‹ Introduction à la science de l'histoire, ou, Science du développement de l'humanitéChapitre 5 sur 35 · CHAPITRE n · texte numérisé non relu

CHAPITRE n

sGÎeiioe <ie f histoire est assise sur deux idées; ceUe de progrès et celle de l'analogie des facnltës de l'humanité avec ceUes de l'homme indiridnel. Nous devons la première à Bacon, et la seconde à Condorcei.

La pensée progrès suppose admises deux con^ estions, qui n'ont point- été trouvées simultanément. L'une, c'est la continuité spiritudle de l'espèce , en vertu de laquelle les dbairs peuvent changer , les individus être remplacés par d'autres, sans que jamais l'œuvre collective des hommes soit interrompue ; on appelle humanité cette union des générations de tous les temps, daus une même activité , comme on donne le nom de nation à une population agissant dans un même but pendant plusieurs sièdes. L'autre conception, c'est celle de progressivité elle-même , c'est-à-dire d'une activité constante produisant sans cesse des faits

5a INTRODUCTIOn

nouveaux et des faits plus grands , de telle sorte que le dernier suppose ou embrasse toujours tous ceux qui ont été engendrés avant lui. La première de ces vérités ne pouvait être trouvée que du point de vue d'une doctrine semblable à celle qui régnait dans le moyen âge; elle a été «démontrée avant celle du progrès dont nous venons de fixer la date.

Le progrès doit être examiné sous deux points de vue , celui de Thumanité et celui du globe terrestre. Ce sont les deux aspects de notre fonction ; Pun relatif à nous, conclut à l'amélioration de notre condition; l'autre se lie aux transformations qu^a subies et que doit subir encore notre système planétaire.

L'examen du fait de la progressivité ne peut donner que le résultat de l'activité humaine. Mais l'étude comparée des facultés individuelles et des facultés humanitaires , donne la loi de l'activité eUe-méme. Cette dernière étude est l'objet de la phyisiolpgîe sociale.

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