CHAPITRE III
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LA SaBNCE DE l'hISTOIBB BBP08E SUB DEUX IDÉES; CELLE D*HUMANITÊ ET CELLE DE PBOGBèS.
La science de Thistoire est assise sur deux idées principales, celle de progrès et celle à* humanité. Ces deux idées étaient inconnues aux anciens ; les mots existaient, mais ils n'avaient pas le sens que nous y attachons aujourd'hui. Us appartiennent tous deux à la langue de la civilisation moderne. L'idée de progrès est indiquée dans les enseignemens primitifs du christianisme , dans certains passages des évangiles, des actes des apôtres, des épîtres de saint Paul, et de Fépître de saint Pierre ; \am elle n'est point formulée; elle n'a point en-
core de nom. Plus tard le mot même apparaît; mais ridée quil semblerait devoir préciser/ devient plus obscure qu'elle ne Test dans les simples formes logiques, ou dans les affirmations, qui l'indiquent dans le Nouveau-Testament. Ce n'est que dans le siècle dernier, qu'elle a acquis une certaine précision, et qu'elle a été invoquée, ainsi que nous le verrons pluâ bas , comme moyen d'apprécier et de classer les faits historiques. Quant à l'idée d'humanité telle qu'elle est comprise dans cet ouvrage, elle est plus moderne encore.
Ces deux idées sont nécessaires Tune à l'autre; si Ton fait abstraction de l'une des deux , l'autre est sans valeur et sans portée réelle. Cependant, nous allons les étudier séparément dans les chapitres suivans ; mais cette séparation ne sera que passagère , nous la faisons uniquement dans le but de rendre notre examen plus facile.