succetorori, se ^aànlfestent surtout dans l'înv^jntioo des mëtîiématiques,* dont les axîômfes générateurs ne sont autre chose que leur réproduction aussi rîgoiireiisô que'possîble. ■; ' ^ , * *.

Apres avoir étudié les principes qui. doniihent l'acti!yité scientifique^ il faut examiner fcette activité en elle-même', pour-rec|ièrclier le/ procédés suivant lesquelles elle opère ; c'est-à-(lirè pour àé^: fe);mmer se^ méthodes. CeUes-ci ne sont autre. ' chose qu^ les modalités générales du motiveûïent* de l'appareil logique lui-ijténie.* * • . •

Nods a^ons vu qu'Hun phénoîaène logique entier présente trois péricJdes., celle de désir , celle de vv^ tiorinalisme, celle de* motricité. '

Ces- trois mouveméns composent atis3i Facte scientifique complet ; seulement elles ont un caractère spécial, en raîvSôn'deleurLtft. ♦

L hypothèsequi préside à tout travail de science, . n'est a^itre qu'un .desir^ elle peut, en effet , toujours être représentée par ces mots : je voudrais

^fm cdafût. Le j|iA<)fU;Yew^nt de raitionq^iisipe pi»: ^sn^èdQ^tuaeori^YTede T;éfiexiow,. eu d'autre terœes , il <ion$istè tou^ ^^^ d^M^ utoe opératiQi^d? déductton , d'o^ FéssQitl^ comparaison de Tli^Qr . thèse avec les faits . et ^9^ déification dcicewH^,

oTeçthàrdijr^r l'^<ïa¥iâ)s^in^ilt. des i^dlatiop^ <{ui'elle satîitfûtt, des d^ils et desr acte» ^^èDfi, çoQtî^Dt

efc-^'^tteengwdre. Uana h dorë^ de ceQ;e éisi^ iatiMii^ k pi?incipef def causalîjié i9t^viept; i]len est l'absolue. Ces deux premières opën^tiops acmt ce gu'on comprend ,' parmi l^s sâyans, sous le nom dé théorie. . . \

finfiîi , la troisième période qui forme la condwipn l|QgPi<|Me ^ est is^ vénficaîtioA , $oiir*par eipèrif^W^ y $oit par o^ertatiovï , soit, par pratique. ^ S feUll:çmarqaer, en qç lieu^ qu^ Vaitteutijosi, phé^pmèoe considéré p^ Paixcienne idéolog,!^ commeiwie fiiicult^ primitive , n'^a* qp^'un^çésultsl •«k'VeiiiMe^ce de la théorie êlle-tijêipe., uj^ coi^^ qnence de l'hypothèse. En effet ^ il n'j a att^^on . d»9z l'hommi^^ queparisuit^ d'undesi^, ou eii yûe d^m Woii;i de véri^atiop ; ç'çst poiur c0la qq?elli& n'est dirigée toujours que dan3 ua sens. d^teCTW?^^ «Vq^'^ll^ yoit seulement d^ A3 les^ lii»iiçs de. Vbyp<»feèse qùiJU meu*. , •

Le mouvemenjtqpeuouiv^iOiis de décrire,, ço»sUtuç la wétJpMod^ géjjiérafe Uup^ai^*; il est y^, et ses période sont tellement inécessa^re^ les unes SMI^ a^es^telLsmenjt liées^ qu'on ne co^lpI4êndpa5

PHTSIOtOGIX SOCIALE. 3ll

como^it i\ serml possible d^obtenir ua résulUt quelconque, dans le cas où l'on en rejetorait une seule. Cepehdaiit Técole admet comme cQDstitnant deS( méthodes essentielles, divers procédés , telles <iue ceux à priori, ceu^ à poÉteriori^ la synthèse, riturmljsey êtc» Ceg noms n'indi<|uent*qQe des tempd, d^ nlôdes seof^ndaires. d^ la m/éthode «gë* ikéralé que nous ayons* exposée; pour s'en assurer il scffît de les iléfihir. Pair à priori j on entend le mode où Fonpati d'en haut , c'est-à-dh^ ,de Phypothèse, pour deaceadrc^auxcpnclusions dernières. Par à posteriori^, on à&i^ne Topération contraire, celle où ron .procède par en bas, c'est-à-dire,- où Ton içduil deTobserif^tiofi, ou de rexpérience , une, généralité. Par synthèse on entend l'acte par lequel on généi^^ste, c'est-à-dire, on groupe des fait|s sQus. une hjpoth^e. Par analyse, on indique l'acte opposé, celui de particulâ(rîsei'.

Ces divers modes de travail , envisagés isolémeiit ,, sont évidemment incomplets ;■ car ilg se suppoaQpt et se commandent inévitablement les uns les qiutres. On ne peut, on lie doit donc appeler .vériteblfmeiit jnéihode, qt^ Fopéralion d'iiitégràtité dont ils sont une dçconiposition.

