‹ Introduction à la science de l'histoire, ou, Science du développement de l'humanitéChapitre 6 sur 35 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

Le sentimeirt progressif , le désir et l'espérance dPun avenir meilleur est toujours vivant et actif dans le cœur de l'humanité ; c'est son ëtat normal. Toutes les fois où , comme à notre ëpoque , ses anciennes croyances meurent, où ses habitudes et ses attachëmens héréditaires se brisent, ce sentiment s'empare d'elle plus vivement que jamîais , la détache du présent ,. et l'occupe de ses- ënfans ; jamais d'ailleurs l'humanité ne se *sent stationnaire, car jamais dAe ne cesse de faire effort, et' la. résistance qu'elle éprouve suffit à lui révéler la constance de son mouvement progressif! Cette sensation d'avancement continu, toute obscure qu'elle ait été jusqu'à ce jour , est marquée danj$ toutes les doctrines religieuses par les satisfactions qu'dile demande et qu'elle reçoit, et, en outre, dans une multitude d'efforts que l'histoire rapporte. Ain^, Rome avait reçu la promesse de l'empire

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du monde, et ne cessa d'agir dans le but de cette gloire. Ainsi, l'église chrétienne devait être universelle, et combattit dans l'espérance de ce bienfait. Mais de ce sentiment tantôt vague, tantôt contenu dans une enceinte limitée , à l'idée de progrès telle que nous la possédons aujourd'hui , il y a une distance immense ; il y a toute celle qui existe entre une sensation obscure et un raisonnement positif, entre une personnalité d'existence sociale et l'ensemble des possibilités terrestres*

«Tout ce qui appartient à ce monde, disaitOcellus deLucanie(i), est mobile et changeant. Les sociétés naissent , croissent , et meurent cQwme des homn^s, pour être remplacées par d'autres géoérationsdesociétés, cotnme nous serons^ nousautr^S, remplacés par d'autre$ générations d'hommes. »

La philosophie grecque, n'alla pas &u*ddât de cette conception. Elle s'a^^liqua à déerire par quels degrés lliomme s'élève de la vie errante et sautagedea forêts^ à Uétat social^ etàcher<^r la cause des diasolutions des cités ; mais ri^n de plttd^ Ld plus grai»d nombre de ' nos pUlosûphes ne s'est pa^ ^vé am-delà.

. Avant de concevoir Fidée dcpfogf es ^ il £aut ^ ^n i^et , pouvoir admettre que l'humanité est, dans la succession non interromptie des générations d'hommes, de muions et de systèhiesqui

(t) OoelIvM Ln<^iiu», élèré ât Pythagorer, nipi %« i»WWr,

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