G£N£SE
ÛOU8 i^roposotis , dans celui de Pmitier complètement à la connaissance de nos idëes , et de lui donner tout, ou presque tout ce que nous possédons aous m^e 9 et de problèmes, et de isolutions. En effet 9 conduit par une autre voie, il n'aurait apfxris que nos résultats , et non les moyens de ces résultats.
Ensuite/ en suivant cette marche, nous pouvons présenter le complu de ITiypothèse , et poser, même sur le passé, des probabilités dont nous ne possédons encore, tiulle part, les moyens de vérification ; nous pouvons enfin montrer no* tre œuvre à priori. La vérification, au contraire, ne pourrait faire autre chose que raconter les faits; or', tout ce qui ne serait pas déjà fait acquis , resterait inconnu à nos auditeurs ; en sorte que Tavant^ge d'un travail à priori , qui est de provoquer dé nouveaux systèiâes de recherche , serait perdu pour tout autre que nous. Comme un propriétaire avare, nons conserverioYisp'our nous seuls, la source des inventions î telle n'est point notre devoir ni notre "volonté. Eu définitive , il serait irrationnel de livrer un travail de vérification , avant d'avoir produit l'œuvre à priori, qui lui a donné existence.
Enfin , l'hypothèse a une pureté , une intégra- Uté qui mérite d'être conservée.
L'hypothèse, en effet, non seulement appelle l'attention sur des réalités qui sont restées inaper-
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çues, et crée ainsi de nouvelles brandies de savoir, mais encore elle seule contient l'unité, et la maintient présente, et toujours souveraine, au milieu du détail des vérifications. Il pourrait arriver qu'une vérification fût erronnée, et, ici, nous n'exceptons pas même les nôtres : or , comment parviendriez-vous à reconnaître la faute , si vous n'aviez pas sous les yeux, Tunité eUe-méme. Ne devons-nous pas les plus belles découvertes des temps modernes à la présence de l'hypothèse qui commence la Bible , à cette genèse de Moïse refaite par Saint- Jérôme , qui, depuis dix-huit siècles, reste debout vis-à-vis des croyans et des incrédules, comme pour provoquer les premiers à la démonstration , les seconds à la négation , et les pousser tous, par suite, aux belles vérifications dont la science s'est enrichie.
Ainsi , il est conséquent, il est juste , il est utile de continuer notre livre sur la genèse, ainsi que nous Tavons conunencé. Cest ici, nous l'espérons, le début d'une longue suite de travaux ; notis ne devons pas tenir compte de quelques pages de plus.