Il est facile .d'expliquer, comment on* est amvé à croire, à certaines époque», que quelqu'un, de c^ mpdes constituait à lui ^éul la méthode scien* tifique httpoaine tout entière , et comment on rejetaîl tous ceux qm n^étaient pas celui adoplé, eom-

3 1 2 INTJlODUtmO!!.

me des. Causes d'erreur : d'aljord, on, ignorait que la logique fût une loi invariable de rintelligence humaine; ou croyait que c'était un. art. M aiç , en outre , on ëtait sous* l'influence des préjugés d^j* temps, ou l'on travaillait.. En effet ^ ainsi que nous l'avons dit, l'humanité a aussi un mouvement logique'; mais les dupées qui,' chez Findividu, ne sont que de quelques minutes, occupent dans l'htsmànité, quelques siècles; en sorte que chaque pé^ riode domine un long espace. Ôr, les travailleurs* qui vécurent dans l'i?n de ces âges rationnels, admirent comme un fait d'une vérité absolue les habitudes au miheu 'de£fquelles ils vivaient : ilscrurent que le mode qu'ils employaient était le seul bon , le seul utile. C'est ainsi quede notre temps, les sa* vans inférieurs ne préconisent qpcore que l'analyse ou la méthode qu'ils nomn^ent expérimentale. Ce* pendant la pl^ simple réflexion aurait dû leur faire voir, que, par la voie qu'ils suivent, ils peuvent parvenir seuleiiient à généraliser un fait inférieur, c'est-à-dire à élever un effet dernier au rang d'nn'e cause universelle. • •

Nou» insistons particulièrement . sur las caractères de la vraie ihéthodç hunaaine j parce que nous at-taquons en même temps un préjugé généralement admis aujourd!liui par les savans I daiis leur opinion , le mode* de procéder par hypothèse n'est point rationnel; suivant nous, auCOntraife, il est la condition première du raisonnement '^

VBlSU>Ï^OGÎE SOCtALE. 3icl

avant Jui^ ce der^ûer u'existe pas. Nous'dëfions, hardiment même, de trouver, dans la longue vie de Fespèee humaine , un seul acte qui înfîrriie ce que nous soutenons ici.* • ^

Aujourd'hui, par exemple , je demanderai aux saVans, comment il se fait que ce nombté immense de spécialités qui, bien qu'elles sortent de la même sôuclie, se sont tellement écartées , tellement embarrassées de détails, qu'elles s'ignorent les une3 les autres, et que l'homme le plus laborieux ne peut espérer au-delà d'en connaître plusieurs; comment toutes ces spécialités qui sont ainsi cultivées isolément,* lorsqu'elles aprivent à se rencontrer, après une longue séparation, sur iln même terï^ain, donnent cependant des résultats identiques? La raison de ce phénomène n'est pas dans la nature des ^spécialités, bar elles marchent le pliis souvent^ Sttr des terrains qui se nient lès uns les autres , et elles débutent m^me ordinairement par là. La raison est dans l'esprit des ^savans eux-niêmes qui tous procèdent ^n vue de prouver une même hypothèse. Maintenant c'est encore la pensée maté-^ rialistequi lès guide. Ainsi, à leur insçu, leshonunes obéissent à la loi qu'ils ne reronhaissent pas;

Les produits de l'activité logique , lorsqu'ils sont purs de toute expression, artiste, et de tout carac-

3i4 uiTHQiwcnotf.

tère s^Qtimental , purs . encore de toule détemûnation motrice ou pratique, çonstituetit Toimw rationnelle oil sdeat^ue^ Ce -ne sont plus que des faits de langage , et de méiBoire.

Nous ayons à rechercher la part (^'occupent dans Cette production les deux âémtBS que bobs avons exaufftinës dans les deux paragraphes précédens^ savoir: les {nrôpiriét^a Ipgîquea ^k^nêmes , et la méthode. .

L'homme ne peut. aborder IVxamen de^ faits qui Fenvironnent/sana j po|rter, en mémetenps, le rapport de cause à effet* Ainsi sa première opë* ration y à leur occasion y sewdL toujours d'ëtaWr une classification dans ce sens ;, et son intjdligenée tendra constamment à obtenir une co-ordination universelle de ce genre.

Lel)ut scientifique pur doit doUc être d^ni } k connaissance des relations de cau^s à effe^ <pii gouvernent toutes choses;. en d'autres. \ermes, la tendance constante dans les sciences , a été, et sera de posséder la /o^' 4e gé^reUidn desphmomènes. Kmsiy le principe de causalité engendré une constante idéale.à laquelle Thumanité^st sonmise, et qu'elle satinait de diverses manières, en raison de sa position dans la ligne des termes pi:ogressifs qu'elle doit parcourir.

