‹ Introduction à la science de l'histoire, ou, Science du développement de l'humanitéChapitre 31 sur 35 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

G£N£S£ HUMANITAIRE OU A^DROGÊNIE.

Nous nous proposons de tfaCér ici le tableau intégral du développement de Phumanité. C'est la seconde partie du drame gënësiaque qu'il nous est pet*tms devoir* Nous achèverons, ainsi, ce que nous avons commence dans le chapitre prëcedent. Au point de vue social, en eflfet, il y a encyclopé- , die là, seulement, où les hommfs trouvent, en même teiqps , Thistôirê de la création du milieu où ils vivent , et l'histoire de leuirs ancêtres. Dans tous les temps , les doctrines sociales ont dëbutë par une genèse du monde , et une génëatogié des hommeB; parla première, eUes difinissaient la fonction à r^nplir vis-à-vis de Dieu , c'està dire la loi , et , par la seconde , les devoirs de reconnaissance, et de dëvoument, qui liaient Phumanitë à son auteur , c'est-à-dire le culte ; par la premièfe, elfes donnaient l'idée générale ; scientifique , et ,

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par la seconde , Fidëe générale d^actiTitë nationale ; en un mot, elles comprenaient ainsi tontes les variëtës de désirs , dé raisonnemens , et d^actions qui sont la vie des peuples; car elles ne peuvent exister qu'à l'occasion de l'un de^ deu:!^ miU^ixx suivaiis, soit le monde des bruts, soit le monde des hommes/'

Nous n'avons, certainement, pas la prétention, dans ce livre, de fonder une nouvelle société; nous ne croyons pas travailler à autre chose, qu'à une œuvre de préparation ; mais il faut que celleei réponde à la majesté de ce qu'elle précède. D'aiUeurâ, avec la 3cience de l'histoire, il est posdïAe de construire une encyclopédie , une philosophie universelle, presque pareilles en majesté, et^ en puissapce , aux doctrines que les hommes n'ont pu, jusqu'à ce jour, atteindre que par révélation : et nous Voulons faire tout ce^é nous pouvous. 1. .

Nous verrons , alors que la genèse dçs hommes est comme celle du monde. L'humanité, comme le globe, a eu des jours séparés par d'effroyables cataclysmes ; chacun d'eux fut consacré au déve^ loppement d'un principe spirituel, comme ailleurs, il fut employé au développ^nent d'un germe matériel; et le mouvement du développemeiji^enfermé dans ces diverses époques, fut logique^ c'est-à-dire soumis à une sorte de nécessité qui nous rappeUera le fatalisme de lois bizutes, et organiques, que nous

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avons trouvé prëcëdemment. Ainsi ^ nous verrons les espèces sociales se suivre sinvant une prqgresssion spirituelle , comme jious avons vu se succëdei" les espèces animales ; chacune préparant le terrain à celle qui doit venir après elle. Tout âge, en effet , se termine lorsque la matière sociale est prête à recevoir un germe nouveau : à ce moment, les uns disent que le monde va finir, et les autres attendent, et annoncent , un messie. Mais, la venue de ce germe social nouveau , est , comme les formations géologiques, intégrale^ imprévue dans ses formes et dans sa marche, brusque, rapide, inouie , complètement indépendante et de celle qui la précède j et de celle qui la suit : un abîme infranchissable Içs sépare. Elle ne pourrait leur être unie que par ^des liens rationnels , et il nj en a pas. Aussi nos pères ont bien dit, lorsqu'ils ont appelé révélation, Tacte à priori qui commence un âge logique; ils ont bien fait, lorsqu'ils i>nt adoré chaque révélation à titre d'oeuvre divine. Qui oserait en effet, sans ignorance, soutenir le contraire ?

Nous suivrons, dans ce chapitre, la méthode que nous avons employée dans le préc&Jent : nous le diviserons en deux sections; dans la première, nous rendrons compte des problèmes historiques, dont nous esquisserons les solutions dans la seconde.

Cette dernière partie de notre travail devra être

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consîd^ëe comme le plan hypothétique du développement de Pespèce humaine. Sans doute, le lecteur trouvera dans notre exposition, des espaces historiques très étendus , dont l'existence est pai*fiûtement connue, et complètement démontrée; ce n'est qu'en nous basant sur eeux'-ci que, nous mêmes, agissant en purs savans, nous avons pu po6W nos spéculations. Mai3, si plusieurs parties de iu>tre travail sont déjà certaines , le lecteur rencontrera aussi d'autres durées, dont l'histoire devra lui paraitre purement hypothétique , et dont il: devra appeler la vérification. Notre ami BouUand leur fournira , dans un deuxième volume qui ne tardera pas à paraîtra ^ ces preuves jùstènietit demandées , en exposant Fhistoire des diverses civi* Bsations qui ont occupé le globe ; histoire qui sera scrupuleusement écrite d'après les livres^ et les Utiditions même, qu^dles nous. ont laissés.

Nous devons répondre , ici, à une question qui nous s^a certainement adressée : pourquoi , nous dtra*t-on, pourquoi n'avoir pas présenté, de suite, cette histoire exacte, et venir offrir un eîtposé que vous déclarez hypothétique? Nous avons eu, pour faire ainsi , jdusieurs raisons .

D'abord, nous avons voulu continuer notre introduction conmienous l'avions commencée, c'està-dire faire encore passeï* le lecteur par la route que nous même avions parcourue. Nous croyons que ce mode est le meilleur dans le but que nous

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