BUT DE G£ LIVRE
Les constantes sociales sont, comme nousTavons dit» la base des progressions, et, par suite, elles forment, après la théorie et les lois du progrès, le plus important sujet de méditation dans un ouvrage tel que celui-ci. Dans le livre précédent, nous n'en avons parlé que d'une manière abstraite ; mais nous nous étions réservé de traiter, au moins en partie , la question d'une manière concrète. C'est à ce travail que nous consacrerons les chapitres suivans. Nous n'examinerons point, néanmoins, toutes les constantes; nous ne nous occuperons pas même
d'en faire rénuméralion générale. Ce serait une entreprise qui prendrait beaucoup plus que l'espace dont nous pouvons disposer. Nous nous bornerons à en étudier quelques-unes ; mais nous choisirons celles que Ton peut considérer, soit comme étant les principales, soitcomme étant les plus communes; et ce que nous en dirons, donnera une idée du point de vue auquel il faut se placer pour étudier toutes les autres.
La constante sociale qu'il est le plus nécessaire de connaître tout de suite dans la réalité concrète ou substantielle , c'est celle que nous avons rangée précédemment au premier rang : c'est celle qui engendre toutes les autres ; c'est le but d'activité commun. Elle sera le sujet du chapitre suivant.
Il existe, en outre, trois formes générales et communes de l'activité humaine dans les diverses constantes. Ces formes sont celles que l'on désigne vulgairement sous les noms d'art, de science, etc. Toute institution, en effet, toute idée, toute doctrine, ayant une destinée sociale, doit se faire aimer, et c'est à l'art qu'est réservée cette mission; elle doit se démontrer ou se développer, et c'est le travail de la science ; enfin, elle doit conclure à une pratique, et c'est l'affaire de la mise en œuvre. Ces trois attributs secondaires de toute chose sociale active, seront, chacun, l'objet d'un chapitre spécial .