Dans cette formule , loi de génération des phénomènes ^ inAerviennent deux principes secoBdaires de l'ialelligence , celui die l'unité y et cdm de

PHTSi^i4>^l9 SÔGULE. 3l5

k siiQc^ftioa. Eft'eflGe*, tt est inppo^siMe <pc rboQuiiQ ^ Uvre h Fëtude d^s Êiits aais^ y poarter ces dmm idem •^«eiaslatttes, Partoat donc, * il cherej^^^ et U noQ^ine Vùnité;. partout il établit la sm> ç^sio^n Aiasi, à 8es j^o^x, inévitablement^ dnah ^pie oaii^, chaqoie eS^ constitueront dés «nâtés^ cbd<|iie cause^ chaque effet seront rangés dç ma^ ftière k s'engendrer par suçc^sioa ci'unités*

De là y encQie, deux tendances -âcientiâquea 4îQnata^â^ sai\tiir : .^erst la détermination de tou* im lea unib^ , et vera celle de Fwdre de té^ùl^es les iucœissions.

Mais il résiiltode raciaeli condunéé de ces< principes f âlécjûa sur le inonde, deux * conséquences Unmédiates,' et ^méxêSj qui méritent k plufl gf ave atteiitioB. Ces r^uhats constituent en effet UAfaiè privordial f t inyariablede l'esprk humain. Iiics principes d'unité , et de i»i«ecession combi* Q[^ ayec edui de rdatios de cause.à eSkt y -engendrent ridée de duaBté^ ou, en d'autres terïnes, engendretit ridée d'unité de cauâe, et d'unité 4'effet.. Il est £uâle de comprendre par quel mode rationnel cette conclusion devient nécessaire, et apparaît àè& le débu^tf de l'actiiz^ logique; car* la ^UOCesaion, des causes i,^ et des effets,,* est enfermée d'4ine naianière oUigatoîre entre d^x termes^ finis , 9liYQir : le* principe d'activité; et le prioM^pe de passivité. Il .est impossible que ces deux termes

3l6. . lOTRÔDUCTH».

ne soient 'pas posés prîmordii^ement. Ce sont eux ^juePon appelle aujourd'hui, Dieu, et niatière.

Nous ne pouvons nous empêcher, de remarquer, à cette occasion, combien il est ridicule que, dans une époque comme la notre, où l'oii admet les. senisations pour uniques élémens de vérité , on s'obstine à rejeter , comme un* préjugé , Fexistence-deDicu, lorsque ce fait est cependant la sensation du sehs logique , àe ce sens qui est nonseulement lé plus général de tou^ ceux qiie* nous possédons, mais encore le plus sûr, puisque -sans lui tous les autres seraient comme s'ils, n'étaient pas. ^u reste, aujourd'hui, il semble -qu'on se soit dominé le mot pour contredire la raison*: pendant que les uns nient Dieu , d'autres .nient la matière , comme si ces deux termes n^étaient pas . rationnellement correlatiJFs , et pquvaient exister isolément. En vérité, gui vous dofme le droit de dé- . cider quelque chose ^ si ce n'est vôtre aptitude rationnelle? ^lors sojez donc fidèle3 à ses lois ! •

De l'intelligence djela dualité, il résulte donc la division dû domaine scientifique en. deux terrains unitaires^ celui de l'activité et des causes, et, celui delà passivité et id^s effets!. Et cette division, il faut 1er anàrquer, n'est en Walité que l'expression dç deux faits ^éné|*aux, et sensuek: l'un piu^~ ment logique , l'autre percevable par le contact dw monde externe, et interne. •

PHYSIOLOGIE SOCIALE. 3l7

Cest par Femplpi de la méthode, que Fesprit tente de combler Ja lacune immense qui existe entre ces deux unités , qui posent, Fune un principe actif, Fautreun principe de passivité et d'inertie. Lorsque Fon part dés causés, pour ckerchér Fordre successif à Faide duquel Feffét dernier est produit, . oûr procède à ptiori , ou par synthèse j lorsqu'au coritrMÎre on part des derniers eflFets, pour remonter . slM^l causas, oïl procède à posteriori, ou par analyse, ou par expérience ,-ou par observation; En réalité, dans ce dernier mode, on ne fait que vérifier ce que Fon avait trouve par la voie précédente; car oifi né peut chercher le système des causes que par hypothèse, et l'on n€î peut vérifier Fhypc/tlièse que parFexpérieiice.: • *

L'emploi de la méthode conclut à la production d'une dualité de faits .dont l'une correspond particulièrement au mode p^ hypothèse ,. et se* rjifi» portçâu terrain des cause*, et Fautre répond direct tementau mode par expéiûènce et par observation^ et* tient ail terrain des effets. On^» appelle la, première théorie , et la sèopnde pratique. En effet y le but général de la théorie, c'est dé r trouver la loi de génération des phénomènes; et le* point de vue général pratique des sciences est de prévoir. Ces dqux points de vue* se rapportent tellen^eôj dans leur fin ^ qu'ils n^ peuvent être satisfait» 'que sih multanément; et ils représentent rigoureusea^ient, comme produits, les deux principaux modes d'in-r

vestigôliôti logiqtwe, Wiyïxythè^ et Feilplfhaiée; c^ty ih se S^*T€ïrt j Viih t'iauhiB^ ^ Ôioyeti de. ire-* ; rîficatîôn. • . *

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